Déclaration des BRICS à New Delhi : Renforcer la résilience, l’innovation, la coopération et la durabilité
1. Nous, les dirigeants des pays BRICS, nous sommes réunis à New Delhi, en Inde, du 12 au 13 septembre 2026 pour le XVIIIe Sommet des BRICS qui s’est tenu sous le thème : « Construire pour la résilience, l’innovation, la coopération et la durabilité ».
2. Nous réaffirmons notre attachement à l’esprit des BRICS, fondé sur le respect et la compréhension mutuels, l’égalité souveraine, la solidarité, la démocratie, l’ouverture, l’inclusion, la collaboration et le consensus. Forts de vingt ans d’existence des BRICS, nous nous engageons à renforcer la coopération au sein des BRICS élargis, autour des trois piliers que sont la coopération politique et sécuritaire, la coopération économique et financière, et la coopération culturelle et interpersonnelle, et à consolider notre partenariat stratégique au bénéfice de nos peuples par la promotion de la paix, d’un ordre international plus représentatif et plus juste, d’un système multilatéral revitalisé et réformé, du développement durable et d’une croissance inclusive.
3. Nous reconnaissons la précieuse contribution des pays partenaires à la coopération des BRICS. Nous réaffirmons notre ferme conviction que le renforcement du partenariat des BRICS avec les pays émergents et en développement (PED) consolidera l’esprit de solidarité et de coopération internationales, au bénéfice de tous. Nous réaffirmons notre engagement à promouvoir un partenariat inclusif, mutuellement avantageux et axé sur le développement avec les pays partenaires. Nous encourageons leur participation accrue aux activités des BRICS et leur coopération concrète dans les domaines d’intérêt commun.
4. Nous félicitons l’Inde d’avoir accueilli le segment Dialogue élargi/BRICS Plus du 18e sommet des BRICS, qui insuffle un nouvel élan au renforcement de la coopération et de la solidarité internationales.
5. Nous saluons les progrès significatifs accomplis sous la présidence indienne des BRICS en 2026, placée sous le thème « Bâtir la résilience, l’innovation, la coopération et la durabilité », qui témoigne de notre engagement commun à renforcer la coopération des BRICS afin de relever les défis communs grâce à une approche équilibrée, pragmatique, viable, inclusive, axée sur le développement et centrée sur l’humain. Nous réaffirmons notre engagement à dynamiser la coopération sur les priorités thématiques, notamment par le renforcement des capacités, la promotion de l’innovation et la promotion du développement durable et de la résilience.
6. Nous saluons la tenue de plus de quatre cents réunions et rencontres entre ministres, parlementaires, chefs d'agences, fonctionnaires, experts, entreprises et citoyens dans trente villes de l'Inde, dans le cadre de la coopération des BRICS. Ces événements ont contribué au renforcement du partenariat stratégique des BRICS. Nous nous félicitons des progrès accomplis en matière de renforcement de la résilience collective, de promotion d'une croissance économique axée sur l'innovation, de développement durable, d'approfondissement des échanges entre les peuples et de renforcement de la voix des BRICS pour une meilleure représentation dans la gouvernance mondiale.
Gouvernance mondiale inclusive et renforcement du multilatéralisme
7. En cette occasion mémorable du 20e anniversaire des BRICS, nous réaffirmons notre engagement à réformer et à améliorer la gouvernance mondiale en promouvant un système international et multilatéral plus juste, plus équitable, plus agile, plus efficace, plus réactif, plus représentatif, plus légitime, plus démocratique et plus responsable, dans un esprit de large consultation, de contribution conjointe et de bénéfices partagés. Conscients de la nécessité d’adapter l’architecture actuelle des relations internationales aux réalités contemporaines, nous réaffirmons notre engagement à renforcer le multilatéralisme et la multipolarité et à faire respecter le droit international, notamment les buts et principes de la Charte des Nations Unies (ONU) dans leur intégralité et de manière équilibrée et inclusive, en tant que pierre angulaire indispensable, ainsi que le rôle central de l’ONU dans le système international où les États souverains coopèrent pour maintenir la paix et la sécurité, promouvoir le développement durable, assurer la promotion et la protection de la démocratie, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, et promouvoir une coopération fondée sur la solidarité, le respect mutuel, la justice et l’égalité, dans le respect des circonstances nationales, de la diversité des systèmes nationaux et des trajectoires de développement, en vue de bâtir un avenir commun meilleur pour la communauté internationale, fondé sur une coopération mutuellement avantageuse.
8. Nous réaffirmons notre engagement à garantir une participation et une représentation plus larges et plus significatives des pays en développement et des pays les moins avancés (PMA), en particulier ceux d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine et des Caraïbes, aux processus et structures de décision mondiaux, et à veiller à ce que ceux-ci soient mieux adaptés aux réalités contemporaines. Nous appelons également à la réalisation rapide d’une représentation géographique équitable au sein du Secrétariat de l’ONU et des autres organisations internationales, notamment en remédiant à la sous-représentation persistante des pays en développement, y compris aux plus hauts niveaux de responsabilité, et en renforçant le rôle et la participation des femmes, en particulier celles des pays émergents et en développement, à tous les niveaux de direction et de responsabilité au sein de ces organisations. Nous soulignons la nécessité que le processus de sélection et de nomination des chefs de l’exécutif et des hauts fonctionnaires de l’ONU soit régi par les principes de transparence et d’inclusion, et qu’il soit mené conformément à toutes les dispositions de l’article 101 de la Charte des Nations Unies, en tenant dûment compte du recrutement sur la base géographique la plus large possible et en renforçant la participation des femmes. Nous adhérons au principe général selon lequel aucun État ou groupe d'États ne doit détenir le monopole des postes de haut niveau au sein du système des Nations Unies. Nous déplorons également les tentatives, notamment le refus délibéré de verser les contributions obligatoires, visant à saper unilatéralement le travail des institutions multilatérales internationales et à entraver la mise en œuvre de leurs mandats respectifs.
9. Au vu du processus de sélection en cours du prochain Secrétaire général des Nations Unies et compte tenu des dispositions pertinentes de la Charte des Nations Unies, nous constatons qu’aucune femme n’a été élue au poste de Secrétaire général et qu’un seul ressortissant d’Amérique latine et des Caraïbes, et seulement deux ressortissants d’Afrique et d’Asie respectivement, ont occupé ce poste.
10. Nous convenons que, dans le contexte actuel d’un monde multipolaire, il est crucial que les pays en développement intensifient leurs efforts pour promouvoir le dialogue et les consultations en vue d’une gouvernance mondiale plus juste et équitable, ainsi que de relations mutuellement bénéfiques entre les nations. Nous reconnaissons que la multipolarité peut offrir aux pays émergents et en développement davantage d’opportunités de réaliser leur potentiel constructif et de bénéficier d’une mondialisation et d’une coopération économique universellement bénéfiques, inclusives, durables et équitables. Nous soulignons l’importance des pays du Sud comme moteur de changement positif, notamment face aux grands défis internationaux tels que l’aggravation des tensions géopolitiques, les récessions économiques rapides et les mutations technologiques, les mesures protectionnistes, les défis migratoires et le changement climatique. Les pays BRICS continueront de jouer un rôle essentiel pour exprimer les préoccupations et les priorités des pays du Sud et pour promouvoir un ordre international plus juste, plus durable, plus inclusif, plus représentatif et plus stable, fondé sur le droit international.
11. Nous saluons l’adoption de la résolution 80/250 de l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) déclarant la traite transatlantique des esclaves et l’esclavage racial des Africains comme le crime le plus grave contre l’humanité. Nous appelons à la mise en œuvre rapide et intégrale de la résolution 79/115 de l’AGNU de décembre 2024 visant à éradiquer le colonialisme sous toutes ses formes et manifestations.
12. Nous réitérons la nécessité d’intensifier la lutte contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée, ainsi que contre la discrimination fondée sur la religion, la foi ou les convictions, et toutes ses formes contemporaines dans le monde entier, y compris les tendances alarmantes de la montée des discours de haine, de la désinformation et de la mésinformation.
13. Prenant acte de la Déclaration des dirigeants de Johannesburg II de 2023, nous réaffirmons notre soutien à une réforme globale de l’Organisation des Nations Unies, y compris de son Conseil de sécurité, afin de la rendre plus démocratique, représentative, efficace et efficiente, et d’accroître la représentation des pays en développement au sein du Conseil. Ainsi, celui-ci pourra répondre adéquatement aux défis mondiaux actuels et soutenir les aspirations légitimes des pays émergents et en développement d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, notamment les pays BRICS, à jouer un rôle plus important sur la scène internationale, en particulier au sein de l’Organisation des Nations Unies et de son Conseil de sécurité. Nous reconnaissons les aspirations légitimes des pays africains, telles qu’elles sont exprimées dans le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte. Nous soulignons que la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU doit permettre aux pays du Sud de faire davantage entendre leur voix. Rappelant les Déclarations des dirigeants de Beijing de 2022 et de Johannesburg II de 2023, la Chine et la Russie, en leur qualité de membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, réaffirment leur soutien aux aspirations du Brésil et de l’Inde à jouer un rôle plus important au sein de l’Organisation des Nations Unies et de son Conseil de sécurité.
14. Nous réaffirmons notre engagement à fournir à l’Organisation des Nations Unies tout le soutien nécessaire pour lui permettre de remplir son mandat et de réaliser des progrès concrets. Nous devons poursuivre nos efforts pour revitaliser l’Assemblée générale et renforcer le Conseil économique et social. Nous attendons avec intérêt la pleine mise en œuvre de l’Examen de l’architecture de consolidation de la paix de 2025.
15. Nous réaffirmons notre engagement à œuvrer sans relâche à la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030 et de ses objectifs ambitieux et axés sur les personnes, de manière équilibrée et intégrée, conformément aux politiques et réglementations nationales. Nous reconnaissons que l’éradication de la pauvreté sous toutes ses formes et dans toutes ses dimensions, y compris l’extrême pauvreté, constitue le plus grand défi mondial et une condition indispensable au développement durable. Nous reconnaissons également l’importance de promouvoir le Programme 2030 de manière novatrice, coordonnée, respectueuse de l’environnement, ouverte et participative. Nous prenons note des discussions de haut niveau en cours sur les inégalités mondiales et reconnaissons que les inégalités au sein des pays et entre eux sont à l’origine de la plupart des défis abordés par le Programme 2030, notamment la nécessité de s’attaquer spécifiquement aux facteurs d’inégalité et de donner la priorité à leur réduction (ODD 10) sous toutes ses formes et dans toutes ses dimensions. Déterminés à agir collectivement et à prendre des mesures concrètes pour lutter contre les inégalités, nous prenons note de la proposition de l’Afrique du Sud et du Brésil de créer un groupe d’experts international sur les inégalités. Nous comptons également sur une coopération étroite et une contribution substantielle des pays BRICS pour façonner le programme mondial de développement durable au-delà de 2030.
16. Nous rappelons la Conférence afro-asiatique de 1955 à Bandung, en Indonésie, qui a proclamé des principes généraux tels que l’égalité, l’indépendance, la non-intervention et l’intérêt mutuel. Nous soulignons que l’esprit de Bandung constitue un point de référence dans la quête d’un système multilatéral plus juste, inclusif et représentatif.
17. Face à la participation croissante des pays émergents et en développement (PEDD) à la production et à la croissance mondiales, la réforme de la gouvernance économique mondiale demeure une priorité constante pour les BRICS. Nous continuerons de renforcer la coordination entre les membres des BRICS afin de rendre les institutions financières internationales plus représentatives, transparentes et responsables. Nous réaffirmons l’urgence de réformer les institutions de Bretton Woods (IB) pour les rendre plus agiles, efficaces, crédibles, inclusives, adaptées à leur objectif, impartiales, responsables et représentatives, renforçant ainsi leur légitimité. La structure de gouvernance des IB doit être réformée pour refléter la transformation de l’économie mondiale depuis leur création. La voix et la représentation des PEDD au sein des IB doivent refléter leur position relative dans l’économie mondiale. Nous réitérons également notre appel à l’amélioration des procédures de gestion, notamment par un processus de sélection inclusif, transparent et fondé sur le mérite, qui accroît la diversité régionale et la représentation des pays émergents et en développement à la tête du FMI et de la Banque mondiale.
18. Nous réaffirmons la Vision de Rio des BRICS concernant la réforme des quotes-parts et de la gouvernance du FMI, ainsi que la nécessité d’un FMI solide, fondé sur des quotes-parts et doté de ressources adéquates, au cœur du filet de sécurité financière mondial, afin de soutenir efficacement ses membres, en particulier les pays les plus vulnérables. Nous insistons sur la mise en œuvre immédiate des hausses de quotes-parts convenues lors du 16e Examen général des quotes-parts (EGP) et appelons à l’élaboration rapide de mécanismes pour un réalignement significatif des quotes-parts dans le cadre du 17e EGP. Nous saluons les Principes directeurs de Diriyah pour la réforme des quotes-parts et de la gouvernance et réaffirmons que le réalignement des quotes-parts doit refléter la position relative des pays dans l’économie mondiale, accroître les quotes-parts et les droits de vote des pays émergents et en développement, et ne pas désavantager ces derniers. Parallèlement, une nouvelle formule de quotes-parts, simple et transparente, doit garantir la participation des membres les plus pauvres et orienter, sans la restreindre, l’accès aux ressources du Fonds. Nous estimons également que les contributions financières volontaires ne doivent pas influencer la répartition des quotes-parts, la représentation au sein de la gouvernance ni le pouvoir de vote. Conformément à la Vision des BRICS à Rio de Janeiro pour la réforme des quotes-parts et de la gouvernance du FMI, nous sommes prêts à travailler de manière constructive avec les autres membres du FMI pour veiller à ce que la 17e résolution générale sur les quotes-parts comprenne un réalignement significatif des quotes-parts et des réformes de la gouvernance.
19. Nous réaffirmons que la Révision de l’actionnariat de la Banque mondiale de 2025 est un outil essentiel pour renforcer le multilatéralisme et consolider la légitimité du Groupe de la Banque mondiale en tant qu’institution financière plus importante, plus efficace et plus performante au service du développement. Conformément aux Principes de Lima, nous réaffirmons que les pays BRICS doivent continuer de plaider en faveur d’une plus grande représentation des pays en développement, appuyée par une réorganisation de l’actionnariat qui corrige leur sous-représentation historique.
20. Rappelant la Déclaration de 2026 sur la préservation et la revitalisation du système commercial multilatéral et la Déclaration des BRICS de 2025 sur la réforme de l’Organisation mondiale du commerce et le renforcement du système commercial multilatéral, nous réaffirmons notre soutien indéfectible à la réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et au renforcement d’un système commercial multilatéral non discriminatoire, ouvert, équitable, transparent, juste, inclusif, prévisible et fondé sur des règles, avec l’OMC en son cœur, tout en respectant des principes fondamentaux tels que le traitement de la nation la plus favorisée et le traitement spécial et différencié pour les pays en développement, en particulier les PMA. Nous restons déterminés à participer activement aux négociations multilatérales à Genève, notamment aux discussions sur la réforme de l’OMC. Nous intensifierons nos efforts et renforcerons la coordination au sein du Cadre consultatif informel des BRICS sur les défis qui compromettent l’efficacité et la crédibilité de l’OMC et sur les solutions à ces défis. Nous veillerons à la mise en œuvre des résultats de la MC14 et continuerons de nous engager de manière constructive dans la résolution des questions en suspens. Nous participerons de manière constructive à la réforme de l'OMC afin de renforcer son autorité, son efficacité, son inclusivité et sa pertinence, et de bâtir une économie mondiale ouverte. À cet égard, nous reconnaissons l'importance d'identifier des voies appropriées pour les initiatives plurilatérales dans le cadre juridique de l'OMC, notamment sur les questions liées au développement, et d'explorer des pistes de développement novatrices au sein de l'OMC. Nous plaidons fermement pour le rétablissement immédiat d'un mécanisme de règlement des différends de l'OMC accessible, efficace, pleinement opérationnel, à deux niveaux et contraignant, afin de garantir la confiance et la prévisibilité pour tous les membres de l'OMC, et pour la nomination sans plus tarder de nouveaux membres à l'Organe d'appel. Nous sommes impatients de contribuer au renforcement de l'organisation par les réformes nécessaires, tout en respectant les principes fondamentaux de l'OMC et en facilitant le processus de négociation dans son cadre, et de restaurer la crédibilité du système commercial multilatéral. Faisant écho aux aspirations des pays du Sud à une pleine intégration au système commercial multilatéral, nous soutenons fermement les candidatures de l'Éthiopie et de l'Iran à l'OMC. Nous prenons acte du fait que la Chine a étendu son traitement tarifaire zéro à 53 pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques.
