Paris, 24 mars 2026. – Dans le cadre de la consultation du Directeur général de l'UNESCO, le Dr Khaled El-Enany, avec le Groupe des pays d'Amérique latine et des Caraïbes (GRULAC) sur la Feuille de route UNESCO 80, Cuba a réaffirmé son soutien à l'initiative, tout en saluant positivement la transparence et le caractère inclusif du processus d'élaboration de la proposition, visant à renforcer l'Organisation dans un contexte international complexe.
La réunion a également été l'occasion pour la délégation cubaine de dénoncer l'intensification du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis, ainsi que le siège énergétique qui a un impact transversal sur tous les secteurs de la société, y compris l'éducation, la culture, la communication, l'information et la science.
L'Ambassadrice et Représentante permanente de Cuba auprès de l'UNESCO, María del Carmen Herrera Caseiro, a souligné le caractère illégal de ces mesures coercitives unilatérales, qui constituent un châtiment collectif contre le peuple cubain et portent atteinte à la souveraineté nationale et aux conditions de vie de la population.
Dans son intervention, elle a également souligné la résilience, la créativité et la capacité d'adaptation du pays, ainsi que l'engagement ferme de l'État cubain en faveur de la continuité des processus éducatifs, de la transparence de l'information et de la recherche de solutions fondées sur le potentiel scientifique national, même dans le contexte adverse actuel.
Cuba a souligné que le scénario international actuel exige une UNESCO renforcée, capable de répondre efficacement aux menaces pesant sur les valeurs qu'elle promeut, notamment la paix, la coopération et le multilatéralisme. En ce sens, elle a évalué favorablement la Feuille de route UNESCO 80 comme un instrument pour consolider l'avenir de l'Organisation.
La délégation cubaine a également souligné l'importance de prioriser des questions telles que l'égalité des genres et les Petits États insulaires en développement (PEID), ainsi que le renforcement de l'intégration transversale de ces axes au sein de la structure institutionnelle.
De même, elle a souligné la nécessité de renforcer les capacités des bureaux hors Siège, mettant particulièrement en évidence le rôle du Bureau régional de l'UNESCO à La Havane, dont le travail a été essentiel dans la réponse aux récentes catastrophes naturelles et dans l'accompagnement du pays dans le contexte énergétique actuel, comme on a pu le constater après le passage de l'ouragan Melissa dans les Caraïbes et l'appel récent de ce bureau régional aux différents partenaires internationaux pour sauvegarder les acquis du secteur éducatif cubain, face aux effets des mesures coercitives auxquelles le pays est confronté.
