L'ambassadeur de la République de Cuba à Conakry, Alexis Peña Orozco, a hissé le drapeau cubain
Le drapeau tricolore, orné de son étoile unique et historique, flotte à nouveau au ministère guinéen des Affaires étrangères.
De retour d'une terre lointaine,
l'âme mélancolique et sombre,
je cherchais anxieusement mon drapeau,
et j'en vis un autre, en plus du mien !
Où est mon drapeau cubain ?
Le plus beau drapeau qui soit !
Je l'ai aperçu du bateau ce matin,
et je n'ai jamais rien vu de plus triste…
Avec la foi des âmes austères,
j'affirme aujourd'hui avec une énergie profonde,
que deux drapeaux ne doivent pas flotter
là où un seul suffit : le mien !
Dans les champs devenus charniers,
elle a vu les braves combattre ensemble,
et elle a été le linceul honorable
des pauvres guerriers tombés au combat.
Avec fierté, elle a brillé dans la bataille,
sans vantardise enfantine ni romantique ;
le Cubain qui ne croit pas en elle
devrait être fouetté pour lâcheté !
Au fond des prisons obscures,
elle n'a pas entendu la moindre plainte,
et ses empreintes dans d'autres régions
sont des phares dans la neige.
Ne le vois-tu pas ?
Mon drapeau est celui
qui n'a jamais été mercenaire,
et sur lequel brille une étoile,
d'autant plus éclatante qu'elle est solitaire.
De l'exil de mon âme, je l'ai ramené
parmi tant de souvenirs épars,
et j'ai su lui rendre hommage
en le faisant flotter dans mes vers.
Bien qu'il flotte langoureusement et tristement,
mon ambition est que le Soleil, de sa lumière,
l'illumine seul, lui seul !
sur la plaine, sur la mer et au sommet.
Si mon drapeau devait un jour être déchiré en lambeaux,
nos morts, levant les bras,
sauront encore le défendre !