21. Nous constatons que le système commercial multilatéral se trouve depuis longtemps à la croisée des chemins. La multiplication des mesures restrictives au commerce, incompatibles avec les règles de l'OMC, qu'il s'agisse de l'augmentation indiscriminée des droits de douane et des mesures non tarifaires ou du protectionnisme sous couvert d'objectifs environnementaux, menace de réduire davantage le commerce mondial, de perturber les chaînes d'approvisionnement mondiales et d'introduire de l'incertitude dans les activités économiques et commerciales internationales, risquant d'exacerber les disparités économiques existantes et de compromettre les perspectives de développement économique mondial. Nous exprimons notre profonde préoccupation face à la multiplication des mesures tarifaires et non tarifaires unilatérales qui faussent les échanges et sont incompatibles avec les règles de l'OMC. Nous nous efforcerons d'améliorer la réactivité de l'OMC face aux perturbations commerciales et de prendre en compte les besoins et priorités des économies de marché émergentes et en développement (EMED), et de faire progresser les discussions sur les questions en suspens afin de soutenir des résultats équilibrés, inclusifs et concrets qui renforcent le système commercial multilatéral et lui permettent de mieux relever les défis mondiaux en constante évolution.
22. Nous condamnons l’imposition de mesures coercitives unilatérales contraires au droit international et réaffirmons que ces mesures, notamment les sanctions économiques unilatérales et les sanctions secondaires, ont des conséquences négatives considérables sur les droits humains, en particulier les droits au développement, à la santé et à la sécurité alimentaire, de la population des États concernés. Elles affectent de manière disproportionnée les populations pauvres et vulnérables, creusent le fossé numérique et aggravent les problèmes environnementaux. Nous demandons l’élimination de ces mesures illicites, qui portent atteinte au droit international ainsi qu’aux principes et objectifs de la Charte des Nations Unies. Nous réaffirmons notre opposition aux mesures coercitives unilatérales contraires au droit international et à la Charte des Nations Unies, y compris les sanctions non autorisées par le Conseil de sécurité des Nations Unies.
paix et sécurité internationales et régionales
23. Nous prenons note du contexte mondial actuel de polarisation et de méfiance et encourageons une action mondiale pour renforcer la paix et la sécurité internationales. Nous appelons la communauté internationale à répondre à ces défis et aux menaces sécuritaires qui en découlent par des mesures politiques et diplomatiques visant à réduire les risques de conflit et soulignons la nécessité de s’engager dans des efforts de prévention des conflits, notamment en s’attaquant à leurs causes profondes. Nous insistons sur le fait que la sécurité de tous les pays est indivisible et réaffirmons notre engagement en faveur du règlement pacifique des différends internationaux par le dialogue, la consultation et la diplomatie. Nous encourageons le rôle actif des organisations régionales dans la prévention et le règlement des conflits et soutenons tous les efforts qui contribuent au règlement pacifique des crises. Dans le contexte des différends internationaux, nous soulignons l’importance de la diplomatie préventive et de la médiation, avec le consentement des parties concernées, comme outils essentiels pour éviter les crises et prévenir leur escalade, conformément aux buts et principes de la Charte des Nations Unies. À cet égard, nous sommes convenus d’explorer les pistes de coopération dans les domaines de la prévention des conflits armés, des missions de maintien de la paix des Nations Unies, des opérations de soutien à la paix de l’Union africaine et de la médiation et des processus de paix.
24. Nous exprimons notre préoccupation face aux conflits en cours dans de nombreuses régions du monde et à la polarisation et à la fragmentation actuelles de l’ordre international. Nous nous alarmons de la forte augmentation des dépenses militaires mondiales, qui se fait au détriment d’un financement adéquat du développement pour les pays en développement. Nous préconisons une approche multilatérale respectueuse des diverses perspectives et positions nationales sur les enjeux mondiaux cruciaux, tels que le développement durable, l’éradication de la faim et de la pauvreté et la contribution à la lutte mondiale contre les changements climatiques, tout en exprimant notre profonde inquiétude face aux tentatives d’associer sécurité et lutte contre les changements climatiques.
25. Nous exprimons notre préoccupation face aux risques croissants de danger et de conflit nucléaires. Nous réaffirmons la nécessité de renforcer le système de désarmement, de contrôle des armements et de non-prolifération et d’en préserver l’intégrité et l’efficacité pour parvenir à la stabilité mondiale et à la paix et la sécurité internationales. Nous soulignons la contribution essentielle des zones exemptes d’armes nucléaires au renforcement du régime de non-prolifération nucléaire, réaffirmons notre soutien et notre respect de toutes les zones exemptes d’armes nucléaires existantes et de leurs garanties associées contre l’emploi ou la menace d’emploi d’armes nucléaires, et reconnaissons l’importance capitale des efforts visant à accélérer la mise en œuvre des résolutions relatives à la création d’une zone exempte d’armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive au Moyen-Orient, notamment la Conférence convoquée en application de la résolution 73/546 de l’Assemblée générale des Nations Unies. Nous appelons toutes les parties invitées à participer de bonne foi à cette conférence et à coopérer de manière constructive à cet effort. Nous prenons note de l’adoption de la résolution 79/241 de l’Assemblée générale des Nations Unies, « Étude approfondie de la question des zones exemptes d’armes nucléaires sous tous ses aspects », ainsi que de la conclusion satisfaisante de l’étude, qui a été approuvée par consensus par le Groupe.
26. Nous réaffirmons notre engagement en faveur de la pleine mise en œuvre de la résolution 1325 (2000) du Conseil de sécurité des Nations Unies et des résolutions ultérieures, ainsi que de la promotion du programme Femmes, paix et sécurité. Nous réaffirmons également l’importance de garantir la participation pleine, égale, sûre et effective des femmes à la prise de décision à tous les niveaux des processus de paix et de sécurité, notamment en matière de prévention et de résolution des conflits, d’aide humanitaire, de médiation, d’opérations de maintien de la paix, de consolidation de la paix et de reconstruction et de développement après un conflit.
27. Soulignant le caractère de l’Amérique latine et des Caraïbes comme zone de paix, fondée sur le respect mutuel, le règlement pacifique des différends et la non-intervention, nous exprimons notre profonde préoccupation face à la situation à Cuba, marquée par le renforcement des mesures de blocus unilatérales imposées au pays, leurs effets néfastes sur l’économie et l’approvisionnement énergétique cubains, et leurs conséquences humanitaires alarmantes pour le peuple cubain. À cet égard, nous réitérons la nécessité de mettre fin aux mesures économiques, commerciales et financières imposées à Cuba, conformément à la résolution A/RES/80/4 de l’Assemblée générale des Nations Unies.
28. Nous exprimons notre profonde préoccupation face à l’escalade continue des tensions au Moyen-Orient et en Asie occidentale et, rappelant nos positions nationales respectives, nous appelons à la plus grande retenue et à l’abstention de toute action susceptible d’aggraver la situation. Nous insistons également sur le fait que la protection des civils et des infrastructures civiles doit être garantie conformément aux buts et principes de la Charte des Nations Unies dans son intégralité et dans leur interdépendance, y compris le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États. Nous encourageons l’intensification des efforts, par le dialogue et la diplomatie, en vue d’une entente à long terme qui contribue à une paix, une sécurité et une stabilité durables dans la région. Nous soulignons la nécessité de travailler ensemble pour maintenir la fluidité des échanges commerciaux, des chaînes d’approvisionnement et de l’énergie à l’échelle mondiale, conformément au droit international applicable.
29. Nous exprimons notre vive préoccupation face aux attaques délibérées perpétrées contre des infrastructures civiles et des installations nucléaires pacifiques, placées sous la protection intégrale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), en violation du droit international et des résolutions pertinentes de l’AIEA. Les garanties, la sécurité et la protection nucléaires doivent être maintenues en permanence, y compris en cas de conflit armé, afin de protéger les populations et l’environnement.
30. Nous prenons note de l’adoption de la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Nous appelons à la mise en œuvre des résolutions pertinentes de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité des Nations Unies et exhortons toutes les parties à garantir le maintien du cessez-le-feu et un accès humanitaire complet et sans entrave à la bande de Gaza. Dans ce contexte, nous exprimons notre profonde préoccupation face à la poursuite des violences à Gaza malgré l’accord de cessez-le-feu d’octobre 2025. Nous demandons l’arrêt de toutes les politiques visant à provoquer le déplacement forcé des Palestiniens de la bande de Gaza et exprimons notre inquiétude quant aux accords susceptibles de porter atteinte aux droits inaliénables du peuple palestinien et de légitimer ou de prolonger l’occupation.
31. Nous réaffirmons qu’une solution juste et durable au conflit israélo-palestinien ne peut être atteinte que par des moyens pacifiques et dépend du respect des droits légitimes du peuple palestinien, notamment ses droits à l’autodétermination et au retour. Nous affirmons la nécessité d’une représentation adéquate de la Palestine au sein de toutes les organisations internationales compétentes, y compris les institutions financières multilatérales, et de son accès à leurs ressources. Nous réaffirmons notre soutien à l’adhésion pleine et entière de l’État de Palestine à l’Organisation des Nations Unies, dans le cadre de l’engagement indéfectible en faveur de la solution à deux États, conformément au droit international, notamment aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale des Nations Unies, et à l’Initiative de paix arabe. Cette dernière prévoit la création d’un État palestinien souverain, indépendant et viable, à l’intérieur des frontières internationalement reconnues de 1967, incluant la bande de Gaza et la Cisjordanie, avec Jérusalem-Est pour capitale, afin de réaliser la vision de deux États vivant ensemble en paix et en sécurité.
32. Nous exprimons notre ferme opposition au déplacement forcé, temporaire ou permanent, sous quelque prétexte que ce soit, de tout membre de la population palestinienne du Territoire palestinien occupé, ainsi qu’à toute modification géographique ou démographique du territoire de la bande de Gaza. Nous réaffirmons que le droit international et les instances judiciaires internationales exigent la fin de l’occupation illégale et la cessation immédiate de toutes les pratiques qui portent atteinte aux normes juridiques et entravent l’instauration d’une paix juste et durable.
33. Nous réitérons notre profonde préoccupation concernant la situation dans le Territoire palestinien occupé, notamment la situation humanitaire à Gaza. Nous appelons au respect du droit international, en particulier du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme, et condamnons toutes leurs violations, y compris le recours à la famine comme méthode de guerre, les attaques contre les civils et les biens civils, notamment les infrastructures sanitaires et autres infrastructures civiles, ainsi que l’obstruction illégale de l’accès humanitaire. Nous condamnons également toute tentative de politisation ou de militarisation de l’aide humanitaire. Nous réaffirmons notre ferme soutien à l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) et soulignons la nécessité de respecter pleinement le mandat qui lui a été conféré par l’Assemblée générale des Nations Unies pour fournir des services essentiels aux réfugiés palestiniens dans ses cinq zones d’opérations. Nous appelons toutes les parties concernées à respecter leurs obligations en vertu du droit international, à faire preuve de la plus grande retenue et à s’abstenir de toute action susceptible d’aggraver la situation et de toute déclaration provocatrice. À cet égard, nous prenons note des mesures conservatoires de la Cour internationale de Justice dans la procédure engagée par l’Afrique du Sud contre Israël, qui ont notamment réaffirmé l’obligation légale d’Israël d’assurer l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza.
34. Nous rejetons toute mesure unilatérale visant à modifier le statut juridique et historique de Jérusalem occupée. Nous appelons au plein respect du caractère sacré de tous les sites religieux et lieux saints de la ville, ainsi qu’au droit de chacun d’y accéder et d’y pratiquer ses rites religieux sans entrave.
35. Nous saluons le cessez-le-feu au Liban et exhortons toutes les parties à en respecter scrupuleusement les termes et à appliquer pleinement la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies. Nous condamnons les violations persistantes du cessez-le-feu et des atteintes à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Liban. Nous exhortons Israël à respecter les termes convenus avec le gouvernement libanais et à retirer ses forces d’occupation de tous les territoires libanais où elles se trouvent encore.
36. Nous soulignons le rôle crucial joué par la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) et convenons qu’il est impératif de garantir la sécurité et la liberté de circulation de l’ensemble du personnel et du matériel des Nations Unies, ainsi que de respecter l’intégrité des installations onusiennes. Nous condamnons toutes les attaques perpétrées contre les installations et le personnel de la FINUL et insistons sur le fait que de telles attaques constituent une violation du droit international et de la résolution 1701 (2006) du Conseil de sécurité des Nations Unies. Nous présentons également nos plus sincères condoléances aux familles des quatre Casques bleus indonésiens et autres soldats servant au sein de la FINUL et exprimons notre solidarité avec tous les pays contributeurs de troupes touchés. Nous condamnons les incidents qui ont entraîné ces décès et réaffirmons que la sécurité des Casques bleus des Nations Unies est non négociable. Nous soulignons l’importance de respecter le rôle et le mandat de la FINUL, qui consiste à appuyer le Gouvernement libanais et à créer un espace propice à une solution politique. À cet égard, nous exigeons que les responsables de ces attaques soient traduits en justice et exhortons toutes les parties à garantir la sécurité et la liberté de circulation du personnel et des biens de la FINUL, ainsi que l’inviolabilité des installations des Nations Unies.
37. Nous exprimons notre profonde préoccupation face à la détérioration de la situation au Soudan, notamment l’aggravation de la crise humanitaire et le risque croissant de prolifération de l’extrémisme et du terrorisme. Nous réaffirmons notre position sur cette question et exigeons un cessez-le-feu immédiat et permanent, ainsi qu’un règlement pacifique du conflit par le dialogue. Nous insistons également sur la nécessité d’un accès durable, urgent et sans entrave à l’aide humanitaire pour la population soudanaise et d’une aide humanitaire accrue au Soudan et aux pays voisins. Nous réaffirmons que le principe d’une « solution africaine aux problèmes africains » doit demeurer le fondement du règlement du conflit et préconisons une approche coordonnée des efforts de paix.
38. Nous réaffirmons notre attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la Syrie et exhortons toutes les parties à garantir une transition politique pacifique et inclusive qui préserve la sécurité et le bien-être de la population civile et respecte les droits de toutes les composantes de la société syrienne, y compris les minorités. Nous encourageons la communauté internationale à soutenir la reconstruction et le redressement de la Syrie après le conflit. Nous soulignons notre soutien constant aux efforts déployés en faveur d’un processus politique inclusif, mené et géré par la Syrie, facilité par les Nations Unies, exempt d’ingérence étrangère et fondé sur les principes de la résolution 2254 (2015) du Conseil de sécurité des Nations Unies, dans lequel toutes les composantes politiques et sociales de la société syrienne sont représentées et protégées. Nous insistons sur l’urgence de traiter la question des combattants terroristes étrangers, compte tenu du grave risque qu’ils représentent pour la stabilité et la sécurité de la Syrie et de la région. Nous exhortons la Syrie à s’opposer fermement à toutes les formes de terrorisme et d’extrémisme et à prendre des mesures concrètes pour répondre aux préoccupations de la communauté internationale concernant le terrorisme. Nous réaffirmons par ailleurs la nécessité du retrait des forces d’occupation de Syrie.
39. Nous réaffirmons notre engagement à renforcer la coopération multilatérale pour faire face aux crises humanitaires dans le monde et exprimons notre préoccupation face au déclin de la réponse internationale, notamment à la grave pénurie de fonds alloués à l’action humanitaire. Nous appelons à la mobilisation urgente de ressources suffisantes et à l’intensification des efforts concertés aux différents niveaux régional et international à cette fin, tout en réaffirmant le rôle central des Nations Unies. Nous condamnons fermement toutes les violations du droit international humanitaire, y compris les attaques délibérées contre les civils et les infrastructures civiles, ainsi que le déni ou l’obstruction de l’accès humanitaire et les attaques contre le personnel humanitaire. Nous soulignons la nécessité de traduire en justice les responsables de toutes les violations du droit international humanitaire. Nous saluons les efforts internationaux entrepris par les membres des BRICS pour promouvoir le respect, l’application et la mise en œuvre effective du droit international humanitaire.
