Cuba dénonce à l'UNESCO le siège et la manipulation médiatique des États-Unis

Cuba dénonce à l'UNESCO le siège et la manipulation médiatique des États-Unis

Paris, 3 février 2026. – Dans le cadre de la Réunion d'information convoquée par le Secteur de la communication et de l'information de l'UNESCO pour présenter les résultats du rapport "Tendances mondiales en matière de liberté d'expression et de développement des médias 2022-2025", la Délégation permanente de Cuba auprès de l'Organisation a dénoncé la nouvelle et grave escalade du blocus économique américain contre l'Île, le qualifiant de violation flagrante du droit international et d'acte de harcèlement politique qui sape les conditions d'exercice plein des droits à la communication et à l'information.

La Troisième Secrétaire de la Délégation, Laura Alvarez Delgado, est intervenue pour réfléchir aux défis mondiaux diagnostiqués par le rapport de l'UNESCO – qui alerte sur la grave détérioration de la liberté d'expression et l'augmentation de la désinformation à l'échelle mondiale.

La diplomate cubaine a souligné que, contrairement aux tendances restrictives signalées dans le document, Cuba a fait progresser son cadre juridique avec l'entrée en vigueur récente de la Loi sur la transparence et l'accès à l'information publique, alignée sur sa Constitution. Cette loi, a-t-elle expliqué, établit des garanties claires pour que les citoyens demandent et reçoivent des informations publiques, promouvant la transparence institutionnelle et renforçant les principes d'accessibilité, de non-discrimination et de reddition de comptes, en accord avec l'Objectif de développement durable 16.

Cependant, Alvarez Delgado a souligné que "la liberté d'expression et l'accès à l'information ne peuvent être séparés des conditions économiques et technologiques dans lesquelles opèrent les pays". Sur ce point, elle a dénoncé l'intensification des mesures coercitives unilatérales et du Blocus des États-Unis contre Cuba, en se référant spécifiquement à l'Ordre exécutif annoncé par ce gouvernement le 29 janvier 2026, qui cherche à restreindre davantage l'approvisionnement en carburant de Cuba et à faire pression sur les pays tiers pour étrangler l'économie de l'Île.

Cette action, a-t-elle affirmé, "aggrave les contraintes économiques qui affectent également l'accès aux technologies, la connectivité et la coopération internationale essentiels pour la communication, l'éducation et l'échange scientifique". La diplomate a indiqué que cette escalade se produit "accompagnée d'une campagne de désinformation et de manipulation des faits", faisant directement référence aux accusations infondées et "mensonges diffamatoires" contenus dans le texte de l'ordre exécutif, qui présente faussement Cuba comme une "menace inhabituelle et extraordinaire".

L'intervention a relié cette dénonciation à la Déclaration du ministère des Relations extérieures de Cuba du 1er février, dans laquelle le pays rejette catégoriquement de telles imputations et réaffirme sa politique de "tolérance zéro" face au terrorisme et au blanchiment d'argent. La délégation a souligné que Cuba est un pays de paix, qu'il ne constitue aucune menace pour la sécurité des États-Unis ou d'une autre nation, et qu'il est disposé à une coopération technique sérieuse et respectueuse pour faire face aux menaces transnationales communes.

Face à ce contexte de siège économique et de manipulation narrative, la représentation cubaine a réaffirmé l'engagement de l'Île envers la coopération multilatérale et s'est jointe à l'appel de l'UNESCO à protéger les journalistes, promouvoir l'intégrité de l'information et garantir que toutes les sociétés puissent bénéficier d'un accès inclusif et équitable à la connaissance.

L'intervention de Cuba devant ce forum spécialisé de l'UNESCO a placé la discussion sur la liberté d'expression et le développement médiatique dans le cadre plus large de la souveraineté, du droit au développement et de la lutte contre les mesures coercitives unilatérales, rappelant à la communauté internationale que la pleine réalisation des droits à la communication nécessite un environnement international libre d'agression économique et de campagnes de désinformation.

 

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