Busan, le 21 juillet 2026. – Cuba a réaffirmé ce mardi, lors de la 48e session du Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO, son engagement en faveur de la mise en œuvre de la nouvelle Stratégie pour les petits États insulaires en développement (PEID) dans le domaine de la protection du patrimoine mondial culturel et naturel, tout en dénonçant les effets du blocus économique, commercial et financier imposé par le Gouvernement des États-Unis sur les capacités nationales en matière de gestion du patrimoine et de résilience face aux catastrophes.
Au cours du débat consacré à l'adoption de la Stratégie pour les PEID, la délégation cubaine a réaffirmé le soutien de son pays à cet instrument, conçu pour répondre aux vulnérabilités particulières et multidimensionnelles auxquelles sont confrontés les petits États insulaires en développement en raison, notamment, des changements climatiques, des phénomènes hydrométéorologiques extrêmes, de la perte de biodiversité et des difficultés d'accès aux ressources financières et technologiques.
Cuba a souligné que l'élaboration de cette Stratégie est le résultat d'un vaste processus participatif conduit par l'UNESCO, auquel des experts cubains ont activement contribué dans le cadre de consultations virtuelles et de réunions régionales des Caraïbes, en partageant leurs expériences, en identifiant les priorités et en formulant des propositions sur les besoins spécifiques des petits États insulaires en matière de conservation du patrimoine et de réduction des risques de catastrophe.
La délégation a rappelé que l'adoption de cette Stratégie constitue une occasion de renforcer la coopération internationale et de mobiliser davantage de capacités au profit d'un groupe d'États qui représente une priorité pour l'UNESCO, conformément à la Stratégie opérationnelle de l'Organisation pour les petits États insulaires en développement.
Dans son intervention, Cuba a présenté les principales actions nationales entreprises dans le cadre de cette nouvelle Stratégie, notamment les progrès réalisés dans le dossier de proposition d'inscription du Système récifal des Caraïbes cubaines, actuellement examiné par les Organisations consultatives de la Convention, ainsi que le renforcement des capacités nationales en matière de prévention, de préparation et de réponse aux catastrophes dans les biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial et ceux figurant sur la Liste indicative de Cuba.
La délégation a souligné que la protection du patrimoine constitue une priorité de la politique culturelle et environnementale du pays et a rappelé que la gestion de ces biens repose sur la recherche scientifique, la participation des communautés ainsi que sur l'intégration de la gestion des risques de catastrophe et de l'adaptation aux changements climatiques.
Toutefois, Cuba a averti que l'application du blocus économique, commercial et financier imposé par le Gouvernement des États-Unis continue de limiter gravement les capacités nationales à atteindre pleinement ces objectifs. Les restrictions à l'accès aux technologies, aux équipements spécialisés, aux financements internationaux et aux mécanismes de coopération affectent directement les programmes de conservation, de suivi et de recherche scientifique liés au patrimoine culturel et naturel, ainsi que la capacité de réponse et de relèvement face à des événements extrêmes de plus en plus fréquents en raison des changements climatiques.
La Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, adoptée par l'UNESCO en 1972, reconnaît que certains sites possèdent une Valeur universelle exceptionnelle et font partie du patrimoine commun de l'humanité. La 48e session du Comité du patrimoine mondial, qui se tient à Busan (République de Corée) du 19 au 29 juillet 2026, réunit les représentants des 21 États membres du Comité, ainsi que les États parties observateurs à la Convention, dont Cuba, afin d'examiner la mise en œuvre de la Convention, d'évaluer les nouvelles propositions d'inscription sur la Liste du patrimoine mondial et d'analyser l'état de conservation des biens déjà inscrits.
La délégation cubaine est composée de Nilson Acosta, vice-président du Conseil national du patrimoine culturel et point focal de Cuba pour la Convention du patrimoine mondial, ainsi que de Aylem Hernández Ávila, sous-directrice de la Science, de la Technologie et de l'Innovation du Centre national des aires protégées (CNAP) et point focal de Cuba pour le patrimoine naturel.