40. Nous condamnons fermement tout acte de terrorisme, le considérant comme criminel et injustifiable, quelles que soient ses motivations, le moment, le lieu ou l'auteur. Nous condamnons avec la plus grande fermeté l'attentat terroriste perpétré au Jammu-et-Cachemire le 22 avril 2025, qui a fait 26 morts et de nombreux blessés. Nous réaffirmons notre engagement à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations, y compris les mouvements transfrontaliers de terroristes, leur financement et les sanctuaires qu'ils abritent. Nous rappelons que le terrorisme ne doit être associé à aucune religion, nationalité, civilisation ou ethnie, et que tous ceux qui participent à des activités terroristes et ceux qui les soutiennent doivent être tenus responsables et traduits en justice conformément au droit national et international applicable. Nous insistons sur la nécessité d'une tolérance zéro à l'égard du terrorisme et sur le rejet de toute forme de deux poids, deux mesures dans la lutte contre ce fléau. Nous soulignons la responsabilité première des États dans la lutte contre le terrorisme et rappelons que les efforts mondiaux de prévention et de riposte aux menaces terroristes doivent pleinement respecter leurs obligations en vertu du droit international, notamment la Charte des Nations Unies, en particulier ses buts et principes, ainsi que les conventions et protocoles internationaux pertinents, notamment le droit international des droits de l’homme, le droit international des réfugiés et le droit international humanitaire, selon le cas. Nous saluons les activités du Groupe de travail antiterroriste des BRICS et de ses cinq sous-groupes, fondées sur la Stratégie antiterroriste des BRICS, le Plan d’action antiterroriste des BRICS et la note de position du Groupe de travail antiterroriste. Nous souhaitons approfondir la coopération dans la lutte contre le terrorisme. Nous appelons à la finalisation et à l’adoption rapides de la Convention globale sur le terrorisme international dans le cadre des Nations Unies. Nous appelons à une action concertée contre tous les terroristes et entités terroristes désignés par les Nations Unies.
41. Nous soulignons également l’importance de lutter contre l’extrémisme et la radicalisation, en particulier chez les jeunes générations, et insistons sur la nécessité de renforcer la coopération entre les pays BRICS et leurs autorités compétentes, notamment par l’échange de bonnes pratiques.
42. Nous exprimons notre préoccupation face aux flux financiers illicites, notamment le financement du terrorisme, le trafic d’armes, la traite des êtres humains, le blanchiment d’argent provenant du trafic de stupéfiants, l’utilisation des TIC à des fins criminelles, les flux illicites d’actifs virtuels, la corruption et les activités illicites connexes, le blanchiment d’argent, la fraude financière perpétrée par le crime organisé et le contournement des cadres réglementaires nationaux, qui ont un impact négatif sur la stabilité économique, le développement durable et l’intégrité du système financier international et de la criminalité organisée. Nous exprimons également notre préoccupation face au financement du terrorisme. Nous reconnaissons que ces activités, y compris l’utilisation illicite d’actifs virtuels et les violations des cadres réglementaires nationaux, peuvent nuire à la stabilité économique, au développement durable et à l’intégrité du système financier international. Nous exprimons notre profonde préoccupation face à la prolifération des réseaux de fraude organisée, notamment les opérations de fraude transfrontalières et les centres de fraude, qui exploitent les technologies numériques, les systèmes de paiement et les personnes vulnérables. Nous soulignons l’importance d’une action internationale coordonnée pour démanteler ces réseaux illégaux, retracer et recouvrer le produit du crime, protéger les victimes et prévenir le détournement des institutions financières et des nouveaux moyens de paiement à des fins de fraude à grande échelle. Nous insistons sur la nécessité de renforcer la coopération transfrontalière entre les autorités douanières, les cellules de renseignement financier, les services répressifs, les autorités fiscales et les organismes de surveillance, notamment par le biais des groupes de travail compétents des BRICS et sur la base des documents adoptés au sein des BRICS, ainsi que des instruments juridiques internationaux pertinents auxquels les pays des BRICS sont parties, des opérateurs de télécommunications et des plateformes technologiques. Cette coopération devrait inclure un meilleur partage d'informations, une approche fondée sur les risques, le recours à l'analyse des données et le renforcement des capacités afin d'identifier, de détecter et de démanteler efficacement les systèmes de blanchiment d'argent impliquant des biens et des services, y compris ceux qui exploitent les pratiques de facturation abusives, les services professionnels et les accords contractuels transfrontaliers. Nous encourageons le renforcement de la coopération pour améliorer la sécurité financière numérique, notamment la prévention de la fraude dans les systèmes de paiement transfrontaliers.
43. Nous réaffirmons notre engagement à promouvoir la coopération des BRICS en matière de prévention et de lutte contre la corruption, ainsi que la mise en œuvre continue des accords internationaux pertinents à cet égard, notamment la Convention des Nations Unies contre la corruption. Dans ce contexte, nous saluons les progrès accomplis dans le cadre du Groupe de travail des BRICS sur la lutte contre la corruption afin de renforcer la coopération internationale en matière de recouvrement d’avoirs et de lutte contre la corruption transfrontalière. Nous nous félicitons de la création du Réseau d’experts des BRICS sur le recouvrement d’avoirs, destiné à renforcer la coopération entre les points focaux et les experts, et nous encourageons les autorités compétentes à utiliser activement et efficacement les outils pratiques élaborés par ce Réseau. Nous saluons également le Répertoire des BRICS sur la coopération informelle en matière de localisation des fugitifs recherchés pour corruption et d’appui à leur extradition. Nous prenons note des discussions en cours concernant la proposition de création d’un Réseau de professionnels des forces de l’ordre afin de renforcer la coopération internationale en matière de fugitifs, conformément à nos cadres juridiques nationaux respectifs. Nous saluons également les initiatives des pays des BRICS visant à promouvoir la transparence, l’intégrité et la responsabilité dans la gouvernance, ainsi que l’échange de bonnes pratiques relatives à la gouvernance éthique et aux systèmes numériques. Nous encourageons la poursuite de la coopération entre les pays BRICS afin de renforcer leurs dispositifs de lutte contre la corruption et leurs capacités institutionnelles. Nous soulignons l’importance du recouvrement effectif des avoirs criminels dans la lutte contre la corruption et encourageons les pays BRICS à renforcer leur coopération, notamment par le biais de réseaux de traçage des avoirs et d’autres mécanismes pratiques, afin de faciliter le recouvrement et la restitution des avoirs conformément à la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC) et aux législations nationales.
44. Nous exprimons notre vive préoccupation face à la situation de la production, du trafic et de la consommation illicites de drogues dans le monde, et reconnaissons qu’elle menace gravement la sécurité publique, la santé et le bien-être de l’humanité, et compromet le développement durable des États. À cet égard, nous saluons la Déclaration de Guwahati, publiée par les chefs des agences de lutte contre la drogue des BRICS, qui facilitera la coopération opérationnelle et technique entre ces agences.
45. Nous saluons les réalisations de la Constellation de satellites de télédétection des BRICS (RSSC) qui a permis de tirer parti des technologies spatiales pour relever les défis mondiaux et favoriser le développement socio-économique. Nous reconnaissons l'importance de la coopération internationale pour l'exploration et l'utilisation pacifiques de l'espace extra-atmosphérique, y compris l'utilisation pacifique des systèmes spatiaux, et réaffirmons notre engagement à réduire les asymétries existantes en matière de capacités spatiales entre les pays des BRICS. Nous nous félicitons des discussions tenues lors de la réunion des chefs des agences spatiales des BRICS à Bengaluru, qui ont souligné l'importance de la réduction des débris spatiaux pour garantir la pérennité des activités spatiales. Nous saluons également les progrès significatifs accomplis dans la finalisation de l'amendement à l'Accord RSSC des BRICS afin d'y inclure de nouvelles agences spatiales des BRICS et dans l'élaboration du mandat du Conseil spatial des BRICS. Nous célébrons également avec enthousiasme le 65e anniversaire du premier vol spatial habité de M. Youri Gagarine, le 12 avril 1961, qui a marqué une étape historique dans l'exploration de l'espace et ouvert de nouvelles perspectives à l'humanité.
46. Nous reconnaissons la nécessité de veiller à ce que les systèmes spatiaux, ainsi que les acquis de la science et de la technologie spatiales, soient utilisés à des fins pacifiques. Nous réaffirmons également notre soutien à la viabilité à long terme des activités dans l’espace extra-atmosphérique et à la prévention d’une course aux armements dans l’espace (PAROS) et de sa militarisation, ainsi que des menaces ou de l’emploi de la force contre des objets dans l’espace extra-atmosphérique, notamment par le biais de négociations en vue de l’adoption d’un instrument juridique multilatéral pertinent pour garantir la sécurité mondiale. Nous reconnaissons que la soumission du projet de traité actualisé sur la prévention du déploiement d’armes dans l’espace et de la menace ou de l’emploi de la force contre des objets dans l’espace (PPWT) à la Conférence du désarmement en 2014 constitue une étape importante vers cet objectif. Nous soulignons que des engagements pratiques non contraignants, tels que les mesures de transparence et de confiance (MTC), et les normes, règles et principes universellement acceptés, peuvent également contribuer à la prévention de la PAROS. Nous prenons note de l’initiative de certains membres des BRICS à l’Assemblée générale visant à établir un groupe de travail unique et ouvert afin de permettre des discussions cohérentes, inclusives et efficaces qui servent cet objectif, et nous nous engageons à participer de manière constructive à ce processus, en nous appuyant sur les réalisations existantes, y compris celles liées aux éléments de fond d’un instrument juridiquement contraignant sur le PAROS.
47. Nous reconnaissons le rôle transformateur des technologies de l’information et de la communication (TIC) comme moteur essentiel de la croissance socio-économique et de la transformation numérique dans les pays BRICS et réaffirmons notre engagement à renforcer la collaboration dans ce domaine, en nous appuyant sur les priorités nationales et les engagements internationaux de chaque pays. Nous réaffirmons notre soutien à un environnement TIC ouvert, sûr, stable, accessible, pacifique et interopérable, respectueux de la souveraineté et de la sécurité nationale de chaque pays, et nous saluons le lancement du Mécanisme mondial sur le développement des TIC dans le contexte de la sécurité internationale et la promotion d’une conduite responsable des États dans l’utilisation des TIC. Nous soulignons le rôle central des Nations Unies pour favoriser un dialogue constructif afin de parvenir à une compréhension commune de la sécurité dans l’utilisation des TIC, notamment par des discussions sur l’élaboration d’un cadre juridique universel en la matière et un meilleur respect des normes, règles et principes universellement acceptés en matière de conduite responsable des États dans l’utilisation des TIC. Nous encourageons tous les États à envisager de signer et de ratifier la Convention des Nations Unies contre la cybercriminalité, conformément à leur législation, leurs processus et leurs procédures nationaux, afin d’assurer son entrée en vigueur rapide et de renforcer la coopération internationale en matière de lutte contre la cybercriminalité. Nous invitons tous les États à poursuivre leur participation au Comité spécial, conformément aux résolutions 74/247, 75/282 et 79/243 de l’Assemblée générale, en vue de négocier un protocole additionnel à la Convention portant notamment sur des infractions pénales supplémentaires, le cas échéant, et d’élaborer un projet de règlement intérieur pour la Conférence des États parties.
48. Nous prenons acte des progrès accomplis dans la promotion de la coopération au sein des BRICS, conformément à la Feuille de route pour une coopération pratique visant à garantir la sécurité des TIC et à son rapport d'étape. Nous reconnaissons le rôle important du Groupe de travail des BRICS sur la sécurité des TIC pour favoriser la coopération entre les membres des BRICS dans des domaines tels que l'échange de politiques, le partage des meilleures pratiques entre les équipes d'intervention d'urgence informatique (CERT), la coopération policière et la recherche et le développement conjoints. Nous soulignons l'importance des échanges universitaires et de recherche entre les BRICS. Nous insistons sur la nécessité de promouvoir l'utilisation des TIC à des fins pacifiques et de développement de manière plus inclusive, accessible, durable et interopérable, et de veiller à ce que leurs applications restent centrées sur l'humain. Nous appelons à des efforts concertés et inclusifs pour relever les défis posés par le monde numérique, tels que les menaces à la sécurité liées à l'utilisation des TIC, les logiciels malveillants, la sécurité des données et le détournement des technologies, notamment la cybercriminalité, la désinformation, les discours de haine, la mésinformation et les deepfakes. Nous préconisons une approche globale, équilibrée et objective du développement et de la sécurité des produits et systèmes TIC, ainsi que de l'élaboration et de la mise en œuvre de règles et de normes communes interopérables à l'échelle mondiale pour la sécurité des chaînes d'approvisionnement. Nous soulignons l'importance croissante des télécommunications pour la préservation de la paix et pour un développement économique et social durable et inclusif, ainsi que pour la croissance économique mondiale.
49. Nous constatons que les défis mondiaux actuels sont complexes et interdépendants, freinant la croissance économique et le développement durable des pays tout en exacerbant les disparités de développement persistantes entre pays et régions. Nous reconnaissons que des réponses pratiques et viables, tenant compte des priorités nationales, de l’appropriation nationale et des différents stades de développement, sont essentielles pour relever ces défis, et nous réaffirmons l’importance particulière du développement durable et de la croissance inclusive dans l’agenda des Nations Unies. Dans ce contexte, nous réaffirmons que les BRICS demeurent une plateforme importante de dialogue, de diplomatie et de coopération pour promouvoir des solutions concrètes aux défis communs.
50. Nous saluons l’approfondissement de la coopération en matière d’initiatives de santé mondiale et réaffirmons notre engagement à promouvoir la couverture sanitaire universelle grâce à des approches résilientes, inclusives et centrées sur les personnes. Nous reconnaissons l’importance de la poursuite de la coopération entre les membres des BRICS et la nécessité de partager les expériences, les innovations et les meilleures pratiques afin d’améliorer les résultats sanitaires dans tous les pays membres. Nous réaffirmons notre conviction commune que la coopération multilatérale en matière de santé doit être préservée et renforcée, en soulignant le rôle essentiel de coordination de l’Organisation mondiale de la Santé. Dans ce contexte, tout en réaffirmant les droits souverains des États sur leurs ressources biologiques, ainsi que leur droit souverain de légiférer et de mettre en œuvre des lois, notamment des législations nationales sur l’accès et le partage des avantages, nous encourageons la poursuite d’une participation constructive aux négociations de l’Annexe sur l’accès aux agents pathogènes et le partage des avantages (PABS) à l’Accord de l’OMS relatif aux pandémies, afin de soutenir un cadre multilatéral sûr, équitable, transparent et efficace.
51. Nous saluons les conclusions de la 16e réunion des ministres de la Santé des BRICS, qui s'est tenue à Chandigarh. Nous reconnaissons que la tuberculose constitue un défi majeur de santé publique mondiale, exigeant une action coordonnée, un investissement soutenu dans la recherche et des mécanismes efficaces d'apprentissage mutuel et d'innovation. Nous réaffirmons que chaque pays et institution a un rôle essentiel à jouer dans l'éradication de la tuberculose, rôle rendu possible par la collaboration, le partage des technologies et une action concertée pour faire progresser la recherche sur cette maladie. Conscients que les épidémies de maladies infectieuses, les menaces zoonotiques, la résistance aux antimicrobiens et les autres urgences de santé publique dépassent les frontières nationales et nécessitent une coopération internationale renforcée, un partage rapide de l'information et une action collective coordonnée, nous soulignons l'importance d'améliorer la sécurité sanitaire mondiale grâce à des systèmes de surveillance robustes, des mécanismes d'alerte précoce efficaces et des capacités de préparation et de riposte renforcées. Reconnaissant le rôle central de l'Organisation mondiale de la Santé et du Règlement sanitaire international (2005) amendé, nous insistons sur l'importance d'améliorer la santé mondiale grâce à des systèmes de surveillance, d'alerte précoce et de riposte rapides robustes, ainsi qu'à une coordination efficace. À cet égard, nous saluons la création d'un sous-groupe de travail dédié chargé de faire progresser le système intégré d'alerte précoce des BRICS pour la prévention et la réponse aux maladies infectieuses de masse, ainsi que son mandat.
52. Nous encourageons le renforcement de la collaboration entre les autorités réglementaires des produits médicaux des BRICS en étendant le champ d’application du mémorandum d’entente existant sur la coopération en matière de réglementation des produits médicaux aux autorités réglementaires de tous les pays membres des BRICS. Nous réaffirmons l’importance de renforcer les approches réglementaires collaboratives afin de garantir la disponibilité et l’accessibilité continues de produits médicaux de qualité, sûrs et efficaces. À cet égard, nous saluons les efforts collectifs des autorités réglementaires des BRICS pour l’élaboration du Livre blanc des BRICS sur les bonnes pratiques de fabrication (BPF), qui rassemble les meilleures pratiques en matière d’expérience réglementaire et d’approches techniques.
53. Nous réaffirmons notre engagement à renforcer la coopération en matière de systèmes de soins de santé numériques centrés sur la personne et saluons le Compendium des BRICS sur l’architecture de santé numérique pour la continuité des soins, y compris l’accès aux soins de santé dans les zones reculées, comme une précieuse ressource de connaissances.
