Apr
17
2026
Girón c'est aujourd'hui et pour toujours !
Tant qu'il y aura une femme ou un homme prêt à donner sa vie pour la Révolution, nous continuerons à vaincre !
Cuba vit sous le siège permanent du gouvernement des États-Unis, dont les menaces se sont intensifiées ces derniers mois. Au siège énergétique brutal, qui aggrave la politique génocidaire de blocus menée depuis six décennies, s’ajoutent les déclarations de représentants de l’élite gouvernementale étasunienne sur leurs intentions d’agression militaire.
Le coût matériel et humain de ce blocus constitue une honte qui pèse sur les épaules du gouvernement du plus grand empire de tous les temps. Il s’agit d’un acte illégal et inhumain, en violation du droit international, que presque tous les États membres de l’Organisation des Nations Unies condamnent chaque année et qui, comme l’ont confirmé de récents sondages, est rejeté par la plupart des citoyens des États-Unis.
Face à cette punition collective, le peuple cubain offre les exemples les plus nobles et les plus admirables de résistance.
Depuis que, le 29 janvier dernier, l’asphyxie a été décrétée sous la forme d’un décret présidentiel, la réponse de ce peuple a été encore plus stoïque, alors qu’il continue de faire face aux défis de la pénurie dans chaque tâche ou activité quotidienne.
Au milieu de ces urgences se dresse également un tissu de calomnies visant à discréditer Cuba et son gouvernement. La machine médiatique dominante nous livre une guerre déloyale, truffée d'exagérations, de mensonges et de dénigrements, qui ne désigne jamais le véritable responsable de la situation créée et impute au gouvernement révolutionnaire la crise que ceux qui nous agressent provoquent de manière calculée et impitoyable. On recourt à des prétextes aussi mensongers que celui selon lequel notre pays constituerait une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale étasunienne ou celui de la désignation comme État qui serait un soi-disant commanditaire du terrorisme.
C'est ainsi que se révèle l'hypocrisie du bourreau, dont les intentions sont décrites dans le mémorandum du sous-secrétaire d'État Lester Mallory, daté du 6 avril 1960, dès les débuts du processus révolutionnaire, lorsqu'il exprime en termes très clairs le véritable sens de sa politique criminelle.
…mettre rapidement en œuvre tous les moyens possibles pour affaiblir la vie économique de Cuba. (…) Une ligne d’action qui, tout en étant aussi habile et discrète que possible, permette d’obtenir les meilleurs résultats en privant Cuba d’argent et de fournitures, afin de réduire ses ressources financières et les salaires réels, de provoquer la famine, le désespoir et le renversement du gouvernement.
Ce harcèlement s’est également étendu au niveau des relations bilatérales de Cuba avec d’autres pays. Les États-Unis exercent une pression constante sur les gouvernements de la région, non seulement pour qu’ils rompent leurs relations diplomatiques avec l’île, mais aussi pour qu’ils abandonnent leurs propres peuples, en expulsant des professionnels de santé qui ont été pendant des années une source d’espoir pour les plus pauvres.
Nous isoler fait également partie de leur stratégie ; cependant, il existe dans le monde des piliers de dignité, des peuples et des gouvernements qui ne cèdent pas. Il y a là les exemples du Mexique, de la Russie, de la Chine, du Vietnam et d’autres pays frères. Il y a là les membres du Convoi Nuestra América qui, bravant les menaces, les pressions et les risques, ont décidé, dans un geste symbolique, de nous offrir, au-delà de l’aide matérielle, leur soutien ; réaffirmant ainsi la maxime de Martí selon laquelle « celui qui se lève aujourd’hui avec Cuba se lève pour toujours ».
Héritiers d’un héritage historique, avec le sang des mambis et des rebelles dans nos veines, rendant hommage à l’exemple et au courage des héros et des martyrs de la Patrie – tels que les 32 courageux combattants cubains tombés au Venezuela et les jeunes qui ont déjoué l’infiltration terroriste près de Villa Clara –, nous affirmons aujourd’hui que Cuba ne sera jamais un trophée, ni une étoile de plus dans la constellation étasunienne.
Nous sommes une nation dotée d’une grande histoire et de convictions à défendre ; composée d’hommes et de femmes pacifiques et solidaires ; un peuple qui, chaque jour par son action, accomplit une réhabilitation de Cuba ; et qui, comme sur les sables de Playa Girón, il y a 65 ans, sous le cri « La patrie ou la mort ! », remportera la victoire pour la défense de la souveraineté et du socialisme.
En cette année du centenaire du commandant en chef Fidel Castro Ruz, artisan de la première grande défaite de l’impérialisme yankee en Amérique ; avec le privilège que le général d’armée Raúl Castro Ruz, aux côtés de son peuple, reste fermement aux commandes ; nous ratifions l’appel à la mobilisation nationale et internationale lancé ce 16 avril par le premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président de la République, Miguel Díaz-Canel Bermúdez, et nous réaffirmons ses paroles :
« Tant qu’il y aura une femme ou un homme prêt à donner sa vie pour la Révolution, nous continuerons de vaincre !
« Le caractère socialiste de notre Révolution n’est pas une formule du passé, c’est le bouclier du présent et la garantie de l’avenir !
« Girón, c’est aujourd’hui et c’est pour toujours ! »
(Cubaminrex-Présidence)
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