Jul
29
2026
« Général d'armée Raúl Castro Ruz, leader de la Révolution cubaine ;
Miguel Díaz-Canel Bermúdez, Premier Secrétaire du Parti communiste de Cuba et Président de la République ;
Esteban Lazo Hernández, Président de l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire ;
Députées, députés et invités :
Les députées et députés de l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire de la République de Cuba, au nom du peuple cubain, réitèrent leur plus ferme condamnation de l'agression génocidaire du gouvernement des États-Unis contre Cuba et de l'effort impérialiste visant à briser par la force la volonté souveraine des Cubains. L'engagement de la nation envers la défense du droit inaliénable à l'autodétermination, la sauvegarde de son indépendance et la détermination à construire le socialisme sont des piliers solidement constitués et non négociables.
Deux ordres exécutifs présidentiels, datés du 29 janvier et du 1er mai, sont des exemples concrets de la politique de pression maximale dont la philosophie est le châtiment collectif d'un peuple tout entier. À cela s'ajoute l'infâme accusation portée contre le Général d'armée Raúl Castro Ruz, leader de la Révolution cubaine.
Les menaces répétées d'agression militaire constituent un crime international, selon la Charte des Nations Unies. Si un acte irresponsable de cette nature venait à se matérialiser, il se heurterait à la résistance farouche et inflexible du peuple cubain, qui ne cédera ni un pouce de son territoire, ni la moindre de ses prérogatives souveraines. Il provoquerait des morts et des destructions, et conduirait à un bain de sang, mais il n'atteindrait pas l'objectif de subordonner Cuba au diktat néocolonial des États-Unis, d'établir une condition de dépendance vis-à-vis de ce pays, ni le retour de Cuba à la société corrompue, brutalement inégale et socialement attardée, où une puissance étrangère était maîtresse de la richesse nationale et ingérait dans les affaires politiques internes du pays.
La guerre économique à laquelle le pays est soumis dans le même but, renforcée par le brutal siège énergétique, les mesures équivalant à un blocus naval et les sanctions secondaires contre ceux qui commercent et investissent souverainement à Cuba, vise à atteindre ses objectifs par le châtiment collectif de l'ensemble de la population et à provoquer ainsi une crise humanitaire, conduite qui constitue également un crime international et mérite la plus large condamnation dans tous les coins de la planète.
Ses conséquences néfastes, le peuple cubain les subit quotidiennement, dans toutes les facettes de la vie, tandis que le gouvernement américain, qui agit en bourreau, mesure ses succès à la mort d'un enfant pour n'avoir pas pu disposer des traitements appropriés ; à la chirurgie annulée ou reportée par manque de courant électrique ou de matériel suffisant ; à l'angoisse familiale due au manque d'électricité et d'approvisionnement en eau ou à l'impossibilité de conserver les aliments. Ce bourreau célèbre les effets d'une guerre silencieuse mais impitoyable, qui restera inscrite dans l'histoire et la conscience nationale comme l'a fait la criminelle "reconcentration de Weyler".
Comment un pays du XXIe siècle du troisième millénaire peut-il vivre sans disponibilité de combustibles ? Comment produire suffisamment d'énergie électrique ? Comment maintenir la vitalité des industries, des usines, des hôpitaux… ? Comment produire et transporter des aliments et des médicaments ? Quel destin attend des millions de Cubaines et de Cubains si les desseins criminels du puissant voisin du Nord ne sont pas arrêtés ?
Comme l'a souligné le Général d'armée, leader de la Révolution cubaine : « … face à ce nouveau défi, nous sortirons également victorieux. »
Ces derniers jours, à la demande de Cuba, l'Assemblée générale des Nations Unies a débattu du siège énergétique, de l'aggravation de la guerre économique et de la menace d'agression militaire contre le peuple cubain. Notre archipel solidaire et généreux a reçu une fois de plus le large soutien de la communauté des pays, en dépit des nombreuses pressions du gouvernement américain pour que le sujet ne soit pas traité, et des calomnies répétées qui ont accompagné les discours offensifs des représentants des États-Unis.
Nous avons le devoir et le droit de défendre la vie de nos citoyens ; de préserver cette région comme Zone de Paix, comme l'ont proclamé les chefs d'État et de gouvernement lors du sommet de la Communauté des États latino-américains et caribéens, CELAC, en janvier 2014, à La Havane.
L'Assemblée nationale du Pouvoir populaire réaffirme ce qu'a déclaré le Premier Secrétaire du Parti communiste de Cuba et Président de la République Miguel Díaz-Canel le 26 juillet dernier : « Cuba n'est pas une menace, ni pour les États-Unis ni pour aucun autre pays sur terre. Nous sommes un peuple noble, qui sauve des vies là où d'autres détruisent, qui envoie des médecins et des enseignants là où d'autres envoient des bombes. »
Elle soutient également la dénonciation faite par le Chef d'État cubain selon laquelle notre pays est victime d'un génocide froidement calculé.
Elle exprime également son plus ferme soutien aux Déclarations du Gouvernement révolutionnaire et du Ministère des Affaires étrangères rejetant la conduite criminelle du gouvernement des États-Unis.
Elle réitère sa profonde gratitude pour les manifestations de solidarité et de sympathie exprimées par divers gouvernements et parlements, organisations politiques, sociales et religieuses, groupes d'amitié, Cubains résidant à l'étranger et des milliers d'individus animés d'un sens de la justice et de l'éthique, indépendamment de leurs positions vis-à-vis de la Révolution cubaine.
Elle exprime une gratitude et une reconnaissance particulières aux hommes politiques, organisations et personnes diverses, y compris de nombreux Cubains, qui, depuis les États-Unis et avec un grand courage, ont fait connaître leur rejet d'une politique aussi cruelle contre une nation et un peuple qui n'agressent ni ne menacent aucun pays.
Nous embrassons la prédication martienne et, avec le Maître, nous disons : « Cuba ne va pas en quémandeuse dans le monde ; elle va en sœur, et agit avec l'autorité d'une telle. En se sauvant, elle sauve… »
L'Assemblée met également en garde contre les dangers de la vague répressive et maccarthyste qui tente de s'imposer depuis les États-Unis contre ses propres citoyens et de s'étendre sur l'hémisphère. Il serait très irresponsable d'oublier ou d'ignorer l'histoire sombre des crimes commis par la main de l'État et pendant des décennies dans la nation du Nord qui en est à l'origine, et qui ont été reproduits avec plus de cruauté par d'atroces dictatures dans plusieurs pays d'Amérique latine, au prix de centaines de milliers d'assassinés et de disparus, et de victimes de tortures sophistiquées et d'autres crimes innommables.
Au nom du peuple de Cuba, l'Assemblée nationale du Pouvoir populaire lance un appel aux parlementaires de tous les pays à unir les voix et les volontés afin d'éviter l'agression militaire des États-Unis contre Cuba, de mettre fin à la guerre silencieuse et génocidaire imposée au peuple cubain, et de défendre la paix, l'amitié et la solidarité.
Que cessent le siège énergétique et le châtiment collectif du peuple cubain !
Cuba veut la paix !
Disons Non à la guerre ! »
La Havane, le 29 juillet 2026.
« Année du Centenaire du Commandant en Chef Fidel Castro Ruz »
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