54. Nous reconnaissons que l’obésité et les maladies non transmissibles (MNT) constituent des enjeux majeurs de santé publique à l’échelle mondiale et réaffirmons notre engagement à renforcer les soins de santé préventifs et de promotion de la santé grâce à des approches globales impliquant les pouvoirs publics et la société civile. À cet égard, nous approuvons le lancement de la Mission des BRICS pour des modes de vie sains et de la Feuille de route des BRICS pour l’Initiative conjointe de promotion des modes de vie sains (2026-2029). Nous saluons également le Recueil des meilleures pratiques reproductibles en matière de modes de vie sains. Nous reconnaissons que la promotion du bien-être mental est un pilier fondamental de la santé et du développement durable et soutenons la mise en place d’un Réseau de centres de formation des BRICS et d’un Réseau de centres d’excellence des BRICS, sous la coordination de l’Institut national de la santé mentale et des neurosciences (NIMHANS). Le Réseau de centres d’excellence pourrait également servir de plateforme pour faciliter la recherche collaborative, le dialogue politique, l’échange de meilleures pratiques et l’élaboration conjointe de stratégies de promotion de la santé mentale fondées sur des données probantes dans les pays des BRICS. Un groupe désigné de représentants de chaque État membre des BRICS assurera conjointement la coordination du Centre d’excellence/Réseau, garantissant une prise de décision équilibrée et une responsabilité partagée afin de parvenir à une coopération scientifique et technique approfondie et d’assurer l’intégration durable et à grande échelle du bien-être mental dans les soins de santé primaires. Nous saluons également le Recueil de bonnes pratiques pour la promotion du bien-être mental.
55. Nous soulignons l’importance de prendre en compte les conséquences des crises sur la santé mentale et nous nous engageons à fournir des interventions psychosociales et de santé mentale (SPSM) opportunes, accessibles et durables aux populations touchées, en particulier aux personnes en situation de vulnérabilité, y compris les enfants et les adolescents.
56. Nous reconnaissons l’importance croissante de la médecine traditionnelle, complémentaire et intégrative (MTC) pour le renforcement des systèmes de santé et sa contribution à la couverture sanitaire universelle (CSU). Nous saluons la proposition de créer un groupe de travail d’experts des BRICS sur la MTC dans le cadre de l’Initiative santé des BRICS, afin de favoriser le dialogue, la collaboration et les échanges entre les États membres. Nous soulignons l’importance d’une recherche coordonnée sur les plantes médicinales et les préparations à base de plantes à usage thérapeutique et préventif, pour que les pharmacopées traditionnelles partagées des États membres puissent servir de base au développement de produits thérapeutiques sûrs, efficaces et abordables. Nous réaffirmons l’importance de garantir la qualité, la sécurité et l’efficacité des pratiques et des produits de MTC grâce à des approches fondées sur des données probantes et à des cadres réglementaires appropriés, en tenant compte des contextes nationaux.
57. Nous insistons sur l’importance de renforcer les effectifs de santé afin de garantir un système de santé résilient et performant dans les pays en développement et les PMA. À cet égard, nous appelons à un renforcement de la coopération des BRICS dans les domaines du renforcement des capacités, de la formation et de la recherche, entre autres.
58. Nous reconnaissons le rôle fondamental des Instituts nationaux de santé publique (INSP) dans le renforcement des systèmes de santé publique par l’élaboration de politiques, le développement des compétences du personnel, la surveillance épidémiologique, la préparation et la réponse aux urgences, les systèmes de laboratoires de santé publique et la recherche appliquée. Nous reconnaissons l’importance de lutter contre les maladies liées aux déterminants sociaux de la santé (DSS) par le biais d’une collaboration multisectorielle, de l’échange de bonnes pratiques et de technologies de santé innovantes, notamment la santé numérique, afin de renforcer les capacités collectives et d’accélérer les progrès vers la réduction des inégalités en matière de santé. Par conséquent, nous soutenons les cadres opérationnels relatifs aux INSP et aux DSS en tant que plateformes de collaboration, adaptées aux contextes nationaux, pour renforcer l’action collective des pays membres des BRICS. Nous soutenons les activités du Centre de recherche et de développement des vaccins des BRICS et reconnaissons l’importance de la collaboration en médecine nucléaire. Nous saluons les activités du Groupe de travail des BRICS sur la médecine nucléaire visant à renforcer la coopération entre les États membres des BRICS et à promouvoir la collaboration continue dans ce domaine. Nous soulignons l’importance du BRICS Journal of Health pour la diffusion des résultats de recherche et la promotion de la coopération scientifique au sein des BRICS, et nous encourageons la participation continue des pays des BRICS à son développement.
59. Nous soulignons l’importance de renforcer l’infrastructure sanitaire et la production locale de produits médicaux, d’améliorer la préparation aux futures urgences sanitaires grâce à des systèmes de surveillance plus robustes, des réseaux de laboratoires, en tirant parti des technologies de santé numérique et de l’intelligence artificielle, en intégrant la médecine traditionnelle dans les systèmes de santé, en assurant la coopération technique entre les instituts de santé publique, en développant des cadres réglementaires solides, en formant du personnel de santé qualifié et en menant des activités de recherche et de développement collaboratives, en renforçant les capacités et en assurant la formation afin de garantir un accès rapide, abordable et équitable aux services de santé, aux vaccins, aux thérapies et aux diagnostics.
60. Nous reconnaissons que les pays BRICS sont des acteurs clés de la production alimentaire mondiale et, à ce titre, jouent un rôle essentiel dans l’accroissement de la productivité et de la durabilité agricoles, ainsi que dans la garantie de la sécurité alimentaire et nutritionnelle mondiale. Nous soulignons l’importance de garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle et d’atténuer les effets de la forte volatilité des prix alimentaires, ainsi que des crises d’approvisionnement soudaines, notamment les pénuries d’engrais. À cet égard, nous reconnaissons l’importance de poursuivre le développement de l’initiative visant à établir une plateforme d’échange de céréales au sein des BRICS (la Bourse des céréales des BRICS) et nous nous félicitons de la poursuite des discussions sur ses modalités opérationnelles et son développement ultérieur, ainsi que sur son extension à d’autres produits et matières premières agricoles. Nous soutenons la poursuite des discussions sur les politiques nationales et la coordination internationale visant à améliorer la disponibilité, l’accessibilité, l’utilisation, la stabilité et l’abordabilité des denrées alimentaires et des intrants agricoles et alimentaires pertinents dans les BRICS et les autres pays en développement, y compris celles qui renforcent les capacités nationales à faire face aux perturbations de l’approvisionnement, telles que les systèmes nationaux de réserves alimentaires et les systèmes de semences résistantes à la sécheresse et adaptées au climat. S’appuyant sur les Principes de haut niveau du Deccan sur la sécurité alimentaire et la nutrition, nous reconnaissons également le Partenariat mondial contre la faim et la pauvreté comme une initiative importante pour promouvoir la coopération internationale. Nous attendons avec intérêt les discussions sur les moyens de faciliter le commerce intra-BRICS de produits et d’intrants agricoles, notamment en promouvant des chaînes d’approvisionnement résilientes et non discriminatoires et en améliorant les chaînes de valeur et les pratiques agricoles durables. Nous reconnaissons également que les agriculteurs familiaux, y compris les petits producteurs, les éleveurs, les pêcheurs artisanaux et à petite échelle, les aquaculteurs, les peuples autochtones et les communautés locales, les femmes et les jeunes, conformément à la législation nationale, sont des acteurs essentiels des systèmes agricoles et alimentaires.
61. Nous saluons les conclusions de la 16e réunion des ministres de l'Agriculture des BRICS, qui s'est tenue à Indore. Nous avons convenu de créer un réseau collaboratif, non contraignant et axé sur les agriculteurs, le réseau BRICS AGRIN (Réseau sur les intrants agricoles, les ressources génétiques et l'information), qui s'appuiera sur les meilleures pratiques nationales, régionales et internationales. Nous saluons également le lancement d'un Forum mondial sur les droits des agriculteurs dans les systèmes semenciers, destiné à relever les défis communs, à promouvoir des politiques efficaces et à encourager la documentation et l'échange des savoirs traditionnels relatifs à l'agriculture et aux systèmes semenciers.
62. Par ailleurs, nous saluons le renforcement de la coopération agricole grâce à la création d’un réseau BRICS de centres d’excellence en agroécologie et agriculture régénératrice pour la résilience climatique et la productivité, ainsi que d’un réseau BRICS sur l’agriculture numérique, qui inclut l’agroforesterie, la pêche et l’aquaculture. Nous encourageons également une coopération accrue dans le cadre du Dialogue BRICS sur le développement de la pêche et de l’aquaculture.
63. Nous réaffirmons notre engagement à faire progresser les négociations agricoles à l’OMC, conformément aux mandats ministériels existants et à l’Accord de l’OMC sur l’agriculture (AoA), afin de réaliser des progrès sur les questions de longue date couvertes par ces mandats et de promouvoir un système commercial agricole équitable, équilibré et axé sur le développement, tout en reconnaissant que l’évolution des politiques et des réglementations affecte de plus en plus la production et le commerce agricoles, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des petits producteurs et des agriculteurs familiaux. Nous saluons également les efforts déployés pour promouvoir la durabilité, l’inclusion et un accès équitable au marché dans le secteur mondial des huiles végétales durables.
64. Nous reconnaissons que la sécurité énergétique est un fondement essentiel du développement social et économique, de la sécurité nationale et du bien-être de toutes les nations. Nous soulignons la nécessité de renforcer la sécurité énergétique en garantissant la stabilité des marchés de l'énergie et en maintenant des flux énergétiques continus provenant de sources diversifiées, en renforçant les chaînes de valeur et en assurant la résilience et la protection des infrastructures énergétiques critiques, y compris les infrastructures transfrontalières. Nous reconnaissons que les combustibles fossiles continueront de jouer un rôle important dans le bouquet énergétique mondial, en particulier pour les marchés émergents et les économies en développement, et nous reconnaissons la nécessité de promouvoir des transitions énergétiques justes, ordonnées, équitables et inclusives, ainsi que de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) conformément à nos objectifs climatiques et à la réalisation de l'ODD 7, et aux principes de neutralité technologique et de responsabilités communes mais différenciées et de capacités respectives, en tenant compte des circonstances, des besoins et des priorités nationales. Nous saluons les travaux de la Plateforme de coopération pour la recherche énergétique des BRICS (ERCP) et la tenue du Sommet des jeunes sur l'énergie des BRICS pour faciliter une plus grande participation des femmes et des jeunes aux discussions énergétiques des BRICS.
65. Nous soulignons le rôle croissant de la numérisation dans les systèmes énergétiques, notamment grâce à des technologies telles que l'intelligence artificielle et l'analyse avancée des données, qui offrent un potentiel considérable pour améliorer la planification des systèmes, la gestion des réseaux, l'intégration des énergies renouvelables, l'efficacité opérationnelle et le renforcement de la cyber-résilience des infrastructures énergétiques. À cet égard, nous saluons les Principes directeurs des BRICS sur les réseaux intelligents et le stockage de l'énergie. Nous prenons note de l'initiative de la Présidence visant à créer le Centre d'excellence numérique des BRICS pour les réseaux intelligents et le stockage de l'énergie dans le cadre du Groupe de travail des BRICS sur les réseaux intelligents, un mécanisme de dialogue volontaire qui facilite la coopération.
66. Nous soulignons l’importance d’un bouquet énergétique équilibré et diversifié, adapté aux réalités nationales, et reconnaissons que la plus grande variété de sources et de technologies énergétiques, notamment les énergies renouvelables, la bioénergie, les combustibles fossiles, l’énergie nucléaire, l’hydroélectricité, l’hydrogène, les technologies bas carbone et les technologies de stockage de l’énergie, jouent un rôle essentiel dans la réalisation des ODD et la sécurité énergétique. Nous insistons sur le rôle de toutes les sources d’énergie disponibles, de chaînes d’approvisionnement énergétiques résilientes et d’une coopération renforcée entre les pays BRICS par le biais de discussions sur l’énergie. À cet égard, nous encourageons la collaboration des BRICS sur des normes interopérables et des cadres de certification pour l’hydrogène à faibles ou nulles émissions et saluons les travaux en cours sur le rapport commun des BRICS relatif aux chaînes de valeur de l’hydrogène dans ce domaine.
67. Nous affirmons la nécessité de promouvoir des chaînes d’approvisionnement fiables, responsables, diversifiées, résilientes, justes, durables et équitables pour les minéraux critiques afin d’assurer la répartition des bénéfices, la création de valeur ajoutée et la diversification économique dans les pays riches en ressources, tout en préservant pleinement leurs droits souverains sur leurs ressources minérales, ainsi que leur droit d’adopter, de maintenir et de mettre en œuvre les mesures nécessaires à la réalisation d’objectifs légitimes de politique publique. Nous reconnaissons le rôle essentiel des minéraux critiques dans le développement des technologies énergétiques à faibles émissions ou à émissions nulles, la sécurité énergétique et la résilience des chaînes d’approvisionnement énergétique.
68. Nous réaffirmons l’importance de renforcer la coopération dans le cadre de l’Alliance pour la nouvelle révolution industrielle (PartNIR), qui sert de plateforme de pilotage pour identifier les intérêts, les défis et les opportunités dans un paysage industriel en pleine mutation. Nous soulignons le rôle essentiel des économies des BRICS pour stimuler l’innovation, faire progresser la coopération technologique, notamment dans les domaines liés à l’Industrie 4.0, et promouvoir une collaboration accrue entre les startups et les PME grâce à des initiatives et des échanges intra-BRICS. Nous réaffirmons notre soutien aux efforts déployés par les groupes de travail sectoriels au sein de la PartNIR. Nous encourageons les membres des BRICS à utiliser les mécanismes existants pour renforcer la coopération dans les domaines d’intérêt commun. Nous saluons les efforts du Pôle d’innovation BRICS PartNIR (BPIC) pour l’organisation d’événements en 2026, notamment le Forum des BRICS sur la PartNIR. Nous nous félicitons de la création du Réseau d’incubateurs des BRICS et de l’examen de la possibilité de créer un Fonds d’innovation pour les startups des BRICS, un mécanisme potentiel pour catalyser la croissance des startups par l’innovation. Nous saluons également le renforcement du BRICS Startup Knowledge Hub et du BRICS Startup Forum.
69. Tout en reconnaissant le rôle clé du secteur industriel dans la réalisation de la croissance économique et de la transformation structurelle, nous convenons de favoriser l’entrepreneuriat et l’innovation menée par les start-ups, notamment par le développement de parcs industriels et d’autres initiatives nationales d’industrialisation, afin de faciliter les liens entre les intrants, d’accroître les exportations manufacturières, l’accès au marché pour les PME, le transfert de technologie et la coopération, la productivité et d’assurer la durabilité environnementale.
70. Nous saluons le travail des sept groupes de travail spécialisés des BRICS sur la coopération industrielle et nous nous félicitons de leurs réalisations. Nous nous félicitons de l’adoption du mandat et du plan d’action du groupe de travail sur l’industrie photovoltaïque et encourageons chaque membre des BRICS à développer son propre portail de connaissances afin de partager les mises à jour des politiques et les meilleures pratiques. Nous soutenons également l’élaboration de la feuille de route des BRICS pour la coopération solaire photovoltaïque, qui vise à identifier les domaines prioritaires de coopération technologique, de financement et de renforcement des capacités. Nous reconnaissons les efforts déployés par le groupe de travail sur la fabrication intelligente et la robotique pour formuler son plan d’action, qui recense les initiatives relatives au développement de l’usine intelligente, au partage de solutions, à la coopération en matière de normes et au développement des talents. Nous reconnaissons l’importance de promouvoir la numérisation, la durabilité et l’innovation dans le secteur de la production chimique au sein du groupe de travail sur l’industrie chimique, pour le bénéfice des pays des BRICS.
71. Nous saluons les initiatives entreprises par le Groupe de travail sur les PME et félicitons la Présidence de l’Inde pour la tenue du premier Forum des PME des BRICS à Agra et pour son rapport intitulé « Renforcer la compétitivité des MPME dans les BRICS : améliorer l’accès au financement et à la technologie et favoriser une croissance durable ». Nous reconnaissons l’impact de ce forum sur la coopération, l’échange de bonnes pratiques et la croissance inclusive des MPME dans les pays des BRICS et soutenons la tenue du deuxième Forum des PME. À cet égard, nous saluons le Cadre de coopération du Groupe de travail sur les PME.
72. Nous saluons le lancement du Centre de compétences industrielles des BRICS, créé en coopération avec l’ONUDI, et le travail entrepris pour accompagner les entreprises manufacturières, notamment les PME des pays BRICS, dans l’adoption de l’Industrie 4.0 et des technologies de production numérique avancées. Nous notons que cette plateforme facilite des échanges ciblés sur la nouvelle industrialisation grâce aux technologies émergentes de pointe, dont l’intelligence artificielle, selon les besoins et conformément aux priorités nationales de chaque État membre. Nous prenons note de l’initiative du Centre chinois de compétences industrielles des BRICS (CCBIC) de publier un recueil sur la coopération industrielle des BRICS et nous nous félicitons de la création du Centre indien de compétences industrielles des BRICS (ICBIC). Nous encourageons le CCBIC à renforcer sa collaboration avec tous les pays BRICS.
