Cuba participe à la 10e Convention internationale contre le dopage dans le sport et dénonce les effets du blocus sur le système antidopage

Cuba participe à la 10e Convention internationale contre le dopage dans le sport et dénonce les effets du blocus sur le système antidopage

Paris, le 20 octobre 2025.– Cuba participe à la 10e Convention internationale contre le dopage dans le sport, organisée par l’UNESCO, qui se tient du 20 au 22 octobre à Paris, en France. Cette Convention constitue un espace d’analyse, de débat et de prise de décisions visant à renforcer la Convention internationale contre le dopage dans le sport et la coopération internationale dans ce domaine.

Au cours des sessions de travail, la délégation cubaine a dénoncé les effets négatifs du blocus économique, commercial et financier imposé par le Gouvernement des États-Unis, qui affecte directement la mise en œuvre des programmes antidopage et le respect des engagements internationaux du pays. Ces mesures coercitives unilatérales limitent l’accès aux ressources financières, aux équipements, aux technologies, aux intrants spécialisés et aux mécanismes normaux de coopération, portant ainsi une atteinte injuste aux institutions sportives et aux athlètes.

En particulier, l’impact du blocus sur le Laboratoire antidopage de La Havane a été souligné. À de nombreuses reprises, cette institution s’est trouvée dans l’impossibilité de percevoir les fonds correspondant aux services rendus et d’honorer les paiements dus à des organismes internationaux, y compris l’Agence mondiale antidopage, en raison de l’impossibilité d’effectuer des transferts bancaires directs depuis Cuba. Par ailleurs, le laboratoire ne peut accéder à la majorité des équipements, réactifs et intrants d’origine américaine et doit supporter des surcoûts compris entre 40 et 50 % par rapport aux autres laboratoires accrédités dans le monde, tout en faisant face à des restrictions d’accès aux technologies antidopage les plus avancées.

La délégation cubaine a également présenté des exemples concrets de ces limitations, notamment l’impossibilité d’acquérir des anticorps monoclonaux nécessaires à la détermination de l’hormone érythropoïétine, produits par des entreprises américaines, ainsi que les restrictions entravant les échanges scientifiques, le partage de connaissances et la coopération en matière de personnel avec des spécialistes hautement qualifiés de ce pays, et les difficultés d’obtention de visas pour participer à des colloques et événements scientifiques internationaux.

La délégation cubaine est composée de José Cedeño Tamayo, Directeur général de l’éducation physique et du sport pour tous et représentant de l’INDER auprès de cette organisation ; de la Dre Daisy Yahumara Castro Gutiérrez, Directrice de l’Organisation nationale antidopage ; de María del Carmen Herrera Caseiro, Ambassadrice de Cuba auprès de l’UNESCO ; et de Laura Álvarez Delgado, fonctionnaire de l’Ambassade de Cuba en France.

Les principaux points à l’ordre du jour de la Convention portent sur la gouvernance et la visibilité de la Convention et de son Fonds, la modification de l’Annexe I relative à la liste des substances et méthodes interdites pour 2026, la répartition régionale du financement de l’Agence mondiale antidopage par les gouvernements, ainsi que le rapport sur la mise en œuvre de la deuxième phase de la Stratégie opérationnelle 2020–2025 du Fonds pour l’élimination du dopage dans le sport.

La participation de Cuba à la 10e Convention internationale contre le dopage dans le sport réaffirme l’engagement du pays en faveur de l’éthique, du fair-play et de la coopération multilatérale, ainsi que sa détermination à continuer de défendre un système antidopage juste et inclusif, malgré les effets du blocus.

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