Paris, 9 mars 2026 — L'Ambassadrice et Représentante permanente de Cuba auprès de l'UNESCO, María del Carmen Herrera Caseiro, est intervenue lors de l'événement de haut niveau organisé par l'UNESCO à l'occasion de la Journée internationale des femmes, où elle a dénoncé l'impact du renforcement du blocus économique, commercial et financier imposé par le gouvernement des États-Unis sur le développement du pays, avec des effets particulièrement graves pour les femmes et les filles.
Cette journée de haut niveau s'inscrit dans les efforts déployés par l'UNESCO pour faire de l'égalité des genres une priorité mondiale transversale, abordant des questions clés telles que l'accès au savoir, la pleine participation à la vie scientifique et culturelle, et la garantie des droits dans les environnements tant physiques que numériques.
Dans son intervention, l'Ambassadrice cubaine a souligné que, malgré les progrès accomplis, l'égalité des genres reste un objectif à atteindre au niveau international, ce qui exige une action urgente, soutenue et coordonnée. Elle a également reconnu le rôle de l'UNESCO dans la promotion de politiques inclusives et dans la lutte contre les causes structurelles de l'inégalité.
La représentante de Cuba a mis en avant les progrès du pays dans la promotion des droits des femmes et des filles, fondés sur des politiques publiques globales et un cadre normatif renforcé, y compris la Constitution de 2019, le Programme national pour l'avancement des femmes et le Code des familles.
Elle a également partagé des données reflétant les progrès en matière d'égalité des genres dans le pays, en particulier dans les secteurs relevant de la compétence de l'UNESCO.
L'Ambassadrice Herrera Caseiro a dénoncé le blocus imposé par les États-Unis comme le principal obstacle au développement du pays. Elle a indiqué que cet ensemble de mesures coercitives unilatérales, aggravé par l'étau énergétique imposé à Cuba, affecte l'accès de la population aux ressources et services les plus essentiels, avec un impact particulier sur les femmes et les filles.
L'événement, tenu le 9 mars 2026 au siège de l'UNESCO à Paris, a réuni des représentants des États membres, des hauts responsables de l'Organisation et des acteurs pertinents du système multilatéral, dans le cadre des commémorations officielles de la Journée internationale des femmes sous le thème « Droits. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles ».
L'intervention de Cuba a réaffirmé l'engagement du pays à construire une société toujours plus juste et inclusive, dans laquelle les femmes et les filles continuent de jouer un rôle de premier plan dans des conditions d'égalité.
Voici le texte intégral de l'intervention :
Monsieur le Directeur général,
Excellences, distingués collègues,
Nous vous remercions d'avoir convoqué cet important événement, dont le thème central — « Droits. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles » — nous invite à une réflexion non seulement opportune et nécessaire, mais aussi urgente. Dans un contexte international semé de défis, la réalisation de l'égalité des genres constitue l'un des plus pressants, car malgré quelques progrès, l'inégalité et l'exclusion persistent dans le monde.
Trente ans après l'adoption de la Déclaration et du Programme d'action de Beijing, il est inadmissible que l'égalité des genres reste un objectif à atteindre. Cette réalité confirme la nécessité impérieuse d'unir nos efforts pour honorer ces engagements. C'est une question de justice, qui exige une volonté politique, une coopération et une action concertée de tous.
Dans ce contexte, nous louons le travail de l'UNESCO, qui a fait de l'égalité des genres une priorité mondiale et démontré un engagement sérieux en la matière.
Cuba a progressé de manière soutenue dans la promotion des droits des femmes et des filles, conformément aux principes de justice sociale, d'équité et de dignité humaine qui constituent le fondement de notre projet social.
Cuba a été le premier pays à signer, et le deuxième à ratifier, la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, et fidèle à cet engagement, il n'a cessé d'entreprendre des actions pour sa concrétisation.
Avec l'adoption de la nouvelle Constitution de la République en 2019, un vaste processus de renforcement du cadre normatif et institutionnel a eu lieu, intégrant une perspective de genre profonde, intersectorielle et transversale. Une importance capitale a été accordée à l'adoption et à la mise en œuvre du Programme national pour l'avancement des femmes ; du Code des familles ; et du Code de l'enfance, de l'adolescence et de la jeunesse.
Les femmes cubaines représentent 57,7 % du Parlement national, plus de 63,0 % des diplômés de l'enseignement supérieur et 56 % des chercheurs. Elles constituent près de 50 % des dirigeants, plus de 66 % des techniciens et professionnels du pays, et plus de 80 % des professeurs, enseignants et scientifiques, pour ne citer que quelques exemples.
Des politiques publiques soutenues et l'engagement permanent du gouvernement cubain ont rendu ces progrès possibles, malgré l'impact dévastateur du renforcement du blocus imposé par le gouvernement des États-Unis contre Cuba, qui représente le principal obstacle au développement du pays et affecte très sévèrement le peuple cubain, en particulier les femmes et les filles.
Néanmoins, Cuba ne relâchera pas son effort pour continuer à construire une société toujours plus juste et inclusive, dans laquelle les femmes et les filles continuent d'être des protagonistes sur un pied d'égalité.
Je vous remercie.