73. Nous soulignons l’importance de la coopération en matière de science, de technologie et d’innovation (STI) comme moteur essentiel du développement économique et social durable et saluons le travail accompli à cet égard par les 14 groupes de travail thématiques STI des BRICS et le Comité directeur STI des BRICS. Nous réaffirmons notre engagement en faveur du développement durable, de la création de nouvelles forces productives de haute qualité, de la promotion d’une croissance plus résiliente et de meilleure qualité, de l’inclusion sociale et de la promotion de l’innovation et de la technologie comme catalyseurs de l’amélioration du bien-être et de la qualité de vie des populations de tous les pays BRICS. Nous saluons la Déclaration de consensus conjointe de Chennai de nos ministres de la Science, de la Technologie et de l’Innovation et prenons acte du Dépôt scientifique et de recherche des BRICS, conçu comme une plateforme structurée pour le stockage et l’échange volontaires de connaissances entre les pays BRICS, conformément aux lois et réglementations nationales, dans le respect de la sécurité des données, des droits de propriété intellectuelle et des politiques nationales pertinentes. Nous prenons note de son projet de document-cadre. Nous attachons également une grande importance à la coopération dans les domaines émergents tels que les technologies quantiques. Nous saluons l’adoption du plan d’action du groupe de travail des BRICS sur les infrastructures de recherche et les mégaprojets scientifiques, ainsi que la proposition de créer des pôles du Réseau mondial d’infrastructures de recherche avancée (GRAIN) des BRICS et un comité de coordination conjoint.
74. Nous reconnaissons que l’infrastructure de câbles sous-marins des pays BRICS constitue un fondement essentiel de la connectivité numérique internationale et de la résilience des réseaux. Nous saluons la coordination d’un groupe de travail dédié qui a finalisé le document « Besoins des BRICS en matière de câbles : Rapport d’orientation », faisant suite à la Déclaration de Rio de Janeiro de 2025. Cette déclaration encourageait la réalisation d’une étude de faisabilité technique et économique en vue de la mise en place d’un réseau de communications à haut débit par câbles sous-marins entre les pays BRICS. À cet égard, nous soutenons la poursuite du dialogue et de la coopération volontaires entre les pays BRICS, en tenant compte des contextes et priorités nationaux. Nous encourageons également le Comité directeur des BRICS sur la science, la technologie et l’innovation (STI) à poursuivre ce dialogue au sein du groupe de travail et à proposer les prochaines étapes de l’étude de faisabilité, dans le respect des priorités et réglementations nationales. Nous espérons une coordination renforcée entre l’axe TIC des BRICS et l’axe STI, ainsi que la réduction des doublons, afin de progresser plus rapidement.
75. Nous célébrons le dixième anniversaire du Programme-cadre BRICS pour la science, la technologie et l’innovation, qui constitue le principal mécanisme de financement de la recherche scientifique conjointe. Nous prenons note de l’événement spécial qui se tiendra en Russie en octobre 2026 pour commémorer cet anniversaire. Nous saluons également le lancement du premier appel à projets d’innovation, de l’appel à projets pilotes phares et du 7e appel à projets de recherche, et nous attendons avec intérêt leurs résultats.
76. Reconnaissant le rôle essentiel des jeunes dans la promotion de l’innovation et leur contribution à notre prospérité collective, à notre croissance économique et à notre compétitivité future, nous encourageons les membres des BRICS à favoriser la participation des jeunes chercheurs et des jeunes entreprises innovantes par le biais de mécanismes établis, notamment le Forum des jeunes scientifiques et le Prix des jeunes innovateurs. Nous saluons également les initiatives visant à renforcer les écosystèmes d’innovation et à promouvoir une croissance durable et inclusive, y compris la plateforme virtuelle des BRICS pour les jeunes entreprises innovantes, proposée pour faciliter la participation et la mise en réseau des anciens participants aux programmes Jeunes scientifiques et Jeunes innovateurs des BRICS, ainsi que le dialogue, la mise en réseau et les échanges volontaires entre eux.
77. Nous reconnaissons que les écosystèmes numériques et TIC constituent un fondement essentiel du développement économique, de l’inclusion sociale, de l’amélioration des services publics, de la croissance durable, de la résilience et de l’innovation, et nous insistons sur la nécessité d’approfondir la coopération des BRICS en vue de la mise en place d’un écosystème numérique souverain et autosuffisant. À cet égard, nous soulignons le potentiel transformateur d’infrastructures et de biens publics numériques résilients, sécurisés, inclusifs et interopérables, adaptés aux priorités et aux contextes nationaux, pour renforcer les écosystèmes numériques et fournir des services à grande échelle, augmentant ainsi les opportunités sociales et économiques pour tous. Nous prenons note de la proposition de création d’un référentiel d’infrastructures publiques numériques pour les pays des BRICS et des projets pilotes de solutions d’infrastructures publiques numériques pour la transformation numérique de ces pays.
78. Nous reconnaissons que la recherche et le développement des futurs réseaux revêtent une importance capitale pour promouvoir la transformation numérique et la connectivité entre les pays BRICS, et nous encourageons tous les membres des BRICS à désigner une antenne nationale au sein du BIFN. À cet égard, nous prenons note de la proposition de création d’un réseau de coopération pour l’écosystème numérique des pays BRICS, incluant une proposition de portail d’information dédié.
79. Nous encourageons le renforcement de la coopération en matière de compétences numériques, de recherche et de développement des capacités grâce à des approches évolutives, adaptées au contexte et collaboratives. À cet égard, nous saluons la proposition de création de centres de renforcement des capacités pour les États membres des BRICS, initiative louable visant à former une main-d'œuvre prête pour l'avenir. Nous apprécions également les efforts déployés pour élaborer un recueil sur la connectivité numérique universelle et résiliente afin de partager les expériences en matière de politiques publiques avec les pays des BRICS. Par ailleurs, nous nous félicitons de la tenue du Forum numérique des BRICS 2026. Nous prenons également note de la tenue de la réunion du groupe de travail sur les infrastructures publiques numériques.
80. Nous réaffirmons notre engagement à garantir un environnement numérique sûr pour les enfants, notamment par des mesures proactives, la sensibilisation, la prévention, le partage des meilleures pratiques, le renforcement des capacités et une protection centrée sur l’utilisateur. Nous réaffirmons également notre engagement à garantir un environnement numérique sûr pour les personnes âgées et les personnes en situation de vulnérabilité, pour lesquelles des mesures spécifiques de prévention et de sensibilisation sont nécessaires.
81. Nous reconnaissons que l’intelligence artificielle offre une immense opportunité de stimuler la croissance économique et le développement durable pour tous. Nous soulignons également que la coopération internationale visant à améliorer l’accessibilité des ressources en IA, à garantir leur sûreté, leur sécurité, leur inclusivité et leur fiabilité ; à promouvoir l’efficacité énergétique des systèmes d’IA ; à encourager la recherche et l’innovation en IA ; à développer des technologies d’IA fiables ; à mettre l’IA au service de la croissance économique et du bien commun ; et à atténuer les risques potentiels sera essentielle pour promouvoir un avenir juste, équitable et prospère pour tous les pays, en particulier ceux du Sud. Nous félicitons l’Inde pour l’organisation réussie du Sommet sur l’impact de l’IA en février 2026 et reconnaissons que ce Sommet contribuera à renforcer la coopération internationale pour faire progresser les priorités communes. Nous saluons également la Conférence mondiale sur l’IA et la Réunion de haut niveau sur la gouvernance mondiale de l’IA à Shanghai et leur contribution au renforcement de la coopération internationale en matière d’IA pour le bien commun. Nous nous engageons à mettre en œuvre la Déclaration des dirigeants des BRICS sur la gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle.
82. Tout en reconnaissant la complexité croissante des risques de catastrophe, notamment ceux liés aux changements climatiques, en particulier pour les pays du Sud, nous réaffirmons notre engagement en faveur de la coopération des BRICS afin de renforcer les systèmes et les capacités nationaux de réduction des risques de catastrophe, de limiter les dommages causés par les catastrophes et de protéger les infrastructures, les vies humaines et les moyens de subsistance ; de partager les savoirs traditionnels, autochtones et locaux, ainsi que les approches communautaires, afin de garantir la préparation et l’autonomie ; et de mobiliser des financements adéquats, prévisibles et accessibles, y compris des investissements publics et privés, pour un développement global des infrastructures. Dans ce contexte, nous saluons les Lignes directrices des BRICS pour l’intégration des données d’alerte précoce dans la gestion des catastrophes et les Principes volontaires des BRICS pour des infrastructures urbaines résilientes au climat.
83. Nous soulignons que le renforcement de la résilience des infrastructures face aux risques climatiques et aux catastrophes est essentiel à la réalisation du développement durable. À cet égard, nous reconnaissons le rôle de la Coalition pour des infrastructures résilientes aux catastrophes (CDRI) en tant qu’alliance internationale qui soutient les pays membres et les partenaires dans l’intégration de la résilience aux infrastructures grâce à une assistance technique, au partage des connaissances et à des approches politiques et financières facilitant la mise en œuvre de mesures. Nous insistons sur l’importance d’investir dans le développement d’une résilience durable, en privilégiant la prévention et en adoptant des mesures anticipatives fondées sur des données probantes. Nous soulignons également l’importance d’améliorer les systèmes d’alerte précoce et la planification fondée sur les risques afin de renforcer les capacités de préparation et de réponse.
84. Nous reconnaissons que les membres des BRICS représentent une grande diversité de sociétés et de civilisations affectées différemment par des mesures protectionnistes unilatérales injustifiées et incompatibles avec les règles de l'OMC, et que les BRICS devraient s'attacher à promouvoir un environnement juste, équitable, stable et prévisible pour un développement durable mutuellement bénéfique. Nous soulignons l'importance de créer des chaînes d'approvisionnement plus résilientes, fiables et stables, en accordant une attention particulière aux besoins des pays en développement dans leurs efforts de modernisation. À cet égard, nous convenons que les BRICS devraient œuvrer à une participation plus large et plus équitable des pays en développement et des marchés émergents aux segments à plus forte valeur ajoutée de la production et de la fabrication mondiales, notamment par la promotion d'initiatives commerciales et d'investissement, la coopération technique, le renforcement des capacités et le transfert de technologies, conformément aux lois, réglementations et politiques respectives de chaque membre.
85. Nous réaffirmons notre engagement à renforcer l’internationalisation des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) en tant que moteurs de croissance et de prospérité économiques. Nous reconnaissons que l’accès à un financement abordable demeure un obstacle majeur et une contrainte structurelle qui limite la participation des MPME au commerce et leur intégration aux chaînes de valeur mondiales (CVM). Nous saluons les Principes directeurs des BRICS relatifs aux cadres d’évaluation du crédit pour les MPME exportatrices, qui exploitent diverses sources de données pertinentes afin de réduire les asymétries d’information, d’améliorer l’évaluation des risques et d’élargir l’accès au financement formel pour les MPME mal desservies. Nous comprenons l’importance de promouvoir des mécanismes de financement innovants, notamment des solutions numériques et des plateformes multipartites, afin de faciliter l’accès des MPME au financement du commerce. Nous saluons le Consensus de Jaipur visant à étudier la mise en place d’un mécanisme d’escompte de factures pour les membres des BRICS, dans le but de faciliter l’escompte de factures, de permettre aux MPME de libérer du fonds de roulement et de renforcer leur participation au commerce international.
86. Nous réaffirmons l’importance de la coopération pour garantir que les chaînes de valeur mondiales (CVM) soient résilientes, efficaces, prévisibles, productives, transparentes, sûres, équitables, stables et inclusives. Nous saluons les efforts de numérisation des CVM. À cet égard, nous encourageons la coopération technique afin de favoriser les opportunités de facilitation des échanges, de renforcement des capacités, d’infrastructures critiques, de capacités industrielles, d’une connectivité accrue, de protection de la propriété intellectuelle, ainsi que la promotion et l’accélération d’un accès sûr, protégé et abordable à la technologie, de manière à contribuer à une croissance durable, conformément aux priorités nationales, aux législations et aux obligations internationales de chaque Membre, le cas échéant. Nous proposons d’explorer le potentiel de leviers politiques complémentaires pour dynamiser les échanges intra-BRICS. Nous soutenons la mise en œuvre du Plan de travail des BRICS sur la compréhension commune des CVM et saluons l’élaboration du Plan d’action des BRICS pour les CVM 2026-2030 et de toutes les initiatives qui y sont mentionnées. Nous insistons également sur la nécessité que ce Plan d’action prenne en compte spécifiquement les défis auxquels sont confrontés les pays émergents et en développement (PED) pour progresser dans la chaîne de valeur.
87. Nous partageons la volonté de tirer parti du potentiel des zones économiques spéciales (ZES) des pays membres des BRICS, mécanismes éprouvés pour promouvoir le commerce, l'investissement, la coopération industrielle, l'innovation et l'intégration dans des chaînes de valeur mondiales résilientes et durables. Cela implique d'offrir aux entreprises un environnement commercial favorable, des infrastructures performantes, des procédures réglementaires simplifiées et d'autres mesures facilitant leurs activités. Notre objectif est de renforcer la coopération en matière de connectivité et de facilitation des échanges, notamment par la numérisation des documents commerciaux, afin que les acteurs concernés puissent opérer dans un environnement plus efficace, transparent et harmonieux, en tenant compte des spécificités de chaque membre des BRICS.
88. Nous réaffirmons notre soutien au Processus de Kimberley, seul système intergouvernemental de certification mondial réglementant le commerce des diamants bruts, et soulignons notre engagement à empêcher l’entrée sur les marchés des diamants de la guerre. Nous saluons la présidence indienne du Processus de Kimberley en 2026. Nous prenons note de la Plateforme de coopération informelle des BRICS, à laquelle participent les pays africains producteurs de diamants, visant à garantir le libre-échange des diamants bruts et le développement durable de l’industrie diamantaire mondiale. Nous continuerons d’examiner des mécanismes viables pour promouvoir le commerce des diamants et des métaux précieux au sein des BRICS et sur le marché mondial.
89. Nous réaffirmons notre engagement à approfondir la coopération économique pragmatique et à promouvoir un partenariat économique plus étroit entre les membres des BRICS. Nous reconnaissons que la Stratégie de partenariat économique des BRICS demeure le cadre général de notre coopération et sert de base au développement de stratégies, de programmes et de feuilles de route sectoriels sous la responsabilité des pays membres. Prenant acte des progrès accomplis en vue de la conclusion de la Stratégie de partenariat économique des BRICS durant la présidence brésilienne de 2025, nous félicitons l’Inde pour son rôle moteur en 2026 dans la réalisation du mandat confié par les dirigeants en 2025, en menant avec succès les progrès vers la Stratégie de partenariat économique des BRICS 2030.
90. Nous saluons les efforts déployés par le Groupe de travail sur les paiements des BRICS (BPTF) pour explorer des solutions pragmatiques en vue de mécanismes de paiement transfrontaliers efficaces, en nous appuyant sur les orientations que nous avons formulées dans les Déclarations de Kazan et de Rio relatives à l’Initiative des BRICS sur les paiements transfrontaliers. À cet égard, nous prenons acte des travaux entrepris pour étudier l’interopérabilité transfrontalière des canaux de paiement et de messagerie, ainsi que des discussions sur la promotion des règlements commerciaux et des investissements en monnaies locales des BRICS, dans le respect des priorités nationales et en reconnaissant qu’il n’existe pas de solution unique. Nous encourageons le BPTF à poursuivre ces discussions, en s’appuyant sur les travaux déjà en cours, afin de faciliter l’élaboration de solutions pratiques pour des paiements transfrontaliers entre les pays des BRICS qui soient rapides, peu coûteux, plus accessibles, efficaces, transparents et sécurisés.
91. Nous saluons les travaux du Groupe de travail sur les partenariats public-privé (PPP) et les infrastructures. Nous saluons également son rapport technique sur les modèles et modalités de PPP, ainsi que sur les mécanismes de réduction des risques, qui constituera une ressource précieuse pour les pays membres souhaitant renforcer leurs écosystèmes de PPP et améliorer leurs cadres de répartition des risques.
