Gand, le 26 janvier.- Je remercie la professeure Petra De Sutter, rectrice de cette prestigieuse université, de nous avoir offert l’opportunité de tenir cette rencontre et d’échanger avec une partie de son corps professoral, ainsi que de la gentillesse d’avoir fait coïncider cet événement avec la présence de représentants du ministère cubain de l’Éducation et d’universités de notre pays.
La science et l’innovation sont des piliers stratégiques de la construction du modèle économique cubain.
Cuba est une nation qui a dû se développer dans un contexte de contraintes externes et internes ; c’est pourquoi nous misons sur la science et l’innovation comme voies pour atteindre notre souveraineté. La réponse à la pandémie de Covid-19 constitue sans doute l’exemple le plus illustratif de ce que nous pouvons accomplir grâce à notre talent scientifique.
Dans cette perspective, notre pays a privilégié le développement du savoir en mettant en place un système d’enseignement et de recherche déployé sur l’ensemble du territoire, dans lequel nos universités — dont plusieurs sont présentes aujourd’hui — jouent un rôle essentiel.
La coopération académique et scientifique constitue, sans aucun doute, l’un des fondements des relations bilatérales entre Cuba et la Belgique ; elle est, en fait, « la perle de la couronne » de nos relations multiformes, qui remontent déjà à 123 ans.
Les résultats obtenus ont non seulement un impact économique et social dans notre pays, mais ont également permis un enrichissement culturel mutuel de nos deux nations.
Nous souhaitons reconnaître tout particulièrement le rôle joué par le VLIR et l’ensemble des universités flamandes. Depuis plus de 25 ans, ils ont accueilli plus de 100 projets de coopération avec des institutions cubaines et ont contribué à l’élévation du niveau scientifique de plus de 500 professionnels cubains.
L’Université de Gand dispose d’une longue expérience de collaboration avec ses homologues cubaines dans des projets relevant de secteurs prioritaires tels que la santé, la biotechnologie et les technologies de l’information et de la communication. Il est de notre intérêt de continuer à approfondir ce partenariat, en l’élargissant à d’autres secteurs et en lui donnant une plus grande portée. Le projet ERASMUS+ récemment lancé en est une expression, témoignant du niveau d’intégration atteint et des capacités développées.
Nous connaissons également l’intérêt de l’Institut Finlay des Vaccins, centre prestigieux de recherche, de développement et de production de vaccins à Cuba, d’associer le Centre de Vaccinologie de l’Université de Gand à un consortium en cours de constitution pour la présentation d’un projet au programme Horizon Europe de l’Union européenne.
Je profite de l’occasion pour vous inviter à la troisième édition de l’événement scientifique et entrepreneurial BioHabana 2026 qui, sous le slogan « La science pour une vie saine », se tiendra à La Havane du 18 au 22 mai. Son vaste programme thématique sera, à n’en pas douter, d’un grand intérêt pour les professeurs et les étudiants de l’Université.
Je tiens également à remercier les milieux académique et scientifique belges pour leurs expressions de soutien et de solidarité envers le peuple cubain face aux menaces croissantes, ainsi que pour leur rôle actif dans la demande adressée au gouvernement belge de ne pas retirer sa mission diplomatique à La Havane — décision annoncée en novembre dernier —, laquelle pourrait, sans aucun doute, affecter les échanges académiques.
Je réitère enfin notre gratitude pour l’ouverture des portes de l’Université de Gand aux universitaires et scientifiques cubains, ainsi que notre volonté de continuer à avancer ensemble dans le développement du savoir.
(EmbaCuba Bélgica)


