La Havane, le 30 janvier 2026. Le gouvernement de la République de Cuba condamne avec la plus grande fermeté l'annonce de nouvelles mesures prises par le gouvernement des États-Unis visant à intensifier le blocus économique, commercial et financier contre le pays, par des actions destinées à empêcher l'approvisionnement en carburant et à sanctionner les États tiers qui entretiennent des relations commerciales légitimes avec Cuba.
Le premier secrétaire du Parti communiste de la République de Cuba et président de la République, Miguel Díaz-Canel Bermúdez, a déclaré que ces décisions sont prises « sous un prétexte mensonger et dépourvu d'arguments », promues par « ceux qui font de la politique et s'enrichissent au détriment de la souffrance de notre peuple ». Le chef de l'État a souligné que l'objectif déclaré est « d'étouffer l'économie cubaine en imposant des droits de douane aux pays qui commercent souverainement du pétrole avec Cuba ».
Díaz Canel a remis en question les affirmations répétées des autorités américaines qui nient l'existence du blocus, en soulignant : « Le secrétaire d'État et ses harlequins ne disaient-ils pas que le blocus n'existait pas ? », ainsi que le discours qui tente de le réduire à un simple « embargo sur le commerce bilatéral ».
Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez Parrilla, a dénoncé sur le réseau social X que cette décision constituait une nouvelle escalade dans la politique hostile de Washington et a averti qu'il s'agissait d'imposer « un blocus total sur les approvisionnements en carburant de notre pays », en recourant pour cela à « une longue liste de mensonges visant à présenter Cuba comme une menace qu'elle n'est pas ».
Le ministre cubain des Affaires étrangères a souligné que « la seule menace pour la paix, la sécurité et la stabilité de la région, et la seule influence malveillante, est celle exercée par le gouvernement américain contre les nations et les peuples de Notre Amérique », auxquels, a-t-il souligné, on tente de soumettre par des pratiques de coercition politique et économique qui visent à « les dépouiller de leurs ressources, mutiler leur souveraineté et les priver de leur indépendance ».
Rodríguez Parrilla a également dénoncé le fait que les États-Unis recourent « au chantage et à la coercition » pour faire pression sur d'autres pays afin qu'ils se rallient à leur politique de blocus, les menaçant d'imposer des « droits de douane arbitraires et abusifs » en cas de refus, ce qui constitue une violation flagrante de « toutes les règles du libre-échange » et du droit international.
Ces mesures s'inscrivent dans le cadre d'une politique menée depuis plus de six décennies, au cours desquelles le peuple cubain a été soumis « au blocus économique le plus long et le plus cruel jamais imposé à une nation entière », et le gouvernement cubain a averti que les nouvelles mesures annoncées visaient délibérément à aggraver les conditions de vie de la population.
Le gouvernement de la République de Cuba dénonce devant la communauté internationale ce nouvel acte d'agression et réitère son appel à rejeter l'application de mesures coercitives unilatérales, contraires aux principes de la Charte des Nations unies, qui portent atteinte à la souveraineté des États et affectent gravement le bien-être des peuples.
(Cubaminrex)