92. Nous reconnaissons la nécessité de mobiliser le potentiel collectif des BRICS pour bâtir un écosystème d’assurance plus autonome, favorisant les échanges commerciaux entre ses membres, et de poursuivre les discussions sur le renforcement des capacités de réassurance. Forts des travaux des présidences précédentes, nous invitons les membres intéressés à poursuivre le dialogue sur la création d’un Centre de résilience de l’assurance des BRICS (BIRC), plateforme volontaire de partage de compétences permettant d’élaborer des modèles de risque communs, d’échanger les meilleures pratiques et de renforcer les capacités spécialisées. À cet égard, les membres ont manifesté leur intérêt pour approfondir les discussions sur la proposition de l’Inde d’accueillir un Laboratoire des risques des BRICS, ouvert à la participation des membres intéressés, au Centre international des services financiers (IFSC) de GIFT City, dans le Gujarat. Nous attendons avec intérêt de poursuivre les discussions sur les moyens de renforcer les capacités de (ré)assurance des membres des BRICS, avec la participation volontaire des parties prenantes concernées, notamment les autorités de réglementation et les compagnies de réassurance des pays BRICS.
93. Nous réitérons nos encouragements à poursuivre les efforts techniques relatifs à la Nouvelle Plateforme d'Investissement (NPI) et à s'appuyer sur les orientations finalisées sous la présidence brésilienne. Nous saluons également les progrès accomplis sous la présidence indienne dans le développement des discussions sur la NPI. Nous prenons note des échanges techniques constructifs qui ont eu lieu entre les membres concernant la création d'un Groupe d'étude dédié au sein du Programme financier des BRICS, servant de plateforme de dialogue technique et de partage des connaissances. Nous reconnaissons le large soutien exprimé par les membres en faveur de la poursuite de ces travaux selon une approche consensuelle, progressive et pilotée par les membres, dans le respect de la souveraineté nationale, de la diversité des cadres réglementaires et des mandats institutionnels existants. Nous encourageons la poursuite du dialogue technique, notamment le perfectionnement du mandat du Groupe d'étude, afin de favoriser une compréhension commune des modalités opérationnelles et du rôle des institutions compétentes des BRICS.
94. Réitérant notre encouragement à explorer les formats appropriés possibles pour le dialogue sur l’infrastructure de règlement et de dépôt, nous prenons note de l’atelier technique qui a exploré les différentes dimensions juridiques, institutionnelles, réglementaires et techniques des systèmes de règlement et de dépôt dans tous les membres, ce qui permettra d’approfondir la compréhension entre les juridictions des BRICS et de fournir une base pour la poursuite de l’échange volontaire de connaissances, d’expériences et de dialogue et de coopération techniques entre les parties prenantes.
95. Nous saluons les échanges d’expériences sur les développements et les tendances en matière de cybersécurité, d’intelligence artificielle (IA) et de technologies émergentes telles que l’informatique quantique pour le secteur financier. Nous prenons acte du travail accompli dans le cadre du BRICS Information Security Rapid Channel (BRISC) et du BRICS Fintech Working Group, qui ont adopté une approche axée sur les marchés émergents et les pays en développement pour évaluer les opportunités et les risques liés aux nouvelles technologies. Nous reconnaissons l’importance des exercices et simulations annuels de cybersécurité des BRICS, qui soulignent le rôle essentiel des approches collectives et coordonnées, de l’apprentissage mutuel et de la coopération pratique pour renforcer la cyber-résilience du secteur financier. Nous saluons la création du Centre de développement des capacités des banques centrales des BRICS, qui vise à renforcer l’expertise dans les domaines émergents des banques centrales.
96. Nous reconnaissons le fardeau disproportionné que les changements climatiques font peser sur tous les pays et que les économies émergentes et en développement sont confrontées à des défis particuliers pour faire face aux risques et aux vulnérabilités liés au climat, ainsi qu’à d’importants déficits de financement, notamment pour les mesures d’adaptation. Dans ce contexte, nous saluons le rapport intitulé « Le rôle des banques centrales dans la rationalisation de la finance durable et verte, y compris l’adaptation », qui examine les actions des banques centrales et les tendances en matière de finance durable, notamment les efforts déployés pour explorer des moyens de rendre les projets de financement climatique plus viables financièrement, tant au niveau mondial que dans les pays BRICS.
97. Nous saluons les efforts déployés par l’équipe technique du Mécanisme de réserve de contingence des BRICS (CRA) pour renforcer la résilience opérationnelle du CRA et accroître son efficacité en temps de crise. Les amendements au Traité du CRA permettront à ce dernier de fonctionner avec une plus grande flexibilité et une meilleure réactivité en tant que filet de sécurité financière pour les BRICS. Nous attendons avec intérêt la finalisation rapide du neuvième projet pilote du CRA et la publication de la septième édition du Bulletin économique des BRICS, consacrée au thème « Incertitudes économiques mondiales et leurs implications pour les BRICS ». Nous nous félicitons de la participation des nouveaux membres des BRICS qui ont manifesté leur intérêt à rejoindre le CRA et espérons que les discussions relatives à leur adhésion volontaire, en tenant compte de la situation particulière de chaque pays, seront menées à terme dans les délais prévus.
98. Nous réaffirmons notre engagement en faveur d’un système fiscal international équitable, inclusif, stable et efficace, et au renforcement de la coopération entre les BRICS pour relever les défis fiscaux internationaux en constante évolution. Nous réaffirmons notre engagement à renforcer la coopération fiscale des BRICS par la résilience, l’innovation, la coopération et la durabilité, tout en promouvant le partage des connaissances et le renforcement des capacités, ainsi qu’une participation constructive aux instances internationales telles que la Convention-cadre des Nations Unies pour la coopération fiscale internationale et ses protocoles. Nous saluons les initiatives entreprises sous la présidence indienne pour approfondir la coopération institutionnelle entre les administrations fiscales des BRICS, notamment la création de groupes de travail sur la fiscalité internationale et les prix de transfert, et sur les statistiques des recettes. Nous apprécions le programme de formation en présentiel destiné aux jeunes professionnels de la fiscalité et les progrès du Réseau des femmes fiscalistes des BRICS. Nous saluons également les efforts déployés pour promouvoir l’innovation et le partage des connaissances par le biais de mécanismes existants et nouveaux, et nous nous félicitons des initiatives visant à établir le Réseau d’appui fiscal des BRICS et à lancer le Laboratoire d’apprentissage croisé en matière de fiscalité des BRICS, ainsi qu’à développer l’Outil de collaboration fiscale des BRICS.
99. Nous prenons acte du renforcement de la coopération douanière entre les pays BRICS depuis sa création en 2012. Nous encourageons les centres d’excellence douaniers des BRICS à mettre en œuvre des programmes de formation et de coopération technique spécifiques répondant aux besoins des Membres. Nous saluons la convergence observée dans l’Accord des BRICS sur la coopération et l’assistance administrative mutuelle en matière douanière, la volonté des Membres de procéder à sa signature, sous réserve de l’achèvement des procédures nationales nécessaires, et les efforts déployés pour garantir la participation de tous les pays BRICS. Nous reconnaissons les efforts déployés pour continuer à renforcer la coopération dans le cadre des programmes d’opérateur économique agréé (OEA) par la mise en œuvre volontaire du Plan d’action des BRICS pour les OEA à l’horizon 2026, le partage d’informations, le renforcement des capacités, l’échange de bonnes pratiques et la reconnaissance mutuelle, en tenant compte des cadres et priorités nationaux ; et nous nous félicitons de la mise en œuvre de l’opération conjointe de répression des fraudes douanières des BRICS, à titre d’initiative annuelle, le cas échéant, en consultation avec les Membres des BRICS, sous la coordination de la présidence respective des BRICS, en fonction des tendances transfrontalières en matière de contrebande identifiées conjointement, des priorités partagées et de la faisabilité opérationnelle. et en s’appuyant sur l’expérience de la première opération conjointe de contrôle douanier afin d’améliorer la coordination opérationnelle et de faire face aux menaces douanières émergentes et identifiées d’un commun accord.
100. Nous saluons l’initiative de la présidence indienne visant à créer un Groupe de travail des BRICS sur la croissance et le développement, plateforme dédiée à la résolution des défis communs en matière de croissance et de développement qui concernent les BRICS et les autres pays émergents et en développement. Nous reconnaissons que ce Groupe de travail offre aux pays des BRICS un espace de discussion sur des modèles de croissance adaptés à leurs contextes nationaux et à leurs priorités de développement. Nous prenons note avec satisfaction du travail accompli dans le cadre des deux axes de travail du Groupe de travail, qui s’articulent autour des piliers de la résilience, de l’innovation, de la coopération et de la durabilité. Nous saluons le résumé de la présidence et les notes techniques du Groupe de travail, qui identifient les points de convergence dans le programme de réforme de l’architecture du financement du développement, facilitent une compréhension commune des implications macroéconomiques et financières de la transformation numérique, de l’intelligence artificielle et des réformes structurelles, et éclairent la participation des membres des BRICS aux instances multilatérales pertinentes. Nous prenons acte de la note de discussion, qui reflète des perspectives partagées sur le financement climatique, fondées sur les principes de la CCNUCC et de l’Accord de Paris. Nous encourageons le Groupe de travail à poursuivre ses travaux en cohérence avec les axes de travail des ministères des Finances et des banques centrales. Nous prenons également note du Recueil sur les mécanismes de financement des modes de vie pour le développement durable et de l’Examen des vulnérabilités liées au climat, qui mettent en lumière les approches des pays BRICS en matière de mobilisation de financements pour le développement durable. Nous saluons également le Document de travail sur l’intelligence artificielle et l’économie verte, qui souligne les possibilités offertes par l’IA pour une croissance durable.
101. Reconnaissant les défis posés par le vieillissement de la population et l'importance de la main-d'œuvre informelle, nous saluons les ateliers organisés pendant la présidence indienne lors d'un forum des BRICS réunissant des régulateurs et des superviseurs de pensions afin de renforcer la coopération en matière de réglementation des pensions et de sécurité des revenus de retraite.
102. Nous saluons les progrès accomplis dans la mise en œuvre de l’initiative de garantie multilatérale des BRICS (GMB), conformément aux orientations de la Déclaration de Rio de 2025. Nous reconnaissons le potentiel de cette initiative pour mobiliser des capitaux privés, améliorer la solvabilité et réduire les coûts de financement des projets de développement dans les BRICS et les pays du Sud. Nous encourageons la poursuite des travaux techniques et la mise en place d’opérations pilotes.
103. Reconnaissant son rôle dans la recherche sur les politiques publiques et l’échange de ressources intellectuelles, nous saluons la contribution continue du Réseau des centres de recherche des BRICS sur la finance, sous la présidence indienne, à l’utilisation des technologies financières pour un développement inclusif et un financement résilient des infrastructures. Nous soutenons les efforts visant à renforcer sa production et sa diffusion de la recherche.
104. Nous saluons les conclusions de la réunion des ministres des Transports des BRICS qui s'est tenue à Nagpur et nous nous réjouissons de poursuivre le dialogue sur les transports, y compris l'aviation civile, afin de répondre aux besoins de toutes les parties prenantes et de renforcer le potentiel de transport des pays BRICS, dans le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de chaque État membre, dans le cadre de la coopération en matière de transport. Nous réaffirmons l'engagement des pays BRICS à approfondir leur coopération dans les domaines de la politique des transports, de l'investissement, du développement technologique et du renforcement des capacités, en vue de développer des infrastructures de transport durables et résilientes, reconnaissant leur rôle fondamental dans la croissance économique, la connectivité et la durabilité environnementale. À cet égard, nous reconnaissons l'importance d'intégrer les principes de l'économie circulaire au développement et à l'entretien des infrastructures de transport dans tous les pays BRICS, et de promouvoir les carburants d'aviation durables et à faible teneur en carbone comme moyens de réduire les émissions de carbone dans l'aviation internationale. Nous saluons le Forum des BRICS sur les carburants d'aviation durables, le Cadre de coopération des BRICS pour le partage des connaissances sur la décarbonation des transports, la valorisation de notre potentiel en matière d'énergies renouvelables et la création du Pôle de mobilité urbaine des BRICS pour le partage des connaissances et la coopération sur des solutions de transport urbain accessibles, abordables, inclusives et intelligentes. Nous saluons également la mise en place du Cadre de coopération des BRICS sur la chaîne logistique et encourageons les discussions sur le projet de Réseau de recherche ferroviaire des BRICS.
105. Nous saluons l’entrée en vigueur de l’amendement de 2016 à l’article 50 a) de la Convention relative à l’aviation civile internationale, qui élargit la composition du Conseil de l’OACI en ajoutant quatre sièges aux régions sous-représentées, notamment l’Afrique et l’Asie-Pacifique, et nous saluons les candidatures de l’Éthiopie, soutenue par l’Union africaine en tant que seul candidat africain, et de l’Indonésie pour occuper les sièges supplémentaires au Conseil lors des prochaines élections qui se tiendront pendant la 43e Assemblée (extraordinaire) de l’OACI.
106. Nous saluons la tenue du Forum des BRICS sur l’urbanisation à New Delhi et l’adoption de la Déclaration ministérielle. Nous réaffirmons notre engagement à promouvoir un développement urbain centré sur l’humain et à créer des villes inclusives, durables, résilientes et agréables à vivre grâce à une coopération renforcée en matière de logement adéquat, sûr et abordable, d’eau et d’assainissement, de mobilité durable, de mobilité harmonisée et efficace, de gestion des déchets et d’autres services urbains essentiels. Nous nous félicitons également de la création du Réseau de recherche et de connaissances urbaines des BRICS, qui servira de plateforme pour la recherche appliquée, le partage des connaissances et le renforcement des capacités afin de soutenir un développement urbain résilient et durable.
107. Nous réaffirmons notre engagement à défendre le multilatéralisme, essentiel pour relever les défis qui menacent notre planète et notre avenir, tels que les changements climatiques. Nous nous engageons à rester unis pour atteindre l’objet, les principes et les objectifs de la CCNUCC et de son Accord de Paris, et nous exhortons tous les pays à maintenir leurs engagements actuels en tant qu’États parties à ces instruments, tout en poursuivant et en intensifiant leurs efforts de lutte contre les changements climatiques. En outre, nous réaffirmons notre ferme engagement, en vue d’atteindre l’objectif de la CCNUCC, à lutter contre les changements climatiques en renforçant la mise en œuvre intégrale et effective de l’Accord de Paris, notamment ses dispositions relatives à l’atténuation, à l’adaptation, aux pertes et dommages, et à la mise à disposition de moyens de mise en œuvre pour les pays en développement, dans le respect de l’équité et du principe des responsabilités communes mais différenciées et des capacités respectives, compte tenu des différentes situations nationales. Nous reconnaissons également que le poids élevé de la dette freine davantage les investissements dans le climat et le développement dans de nombreux pays en développement et appelons à une action internationale coordonnée pour améliorer la viabilité de la dette, accroître les marges de manœuvre budgétaires et soutenir le développement durable et le financement climatique. Nous encourageons la coopération des BRICS à cet égard au sein du Groupe de contact sur les changements climatiques et le développement durable. Nous saluons la réussite de la présidence brésilienne de la COP30 et exprimons notre soutien à la présidence éthiopienne de la COP32 de la CCNUCC.
108. Nous nous opposons aux mesures unilatérales, punitives, discriminatoires et protectionnistes qui ne sont pas conformes au droit international, telles que les mécanismes d’ajustement carbone aux frontières, et nous exprimons notre préoccupation quant au fait que de telles mesures compromettent les efforts des pays, en particulier des pays en développement, pour lutter contre les effets néfastes des changements climatiques, accroître leur capacité d’adaptation et leur résilience.
109. Nous soulignons le potentiel de la Plateforme de recherche climatique des BRICS et du Laboratoire des BRICS pour le commerce, le changement climatique et le développement durable afin de promouvoir l’action climatique et de renforcer la résilience des pays membres des BRICS, et nous nous réjouissons de leur développement futur. Rappelant la Déclaration-cadre des dirigeants de 2025 sur le financement climatique, nous soutenons la promotion de la coopération dans le domaine des marchés du carbone, en particulier le renforcement des capacités et l’échange d’expériences, et nous attendons avec intérêt la mise en œuvre du Mémorandum d’accord sur le Partenariat des BRICS pour les marchés du carbone, qui constitue une approche coopérative visant à soutenir les membres dans leurs stratégies climatiques, notamment en complétant les efforts d’atténuation et en mobilisant les ressources nécessaires. Nous saluons l’échange de connaissances qui a eu lieu dans le cadre du Dialogue de haut niveau des BRICS sur les approches communautaires d’adaptation centrées sur les personnes et du Dialogue sur l’alignement des marchés du carbone sur les objectifs d’adaptation.
