L’Ambassade de la République de Cuba dénonce et rejette, comme étant fallacieuse, la récente tenue d’un débat au Parlement européen sur la situation politique et des droits de l’homme à Cuba, dans le cadre d’une session conjointe de la Commission des affaires étrangères (AFET) et de la Sous-commission des droits de l’homme (DROI), avec la participation, en tant qu’« invité » opportunément convié, de M. José Daniel Ferrer, individu au parcours bien connu de comportements violents et délictueux.
Il est honteux et révélateur de leur véritable nature de constater comment la droite fasciste et xénophobe, qui impose sa domination antidémocratique au Parlement européen, prétend débattre de ce qu’elle appelle la « situation des droits de l’homme à Cuba » dans le contexte international actuel. Ce sont les mêmes acteurs au sein de l’AFET et de la DROI qui gardent un silence complice face aux atrocités et au génocide continu perpétrés par Israël contre le peuple palestinien, qui détournent le regard face à la tragédie au Liban et qui s’abstiennent de dénoncer les guerres impérialistes pour les ressources naturelles ainsi que les exécutions extrajudiciaires menées par l’actuelle administration belliciste des États-Unis contre des jeunes qui risquent leur vie en mer dans les Caraïbes ou dans le Pacifique.
Le spectacle organisé pour débattre de Cuba aux côtés de quelqu’un qui appelle à un renforcement du blocus et à une intervention militaire contre le peuple qu’il prétend représenter suscite indignation, répulsion et mépris.
Cuba fait face à une situation particulièrement complexe en raison de défis externes. Ce contexte est marqué par le durcissement extrême du blocus économique, commercial et financier imposé par le gouvernement des États-Unis, y compris des mesures visant à entraver l’approvisionnement en carburant, ce qui constitue en pratique un véritable siège énergétique aux conséquences humanitaires profondes pour sa population. À cela s’ajoutent de nouvelles mesures de pression ainsi qu’une rhétorique hostile et menaçante qui ne contribuent ni à la paix, ni à la stabilité régionale, ni à un dialogue constructif.
Cuba réitère son engagement en faveur d’un dialogue respectueux, fondé sur le droit international, la non-ingérence dans les affaires intérieures et le respect de la souveraineté des États. Ce n’est qu’à travers une approche équilibrée, objective et non politisée qu’il sera possible d’aborder de manière sérieuse et responsable toute question liée au présent et à l’avenir du peuple cubain.
L’Ambassade de Cuba reconnaît également la dignité, le courage et l’engagement de ceux qui, dans les deux commissions du Parlement européen, ont élevé la voix face à ceux qui promeuvent la haine et agissent sans direction, dont la seule destination sera la poubelle de l’histoire.
Bruxelles, le 5 mai 2026
(EmbaCuba Bélgica)
