Paris, 24 février 2026. — Cuba a participé à la première réunion du Groupe de travail à composition ouverte (GTCO) sur la réforme de la Convention internationale contre le dopage dans le sport, tenue au siège de l'UNESCO, où elle a dénoncé l'impact du renforcement du blocus économique, commercial et financier imposé par le gouvernement des États-Unis et du siège énergétique criminel contre l'île sur sa capacité à participer pleinement à ces espaces multilatéraux.
Au cours de la session, la troisième secrétaire de la Délégation permanente de Cuba auprès de l'UNESCO, Laura Álvarez Delgado, a réaffirmé l'engagement du pays en faveur de la mise en œuvre de la Convention et du renforcement des actions nationales dans la lutte contre le dopage dans le sport. Elle a également souligné l'importance du Groupe de travail en tant qu'espace de dialogue entre les États parties pour progresser vers des consensus et assurer le suivi des décisions adoptées par la Conférence des Parties.
La délégation cubaine a souligné la nécessité que le processus de réforme en cours contribue à une Convention plus efficace, transparente et participative, conformément aux normes et pratiques de l'UNESCO, tout en garantissant une représentation géographique équitable reflétant la diversité des réalités nationales.
Dans ce contexte, Cuba a exprimé son soutien à la proposition visant à établir un Comité intergouvernemental de la Convention, en vue de renforcer sa gouvernance et d'améliorer la mise en œuvre de l'instrument.
Néanmoins, la représentante cubaine a dénoncé les effets néfastes du blocus dans le domaine sportif et de la lutte contre le dopage, soulignant que les mesures coercitives unilatérales, aggravées depuis le 29 janvier par des dispositions restreignant l'accès du pays aux ressources énergétiques, ont un impact direct sur la préparation des athlètes, l'acquisition des fournitures nécessaires aux contrôles antidopage et la participation aux événements internationaux.
L'attention a également été attirée sur les limitations imposées à l'accès de Cuba aux espaces de coopération internationale en raison de ces restrictions, y compris des difficultés concrètes pour participer à des réunions virtuelles. À cet égard, il a été noté que des experts cubains n'ont pas pu intervenir en cette occasion car ils n'avaient pas accès à la plateforme numérique utilisée, en raison des restrictions découlant du blocus.
La délégation cubaine a demandé que cette préoccupation soit dûment reflétée dans le rapport de la réunion et a exhorté le Secrétariat à prendre les mesures nécessaires pour garantir une participation inclusive et équitable de tous les États parties.
La première réunion du Groupe de travail à composition ouverte sur la réforme de la Convention internationale contre le dopage dans le sport a réuni des représentants des États parties afin d'examiner d'éventuelles améliorations au fonctionnement de l'instrument et de renforcer sa mise en œuvre à l'échelle mondiale, dans le cadre de travaux qui se poursuivront jusqu'en 2027.
Vous trouverez ci-dessous le texte intégral de l'intervention :
Excellences,
Cuba se félicite de la convocation du groupe de travail à composition ouverte et réaffirme notre engagement et notre volonté politique de respecter la Convention internationale contre le dopage dans le sport, domaine dans lequel nous continuons à renforcer les actions nationales.
Nous sommes convaincus que ses travaux contribueront au dialogue entre les États parties et à la construction de consensus entre tous les acteurs pertinents. Nous considérons qu'il est utile de disposer d'un espace informel d'échange durant le prochain exercice biennal pour assurer le suivi des décisions adoptées par la Conférence des Parties (CdP).
Nous prenons acte du mandat et du calendrier de travail proposés, auxquels nous n'avons pas d'objections majeures. Nous soulignerions simplement l'importance de la transparence dans les travaux du groupe, compte tenu notamment du fait que tous les experts n'auront pas la possibilité de participer en personne et, dans certains cas, même pas virtuellement.
Nous estimons que le processus de réforme en cours devrait viser une Convention plus efficace, transparente et participative, conformément aux normes et pratiques de l'UNESCO, tout en assurant une représentation géographique équitable qui reflète la diversité de nos réalités nationales.
En ce sens, nous soutenons la proposition de créer un Comité intergouvernemental de la Convention qui contribue à une gouvernance plus efficace, inclusive et transparente et renforce sa mise en œuvre.
Nous dénonçons l'impact négatif systématique du renforcement du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis, encore aggravé depuis le 29 janvier par l'embargo pétrolier découlant du décret exécutif émis par le président des États-Unis, qui sanctionne les pays tiers exportant du carburant vers Cuba. Aucun secteur de la société cubaine n'échappe aux souffrances causées par cette politique cruelle et illégale. Cette situation crée des défis importants pour respecter les calendriers d'entraînement des athlètes, garantir les fournitures pour les contrôles de dopage et assurer la participation des athlètes aux compétitions internationales, entre autres exemples.
Nous réitérons les obstacles auxquels Cuba est confronté pour accéder à certains espaces de coopération en raison du blocus. À cet égard, nous demandons au Secrétariat de garantir que les plateformes numériques utilisées pour les convocations, les questionnaires requis et les réunions virtuelles assurent un accès inclusif à tous les États parties.
Par exemple, nos experts à La Havane n'ont pas pu participer à cette occasion en raison de l'utilisation de la plateforme Zoom, dont l'accès n'est pas autorisé depuis les serveurs cubains en raison du blocus des États-Unis contre mon pays.
Nous demandons respectueusement que cette préoccupation spécifique soit reflétée dans le rapport de la réunion et que le Secrétariat prenne les mesures nécessaires pour garantir la possibilité d'une participation inclusive pour tous les États parties.