110. Nous encourageons une coopération accrue entre les pays BRICS en matière d’adaptation centrée sur les populations et ancrée dans les communautés, voie essentielle pour renforcer la résilience climatique et le développement durable. Les pays développés fourniront aux pays en développement des ressources financières supplémentaires, adéquates, prévisibles et accessibles, un appui au renforcement des capacités, au développement technologique et au transfert de technologies à des fins d’adaptation. Nous reconnaissons la valeur des systèmes de connaissances traditionnels, des pratiques autochtones et locales, des innovations locales et des expériences communautaires pour renforcer les capacités d’adaptation et relever les défis climatiques, et nous encourageons l’échange d’expériences, de connaissances et de bonnes pratiques, notamment l’intégration des connaissances traditionnelles aux connaissances scientifiques et à l’innovation technologique. À cet égard, nous saluons les Principes des BRICS visant à promouvoir la résilience climatique par une adaptation centrée sur les populations et ancrée dans les communautés, fondée sur les connaissances traditionnelles. Nous soulignons l’importance de transitions justes définies au niveau national et d’actions équilibrées d’atténuation et d’adaptation. Nous insistons également sur l’importance de toutes les solutions et technologies disponibles et accessibles qui contribuent à réduire les émissions et à améliorer les capacités d’adaptation, notamment le rôle fondamental des écosystèmes en tant que réservoirs et puits de carbone, fournisseurs de services écosystémiques et acteurs de la résilience climatique.
111. Nous soulignons l’importance de la conservation et de l’utilisation durable de la biodiversité, du partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques et de la mise en œuvre effective de la Convention sur la diversité biologique, de ses Protocoles et du Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité. Nous saluons la création du Fonds pour la biodiversité de Kunming et la contribution de la Chine, et reconnaissons son rôle important dans le soutien apporté aux pays en développement pour la conservation de leur biodiversité. Nous saluons également les initiatives des pays BRICS, notamment l’Initiative d’action du Fonds pour la biodiversité de Kunming. Nous exhortons les pays développés à garantir aux pays en développement des ressources financières adéquates, efficaces, prévisibles, opportunes et accessibles, et à renforcer leurs capacités, leur développement et le transfert de technologies en vue de la conservation, de l’utilisation durable et du partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation de la biodiversité. Tout en saluant les efforts déployés par nos pays pour préserver les espèces rares et en prenant note de la grande vulnérabilité des grands félins, nous prenons acte de l’initiative de la République de l’Inde visant à créer une Alliance internationale pour les grands félins et encourageons les pays BRICS à collaborer à la conservation des grands félins.
112. Nous soulignons le rôle fondamental de tous les types de forêts, y compris les forêts boréales et tropicales, dans la conservation de la biodiversité, des bassins versants et des sols, ainsi que dans la fourniture de bois et de produits forestiers non ligneux de grande valeur pour les secteurs économiques, la régulation des cycles hydrologiques, la lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse, et leur rôle essentiel de puits de carbone. Nous encourageons l’échange de bonnes pratiques favorisant la gestion et la restauration durables des forêts. Nous soulignons également leur rôle dans le maintien des moyens de subsistance, notamment ceux des peuples autochtones et des communautés locales, grâce à une utilisation durable. Nous saluons également l’adoption, dans tous les pays BRICS, des Principes des BRICS pour le verdissement intégré des paysages et la restauration des terres, ainsi que de la Charte commune pour la préparation et la lutte contre les incendies de forêt. Nous nous félicitons du lancement du Mécanisme « Forêts tropicales pour toujours » lors du Sommet de Belém sur le climat et reconnaissons qu’il s’agit d’un mécanisme novateur conçu pour mobiliser des financements à long terme axés sur les résultats pour la conservation des forêts tropicales. Nous encourageons les pays investisseurs potentiels à annoncer des contributions ambitieuses afin d’assurer la capitalisation et la mise en œuvre rapide du Mécanisme. Nous prenons également note de l’initiative « Unis pour nos forêts » et saluons les vastes initiatives nationales de reboisement qui promeuvent la conservation, la gestion durable et la restauration de ces écosystèmes tropicaux essentiels. Nous saluons l’Alliance pour les mangroves et le climat, codirigée par les Émirats arabes unis et l’Indonésie, qui constitue une plateforme de coopération internationale.
113. Nous reconnaissons les défis environnementaux critiques tels que la disponibilité en eau, la désertification, la sécheresse, la dégradation des terres, ainsi que les tempêtes de sable et de poussière et les feux de forêt, qui ont des conséquences importantes sur les écosystèmes, l’agriculture, les moyens de subsistance des populations vulnérables et le développement socio-économique. Nous nous engageons à assurer la protection intégrée et la gestion systématique des montagnes, des ressources en eau, des forêts, des tourbières et des mangroves, des terres cultivées, des prairies et des déserts en vue de la restauration holistique des écosystèmes. Nous reconnaissons l’importance de la Conférence des Nations Unies sur l’eau de 2026, co-organisée par les Émirats arabes unis et la République du Sénégal, qui se tiendra à Abou Dhabi du 8 au 10 décembre 2026, et nous nous réjouissons de poursuivre les progrès et les discussions afin d’accélérer la mise en œuvre de l’Objectif de développement durable n° 6 (garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau) relatif à l’eau potable et à l’assainissement.
114. Nous constatons l’augmentation de l’ampleur et de la complexité de la production de déchets, conséquence de l’urbanisation, de l’industrialisation et de l’évolution des modes de consommation. Nous soulignons l’importance de renforcer les cadres de gestion intégrée des déchets, appuyés par des instruments politiques nationaux tels que la responsabilité élargie des producteurs (REP), l’écoconception et les marchés publics durables, par des mécanismes de suivi améliorés et par des investissements dans les infrastructures de recyclage et de valorisation, conformément aux priorités et aux capacités nationales, afin d’améliorer la circularité des matériaux et l’efficacité des ressources. Nous saluons l’initiative visant à créer un réseau institutionnel des BRICS pour promouvoir le partage des connaissances, la recherche et l’innovation en matière de modes de vie durables. Nous nous félicitons de la possibilité d’organiser la Semaine des modes de vie durables des BRICS en 2026.
115. Alors que la Nouvelle Banque de développement entame sa deuxième décennie d’excellence en matière de développement de haute qualité, nous reconnaissons et soutenons son rôle croissant en tant qu’acteur solide et stratégique du développement et de la modernisation dans tous les pays actionnaires et dans les pays du Sud. Nous soulignons le rôle grandissant de la Nouvelle Banque de développement (NBD) pour répondre aux priorités de développement et aux besoins en infrastructures des économies de marché émergentes et en développement (EMED). Nous encourageons la Banque à redoubler d’efforts pour accroître progressivement sa capacité de mobilisation des ressources, favoriser l’innovation, développer le financement en monnaie locale, diversifier ses sources de financement et soutenir des projets à fort impact qui contribuent au développement durable, réduisent les inégalités et promeuvent l’investissement dans les infrastructures et l’intégration économique. Nous reconnaissons la NBD comme une institution essentielle des BRICS pour la promotion du développement durable, la réduction des inégalités et le renforcement de la résilience des économies émergentes. Nous encourageons également la NBD à continuer d’adhérer aux principes de leadership des membres et de réactivité à la demande, ainsi qu’au renforcement continu de son cadre de gouvernance, qui améliorent la résilience institutionnelle et l’efficacité opérationnelle de la Banque, afin qu’elle puisse continuer à remplir sa mission et ses fonctions de manière équitable et non discriminatoire. Nous réaffirmons notre soutien à l’élargissement du nombre de membres de la Nouvelle Banque de développement (NBD) et au traitement accéléré des candidatures des pays BRICS intéressés, conformément à la stratégie générale et aux politiques connexes de la NBD. Nous remercions la Russie d’accueillir la 11e Assemblée annuelle de la NBD à Moscou les 14 et 15 mai 2026, en sa qualité de présidente du Conseil des gouverneurs de la NBD. Nous saluons le lancement du Portail de connaissances BRICS-NBD sous la présidence indienne, développé en coopération avec la NBD. Ce portail rassemble les expériences de développement, les meilleures pratiques, les innovations politiques et les enseignements tirés des programmes nationaux et des projets financés par la NBD dans les pays membres des BRICS. Il est conçu pour servir de référentiel aux résultats des groupes de travail du Programme de financement des BRICS, favorisant ainsi la continuité et le partage des connaissances entre les différentes présidences. Nous encourageons la poursuite du développement du portail afin d’en faire un outil pratique et accessible aux pays des BRICS.
116. Tout en insistant sur la nécessité de poursuivre la réforme de la gouvernance économique mondiale afin de garantir une participation plus efficace, équitable et représentative des économies émergentes et en développement, nous soulignons le rôle fondamental du G20 en tant que principal forum mondial de coopération économique internationale. Il offre une plateforme de dialogue entre économies émergentes et développées, sur un pied d’égalité et dans un esprit de bénéfice mutuel, dans le but de rechercher conjointement des solutions partagées aux défis mondiaux, de promouvoir un monde multipolaire et de garantir un système économique international et des chaînes de valeur ouverts, non discriminatoires, équitables et inclusifs. Nous réaffirmons notre engagement à œuvrer collectivement pour préserver l’héritage des présidences successives du G20 assurées par les États membres des BRICS – l’Indonésie, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud – entre 2022 et 2025, et pour amplifier la voix des pays du Sud au sein du système de gouvernance économique mondiale. Cela permettra au G20 de refléter pleinement le poids croissant des économies émergentes et en développement dans l’économie mondiale et d’intégrer leurs priorités à son programme. Nous saluons le renforcement de la voix des pays émergents et en développement (PEDD) au sein du G20 grâce à l'adhésion de l'Union africaine lors de la présidence indienne du G20 en 2023, ainsi que l'invitation adressée aux pays du Sud sous les présidences du Brésil et de l'Afrique du Sud, et notamment le renforcement de leur interaction et de leur alignement. Nous reconnaissons l'importance du fonctionnement continu et productif du G20, fondé sur son mandat économique, la prise de décision par consensus, des processus dépolitisés, son intégrité et l'inadmissibilité de tout réexamen arbitraire de sa composition. À cet égard, nous soulignons le statut de l'Afrique du Sud en tant que membre fondateur et membre à part entière du G20, tout en insistant sur le fait que toute modification de la composition doit reposer sur le consensus de tous les membres et refléter l'équilibre géographique et la participation croissante des pays du Sud à la production mondiale.
117. Nous réaffirmons notre engagement à approfondir la coopération entre les pays BRICS en matière de droit et de politique de la concurrence afin de favoriser des environnements de marché équitables, concurrentiels et résilients dans tous les secteurs, y compris les secteurs critiques et émergents, dans le respect des priorités, des lois et des réglementations nationales. Nous prenons note des discussions menées sur le thème « Renforcer la coopération pour promouvoir une concurrence loyale, notamment sur les marchés des énergies renouvelables », afin de soutenir les transitions énergétiques durables. Nous encourageons également la poursuite de la coopération entre les autorités de la concurrence des BRICS afin d’identifier et de traiter efficacement les nouveaux défis en matière de concurrence, en vue de préserver des marchés concurrentiels et performants qui favorisent l’innovation et le bien-être des consommateurs.
118. Nous saluons la coopération entre les organismes nationaux de normalisation (ONN) des BRICS et nous félicitons des progrès accomplis en vue de la signature du Mémorandum d’entente des BRICS sur la coopération en matière de normalisation. Ce mémorandum représente une étape importante pour le renforcement de la collaboration, l’amélioration des échanges d’informations, la mise en place de mécanismes de dialogue régulier et d’activités conjointes, ainsi que la promotion d’une participation coordonnée aux processus internationaux de normalisation pertinents dans divers secteurs. Nous saluons également les initiatives visant à dynamiser la coopération dans les domaines émergents de la normalisation et du renforcement des capacités, notamment la session technique des BRICS sur les tendances émergentes en matière de normalisation de l’IA, la session des BRICS sur le partage des connaissances pour le renforcement des capacités et le Forum économique et commercial des BRICS sur le développement du commerce et la coopération en matière de normalisation. Nous encourageons la poursuite des échanges entre les ONN des BRICS sur les expériences nationales, les meilleures pratiques et les approches novatrices en matière d’élaboration, d’adoption et de mise en œuvre des normes, ainsi que l’échange de connaissances et de ressources techniques afin de renforcer la coopération et les capacités institutionnelles dans tous les pays des BRICS.
119. Nous réaffirmons l’importance de renforcer la coopération statistique dans l’élaboration des politiques, au sein d’un écosystème de données en constante évolution. Nous encourageons la poursuite de la coopération dans les domaines d’intérêt commun, notamment la modernisation des systèmes statistiques et l’adoption de méthodologies et de sources de données innovantes. Nous soulignons également la nécessité de collecter et de mettre à jour régulièrement les informations relatives aux réformes statistiques nationales, y compris l’utilisation de sources de données administratives et alternatives, l’intelligence artificielle et les initiatives de renforcement des capacités, afin de favoriser le partage des connaissances et la collaboration entre les pays membres. Nous encourageons le renforcement du partage des connaissances et du renforcement des capacités au sein des BRICS. Nous soutenons le maintien de la Publication statistique conjointe annuelle des BRICS et du Résumé de cette publication, qui constituent un outil précieux pour la transparence, l’apprentissage mutuel et la coopération entre les membres des BRICS.
120. Nous soulignons le rôle fondamental de la propriété intellectuelle comme socle d’un développement économique de qualité, encourageons une coopération substantielle entre les offices de propriété intellectuelle (PI) des BRICS et saluons la mise à jour du Cadre de lignes directrices opérationnelles en 2026 afin de mieux orienter la mise en œuvre de la coopération et d’élargir les échanges et la collaboration entre les offices de PI des BRICS dans les domaines suivants : sensibilisation à la PI, renforcement des capacités, commercialisation de la PI, procédures d’examen des brevets, savoirs traditionnels, appellations d’origine et indications géographiques (IG), et applications de l’IA, selon des modalités mutuellement convenues. Nous reconnaissons l’importance de collaborer pour promouvoir le respect des droits de propriété intellectuelle utilisés dans l’environnement numérique, notamment à des fins de formation à l’IA, ainsi qu’une juste rémunération des titulaires de droits, tout en respectant les besoins et les priorités des pays en développement. Face à l’essor des applications de l’IA, nous sommes conscients des risques liés à l’appropriation illicite et à la déformation des connaissances, du patrimoine et des valeurs culturelles insuffisamment représentés dans les ensembles de données et les modèles d’IA.
121. Nous soulignons le rôle essentiel des institutions supérieures de contrôle des finances publiques (ISC) dans la promotion de la responsabilité, de la transparence, de l’efficacité et de la bonne gouvernance au sein de l’administration publique. Nous reconnaissons également l’évolution des ISC, notamment l’intégration des audits financiers et de conformité à des approches davantage axées sur les résultats, les données et l’impact. Nous nous félicitons de la poursuite des échanges de connaissances, d’expériences et de bonnes pratiques entre les ISC des pays BRICS, y compris la coopération en matière d’audit des systèmes de mobilité urbaine. Rappelant la Déclaration de Bengaluru adoptée lors de la cinquième réunion des chefs des ISC des BRICS, nous saluons les efforts déployés pour renforcer la pertinence, l’impact et la crédibilité des ISC et contribuer à une meilleure gouvernance et à l’amélioration de la qualité de vie des citoyens dans tous les pays BRICS, notamment par la mise en œuvre du Plan de travail des ISC des BRICS 2027-2028.
Renforcer la coopération culturelle et interpersonnelle
122. Nous réaffirmons l’importance des échanges et des initiatives entre les peuples des BRICS pour renforcer la compréhension mutuelle, l’amitié et la coopération entre nos nations et nos peuples. À cet égard, nous saluons la tenue de réunions importantes telles que le Forum parlementaire, la Réunion des ministres du Tourisme des BRICS, le Conseil des entreprises, le Forum des entreprises, l’Alliance des femmes entrepreneures, le Conseil de la jeunesse, le Sommet de la jeunesse, la Réunion des doyens des académies diplomatiques, le Conseil des centres de recherche, le Forum académique, le Conseil civique et le Forum civique. Nous appelons à redoubler d’efforts pour respecter la diversité culturelle, valoriser le patrimoine, l’innovation et la créativité, promouvoir conjointement des échanges et une coopération internationaux dynamiques entre nos peuples, et rappelons l’adoption de la résolution A/RES/78/286 de l’Assemblée générale des Nations Unies, intitulée « Journée internationale du dialogue entre les civilisations ».
