Bamako, le 3 décembre 2025.- Dans le cadre de la Journée Internationale Commémorative du Centenaire de Fidel Castro, la Faculté d’Histoire et de Géographie de l’Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako a accueilli ce mardi une table ronde consacrée à la vie et à l’œuvre révolutionnaire du Commandant en Chef.
Organisée par l’Ambassade de Cuba au Mali, en coordination avec l’institution universitaire, l’activité a rendu hommage au leader historique de la Révolution cubaine à l’occasion du neuvième anniversaire de sa disparition physique, le 25 novembre dernier. L’événement a offert aux étudiants et enseignants des filières d’Histoire l’occasion de se rapprocher de la figure de Fidel Castro et d’approfondir leur connaissance de son héritage politique et humaniste, marqué par une relation d’amitié sincère et solidaire avec le peuple malien et les nations africaines.
La cérémonie était présidée par le Conseiller technique du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Mr. Djibril Sow, représentant le ministre ; par le recteur de l’Université, Dr. Mamadou Koumaré ; le doyen de la Faculté d’Histoire et de Géographie, Dr. Hamadoun Traoré ; ainsi que par la Chargée d’Affaires de Cuba au Mali, Mme. Viviana Hernández Fonseca. Dans leurs interventions, ils ont mis en exergue la stature morale de Fidel, l’un des leaders les plus influents du XXe siècle, dont les idées et l’action révolutionnaire ont dépassé les frontières de Cuba pour devenir une référence et une source d’inspiration pour les peuples opprimés dans leur lutte contre l’impérialisme, le colonialisme et le néocolonialisme, l’injustice sociale et les inégalités. Ils ont également souligné l’importance de maintenir vivante sa mémoire pour faire face aux défis actuels de nos nations et de l’humanité.
Les participants ont pu découvrir le documentaire « 100 Ans, Fidel toujours parmi nous : un vibrant hommage au leader historique de la Révolution cubaine au Mali », réalisé par le Malien Sidi Moctar Moussa Ouologuem. Le film retrace des passages essentiels de l’histoire de Cuba et de la trajectoire révolutionnaire dirigée par Fidel : depuis la lutte contre la dictature de Batista jusqu’à plus de cinq décennies de construction d’un projet de développement centré sur l’être humain, marqué par la résistance face à la politique agressive de la principale puissance mondiale, exprimée à travers une invasion militaire avortée, de multiples actes de terrorisme d’État et, surtout, un blocus économique, commercial et financier imposé depuis 1962 et toujours en vigueur.
Le documentaire a permis aux étudiants de constater que la vision internationaliste de Fidel a fait de la solidarité et de la coopération des piliers de la politique extérieure cubaine, en défense des causes justes et de la nécessité d’un ordre économique mondial plus équitable, ainsi que d’actions pour enrayer le changement climatique, véritable menace existentielle pour l’humanité. Il a également mis en lumière l’empreinte de Fidel dans le développement des relations entre Cuba et l’Afrique, en particulier avec le Mali, à travers les témoignages de personnalités maliennes formées sur l’Île.
Dans son intervention, la diplomate cubaine a adressé des mots de reconnaissance à la mémoire de Hama Barry, récemment décédé et l’un des témoins du documentaire, soulignant la trajectoire solidaire du communicateur et fonctionnaire malien. Elle a rappelé que sa contribution au renforcement des relations bilatérales lui avait valu la Médaille de l’Amitié de la République de Cuba.
Mme. Hernández a également souligné que Cuba fut le premier pays d’Amérique latine à établir des relations avec le Mali, en décembre 1960, et que les plus de 400 Maliens diplômés à Cuba constituent une preuve tangible des résultats positifs de la coopération bilatérale, développée aussi dans les domaines de la santé, de la culture et du sport. Elle a souligné que les deux peuples partagent un esprit de résistance, de résilience et de patriotisme à toute épreuve et qu'ils resteront toujours debout face à tous les défis. Elle a remercié le soutien constant du Mali contre la politique de guerre économique imposée par les États-Unis, illustré par son vote en faveur de la résolution exigeant la levée du blocus à l’ONU depuis 1992. Elle a rappelé que cette politique, ancrée dans la logique de la Guerre froide, a infligé un dommage humanitaire considérable au peuple cubain, sans jamais parvenir — ni parvenir un jour — à le mettre à genoux.
Le panel de discussion a réuni Mohamed Touré, inspecteur des Affaires sociales au Ministère de la Santé, et le Dr. Mohamed Kassoum Djiré, professeur à la Faculté de Médecine, sous la modération du Dr Salif Diop, chef du Département de Gestion de l’Université ; tous trois diplômés à Cuba. Les interventions ont présenté une synthèse biographique de Fidel Castro et une analyse de son influence sur l’histoire contemporaine, ainsi que son rôle dans la construction du modèle de santé cubain. Les panelistes ont insisté sur la nécessité pour les jeunes générations maliennes de s’approprier l’idéal et l’exemple du leader cubain, et de maintenir vivant son héritage politique comme guide pour s’impliquer dans la construction du Mali de demain.
La représentante de l’Ambassade de Cuba a remercié le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ainsi que l’Université pour avoir facilité cette rencontre avec de jeunes Maliens passionnés d’histoire et pour l’opportunité de rendre hommage au leader révolutionnaire. Elle a également fait don à la bibliothèque de la Faculté d’un exemplaire en français du livre « Histoire de Cuba : le défi du joug et de l’étoile. Biographie d’un peuple », de José Cantón Navarro.
Cette table ronde s’inscrit dans la Journée Internationale du Centenaire de Fidel, lancée le 13 août dernier, à l’occasion du 99e anniversaire de sa naissance, et qui se poursuivra jusqu’au 25 novembre 2026, année de son centenaire et du dixième anniversaire de sa disparition physique. À l’échelle mondiale, de nombreux événements d’hommage sont organisés — actes, séminaires, galas culturels — afin de promouvoir l’étude et la recherche sur sa pensée et son héritage politique, social et culturel, pour les maintenir vivants. (EmbaCubaMali)