123. Nous saluons les conclusions de la Réunion ministérielle des femmes des BRICS qui s’est tenue à Kochi, fondée sur la vision d’un développement mené par les femmes et sur leur développement holistique. Nous reconnaissons le rôle des femmes comme dirigeantes, décideuses et actrices de la croissance économique et de la transformation sociale. Nous affirmons que la participation des femmes à la gouvernance, leur inclusion financière et numérique, le renforcement de leurs capacités, leur accès au développement des compétences et aux opportunités entrepreneuriales, le soutien à l’entrepreneuriat, l’accès aux services productifs et sociaux, ainsi que leur rôle crucial dans l’action climatique, la sécurité alimentaire et la nutrition – autant d’éléments interdépendants – sont essentiels au développement durable. Nous reconnaissons le rôle vital des femmes dans le processus de consolidation de la paix, conformément à l’Agenda mondial sur les femmes, la paix et la sécurité. Nous saluons l’élaboration des Lignes directrices des BRICS pour le renforcement des capacités numériques des femmes et prenons note de l’initiative de l’Inde, qui assure la présidence, de créer un répertoire numérique volontaire et non contraignant des meilleures pratiques. Nous reconnaissons également l’importance des politiques qui soutiennent la pleine participation des femmes à la vie économique, notamment par le biais de politiques de prise en charge adaptées aux contextes nationaux.
124. Nous saluons les conclusions de la 13e réunion des ministres de l’Éducation des BRICS à Bhubaneswar et réaffirmons notre engagement à renforcer la coopération en matière d’éducation, moteur essentiel du développement durable, de la croissance inclusive et des échanges entre les peuples. Nous reconnaissons le rôle important du Partenariat des BRICS pour l’enseignement et la formation techniques et professionnels (BRICS-TCA) dans la création d’une plateforme multilatérale de coopération, la promotion de l’échange d’informations et de ressources, et le développement conjoint de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels entre les États membres. Nous attendons avec intérêt le rapport biennal d’activité du BRICS-TCA et le recueil des initiatives de compétences durables du BRICS-TCA. Nous réaffirmons notre engagement à renforcer les systèmes de développement des compétences, la culture numérique et l’aptitude de la main-d’œuvre dans tous les pays des BRICS, tout en favorisant l’adéquation des programmes de formation à l’évolution des besoins du marché et aux priorités du développement durable, par le biais du renforcement des liens entre les établissements de formation professionnelle et technique et les entreprises.
125. Nous soutenons également la poursuite de la coopération par le biais des mécanismes éducatifs existants des BRICS, notamment l’Université du Réseau des BRICS, et prenons note avec satisfaction de l’initiative de l’Inde visant à diffuser les Principes directeurs des BRICS relatifs au renforcement de la collaboration scientifique dans le domaine des systèmes de connaissances traditionnels et autochtones. Nous encourageons l’Université du Réseau des BRICS à envisager l’intégration possible des systèmes de connaissances traditionnels, autochtones et locaux en tant que Groupe thématique international (GTI) supplémentaire, conformément aux procédures de gouvernance établies et dans le respect des lois et politiques nationales des pays des BRICS. Nous encourageons l’échange de bonnes pratiques, la coopération en matière d’éducation et de protection de la petite enfance (EPPE) et d’alphabétisation et de compétences fondamentales (APF), la reconnaissance mutuelle des qualifications, la mobilité académique et professionnelle, la culture numérique, l’utilisation sûre, éthique et centrée sur l’humain des technologies émergentes, notamment l’intelligence artificielle, dans l’éducation, ainsi que le renforcement des partenariats institutionnels. Nous encourageons également les efforts de collaboration visant à améliorer la gouvernance institutionnelle, à rehausser la qualité et l’accessibilité de l’éducation et à promouvoir les programmes d’échange et les bourses d’études aux niveaux licence et master, notamment dans les domaines des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM). Nous encourageons le renforcement des liens entre l'enseignement technique et professionnel et l'industrie afin de stimuler l'innovation et d'accroître les perspectives d'emploi, ainsi que les échanges de connaissances et d'innovations pour permettre aux étudiants et aux établissements de saisir les opportunités et de relever les défis de demain. Nous encourageons la poursuite de l'organisation du Forum des recteurs des BRICS et la tenue de discussions sur l'Olympiade de l'éducation des BRICS, ainsi que l'exploration de nouvelles pistes pour le développement du Système mondial de classement et d'évaluation des universités des BRICS.
126. Nous encourageons le renforcement de la coopération des BRICS en matière de travail afin d'intensifier les efforts visant à protéger et à améliorer les moyens de subsistance des populations, à promouvoir le plein emploi productif et de qualité, à investir dans le capital humain et à favoriser un développement démographique de qualité grâce au développement durable et à des marchés du travail inclusifs et centrés sur les personnes. À cet égard, nous reconnaissons le rôle transformateur des technologies numériques pour étendre la portée de la protection sociale et améliorer l'inclusion et l'accessibilité pour le bien-être des travailleurs, et nous reconnaissons l'importance d'explorer des approches politiques novatrices et adaptées à chaque pays pour accroître la couverture de la protection sociale pour les travailleurs de l'économie collaborative et des plateformes numériques. Nous nous engageons à renforcer la collaboration en matière de prévision des besoins en compétences en analysant les tendances du marché du travail dans les secteurs du numérique, des technologies vertes, des soins et autres secteurs prioritaires. Nous saluons l'adoption de BRICS CONNECT (Réseau de coopération des BRICS pour le renforcement des capacités, l'employabilité et les nouvelles compétences et technologies), qui complète le Bureau de liaison virtuel des BRICS pour la coopération en matière de sécurité sociale. Nous reconnaissons l'importance de protéger les droits des travailleurs qui se déplacent au-delà des frontières, d'assurer la portabilité des prestations et d'éviter la double affiliation à la sécurité sociale. Nous réaffirmons notre engagement collectif à bâtir des marchés du travail résilients, formels, inclusifs, réactifs, numérisés et pérennes, afin de garantir qu'aucun travailleur ne soit laissé pour compte. Nous prenons note de l'initiative visant à établir la « Plateforme numérique internationale pour l'emploi à distance » pour les pays BRICS.
127. Nous saluons l’adoption de la Déclaration de Bhopal lors de la 11e réunion des ministres de la Culture des BRICS, qui réaffirme le rôle essentiel de la culture pour favoriser la coopération entre les peuples et renforcer les liens entre les pays des BRICS. Nous appelons à la protection du patrimoine culturel, y compris dans les régions touchées par les conflits, afin de prévenir la destruction et le trafic illicite de biens culturels, indispensables à la préservation de l’histoire et de l’identité des communautés affectées. Nous insistons également sur la nécessité d’assurer la restitution et le rapatriement du patrimoine culturel, des antiquités et des objets à valeur spirituelle, ancestrale, historique et culturelle vers leurs pays d’origine. Par ailleurs, nous encourageons la coopération entre les pays des BRICS par l’échange d’informations, de documents et la coopération institutionnelle entre les musées, les archives, les bibliothèques et autres institutions culturelles compétentes. Nous promouvons l’échange d’informations et le partage des meilleures pratiques dans les industries culturelles et créatives, notamment en matière de formation et de renforcement des capacités des artistes et des professionnels de la culture. Nous prenons note de l’initiative visant à créer et à développer un Registre des artistes à titre de projet pilote pour les membres qui y participent volontairement. À cet égard, nous saluons des initiatives telles que la Plateforme sur les industries culturelles et créatives et l’économie créative, ainsi que l’identification et la documentation des systèmes de connaissances traditionnelles et des expressions culturelles traditionnelles. Nous encourageons l’étude des possibilités de candidatures multinationales conjointes au titre des conventions et programmes pertinents de l’UNESCO, sur une base volontaire. Nous promouvons une coopération accrue entre les pays BRICS, notamment au sein des instances multilatérales compétentes, pour le développement des industries et des ressources culturelles.
128. Nous saluons l’organisation du Festival culturel des BRICS et du Bazar WAVES. Nous apprécions l’organisation du Festival de théâtre des BRICS et du Festival du film des BRICS, qui constituent d’importantes plateformes pour mettre en valeur la diversité culturelle de nos nations, promouvoir la diffusion d’œuvres culturelles et créatives et renforcer les liens entre nos peuples. Nous encourageons le développement de ces plateformes, afin de multiplier les opportunités d’échanges et de collaboration culturels entre les pays des BRICS. Nous nous félicitons du développement et du renforcement continus des Alliances des BRICS, qui visent à enrichir et à élargir les échanges culturels entre les peuples des pays des BRICS.
129. Nous reconnaissons que le tourisme est un moteur important de croissance économique, de création d'emplois, de recettes en devises, de développement inclusif et durable, de moyens de subsistance locaux, de diversification économique, de préservation du patrimoine, de valorisation de l'image nationale, de compréhension culturelle et d'échanges entre les peuples. Nous reconnaissons également que les pays BRICS possèdent un immense potentiel dans le secteur du tourisme et offrent d'importantes opportunités de croissance et de développement d'un tourisme durable et résilient, conformément aux Objectifs de développement durable, notamment par la promotion de l'écotourisme. Nous encourageons l'échange de connaissances sur les modèles de tourisme responsable, durable et régénérateur. Nous saluons les initiatives visant à tirer parti de l'intelligence artificielle et des outils numériques pour des systèmes touristiques plus intelligents et plus efficaces, tels que les systèmes de paiement numérique qui promeuvent des modèles de tourisme écologiques, communautaires, durables et résilients face au changement climatique ; le renforcement du capital humain, de la formation, de la promotion des investissements et des capacités institutionnelles dans l'ensemble du secteur ; et la facilitation des flux touristiques. Nous saluons le communiqué de la réunion des ministres du Tourisme tenue à Jaipur sur le renforcement de la coopération intra-BRICS afin de promouvoir un développement touristique durable, inclusif, intelligent et résilient dans tous les pays BRICS et d'améliorer la compétitivité du tourisme international. Nous soutenons également le développement et la promotion de produits touristiques diversifiés entre les États membres, notamment le tourisme historique, culturel, de nature, gastronomique et de santé.
130. Nous soulignons l'importance du sport comme vecteur de développement social, d'échanges entre les peuples et de promotion de sociétés saines et actives. Nous saluons les progrès du Groupe de travail sur le sport des BRICS, notamment la mise en œuvre du Mémorandum d'entente sur la coopération dans le domaine de la culture physique et du sport. À cet égard, nous apprécions l'organisation des Jeux des BRICS comme plateforme de coopération dans le sport de haut niveau, le sport pour tous et le sport de loisir, ainsi que le développement des sports nationaux, traditionnels, autochtones et non olympiques dans les pays des BRICS afin de célébrer notre diversité commune. Nous encourageons une coopération accrue pour promouvoir le sport auprès des jeunes et des étudiants, tant dans les sports populaires que dans les sports nationaux, traditionnels et autochtones. Nous encourageons les pays membres des BRICS à faciliter la coopération en matière de technologies sportives par l'échange de bonnes pratiques, d'expériences institutionnelles, d'informations techniques et de contributions à la recherche. Nous accueillons favorablement la proposition du Sommet des fabricants d'articles de sport des BRICS visant à promouvoir la coopération dans la fabrication, la recherche et l'innovation en matière d'articles de sport. Nous reconnaissons également le rôle croissant des technologies dans l'amélioration de la performance, du bien-être, de la gouvernance et de l'inclusion dans le sport, et nous encourageons les discussions sur la création d'un groupe de travail sur les technologies sportives. Nous saluons le dialogue sur le cadre de coopération sportive des BRICS et attendons avec intérêt son examen plus approfondi dans le cadre du processus de consultation établi entre les États membres, conformément à leurs procédures internes respectives.
131. Nous réaffirmons le rôle essentiel des jeunes comme moteurs de résilience, d’innovation, d’inclusion et de développement durable. Nous saluons les discussions tenues lors de la Réunion ministérielle des BRICS sur la jeunesse et nous félicitons le Conseil des jeunes des BRICS et le Sommet des jeunes des BRICS pour leur contribution au renforcement de la coopération au sein des BRICS et à une participation active des jeunes. Nous encourageons une coopération accrue entre les jeunes des pays BRICS dans les domaines suivants : éducation, formation et compétences ; entrepreneuriat des jeunes ; sciences, technologies et innovation ; engagement social et culturel ; travail social et bénévolat ; développement ; lutte contre la pauvreté, la faim et les inégalités ; santé, jeunesse et sport ; jeunesse, environnement et durabilité ; dialogue interreligieux des jeunes ; échanges de jeunes ; et inclusion des jeunes. À cet égard, nous saluons les progrès accomplis dans le cadre de coopération des BRICS pour la jeunesse, qui renforcera la coopération entre les BRICS sur les priorités communes en matière de jeunesse.
132. Nous reconnaissons la nécessité de renforcer la coopération dans le domaine de la justice et prenons acte de la Réunion des ministres de la Justice des BRICS, de la Réunion des présidents des cours suprêmes des BRICS et de la Réunion des procureurs généraux des BRICS. Nous soutenons également une coopération accrue pour le règlement des différends commerciaux transfrontaliers. Nous reconnaissons l’importance de mécanismes de règlement des différends efficaces et fiables pour garantir la sécurité juridique, renforcer la confiance des investisseurs et faciliter le commerce et les investissements internationaux, et nous reconnaissons le rôle croissant des modes alternatifs de règlement des différends (MARD), notamment la médiation et l’arbitrage, qui constituent des compléments efficaces aux procédures judiciaires formelles. Nous encourageons les pays des BRICS à promouvoir les MARD comme un mécanisme accessible et centré sur les personnes et à soutenir les initiatives de renforcement des capacités des acteurs concernés dans tous les pays membres.
133. Nous attendons avec intérêt le XIIe Forum parlementaire des BRICS en octobre 2026, notamment la Réunion des femmes parlementaires et la Réunion des présidents des commissions des affaires internationales, afin de renforcer les échanges et la coopération entre nos parlements. Nous soulignons l’importance de ces réunions, qui constituent des plateformes précieuses pour approfondir la compréhension et la confiance mutuelles entre les nations, favoriser l’innovation et renforcer la résilience institutionnelle en vue de bâtir un avenir inclusif, durable et équitable pour tous.
134. Nous saluons la tenue du Forum des affaires des BRICS 2026, qui a facilité les rencontres d’affaires directes entre les membres des BRICS. Nous saluons également des initiatives telles que les BRICS Solutions Awards 2026 et les BRICS Women-Owned Startups Awards 2026, qui ont encouragé des solutions innovantes, adaptables et à fort impact pour parvenir à un développement durable, au progrès technologique et à une croissance inclusive dans les pays des BRICS.
135. Nous saluons les efforts constants du Conseil des entreprises des BRICS pour renforcer la coopération économique entre les pays membres et nous nous félicitons du rapport annuel du Conseil des entreprises des BRICS et de ses recommandations politiques visant à améliorer le commerce, les investissements et la résilience des chaînes d’approvisionnement, notamment grâce à une collaboration accrue entre les entreprises membres des BRICS. Nous saluons également le lancement du Réseau pour le développement durable.
136. Nous saluons le rôle important de l’Alliance des femmes entrepreneures des BRICS (WBA) dans la promotion de l’entrepreneuriat, du leadership et de la participation économique des femmes dans les pays des BRICS. Nous nous félicitons des recommandations formulées dans le rapport annuel de la WBA, qui vise à améliorer l’accès au financement, aux marchés, aux technologies, au développement des compétences et aux opportunités numériques pour les entreprises dirigées par des femmes. Nous prenons note du fort engagement manifesté à ce jour par les pays des BRICS envers les programmes de la WBA à l’horizon 2026. Nous encourageons les sections nationales des BRICS à poursuivre le renforcement de la coopération intra-BRICS en matière de participation économique des femmes, notamment par le partage des connaissances et des initiatives conjointes.
137. Nous prenons acte des résultats des réunions du Conseil des centres de recherche des BRICS, du Conseil civil des BRICS, du Forum académique des BRICS et du Forum civil des BRICS, ainsi que des progrès accomplis dans le renforcement du dialogue et des échanges entre les communautés universitaires et les organisations de la société civile.
138. Nous constatons que l’élargissement des BRICS témoigne de leur influence, de leur crédibilité et de leur attrait en tant que plateforme essentielle pour une gouvernance mondiale inclusive. Nous soulignons la nécessité d’une coordination renforcée et axée sur les résultats, d’une continuité et d’un soutien accrus au développement institutionnel à long terme. Nous réaffirmons que le développement institutionnel est un processus continu et dynamique qui doit refléter les besoins et les priorités des pays des BRICS. À cet égard, nous saluons les progrès accomplis dans la mise en place de la base de données d’archives en ligne des BRICS et attendons avec intérêt la poursuite des discussions en vue de son lancement rapide, ainsi que l’examen de l’initiative de la Présidence visant à faire le point sur le Mémorandum d’entente afin de renforcer davantage le développement institutionnel.
139. Nous saluons la présidence indienne des BRICS en 2026 et exprimons notre gratitude au gouvernement et au peuple indien pour avoir accueilli le 18e sommet des BRICS à New Delhi.
140. Nous apportons notre plein soutien à la Chine pour sa présidence des BRICS en 2027 et pour la tenue du XIX sommet des BRICS en Chine.
New Delhi, le 12 septembre 2026.
