Mesdames et Messieurs, chers invités, chers amis,
Aujourd’hui, nous honorons José Martí, la naissance du héros national de l’indépendance cubaine, poète de la liberté, visionnaire qui a su anticiper les pièges de la domination étrangère.
Dès les années 1880-1890, exilé à New York « dans le ventre du monstre », Martí avertissait : « Viví en el monstruo y le conozco las entrañas ». Dans sa lettre testament à Manuel Mercado, il écrivait que son combat visait à empêcher que Cuba, une fois libre de l’Espagne, ne tombe sous l’emprise des États-Unis, devenant ainsi tremplin pour leur expansion sur nos Amériques.
Il dénonçait dans « Nuestra América » ce « géant aux bottes de sept lieues » qui méprise nos peuples, appelant à l’unité latino-américaine pour résister à l’impérialisme naissant.
Le 19 mai 1895, à Dos Ríos, il tombe au combat pour une indépendance authentique, non pour changer de maître. Aujourd’hui, plus de cent soixante-treize ans après de sa naissance, ses avertissements résonnent avec une actualité brûlante.
Le blocus économique imposé à Cuba depuis 1962 s’est encore durci ces dernières années : réinscription sur la liste des États « sponsors du terrorisme », sanctions contre des dirigeants cubains, restrictions financières accrues, et maintenant des menaces explicites de blocus naval total sur les importations pétrolières, de coupure définitive des approvisionnements et de pressions pour un « accord » qui sonne comme un ultimatum au changement de notre modèle politique et social. C’est à dire l’abandon de la souveraineté et la soumission totale.
Ces mesures, qui aggravent la situation économique et sociale de notre pays, rappellent exactement ce que Martí redoutait : une souveraineté menacée non par seulement les armes, mais par l’étranglement économique et les ingérences.
Martí reste le symbole du refus de toute soumission. Ses mots nous guident : la liberté se paie cher, et l’unité des peuples opprimés est la seule réponse à l’hégémonie.
José Martí appartient à tous ceux qui veulent vivre debout, libres et fraternels. Terminons par lui :
« La patrie est bonheur, la souffrance est patrie. » Il a souffert pour que Cuba reste souveraine et digne.
¡Viva el Apóstol José Martí!
¡Viva la Patria soberana!
¡Patria o Muerte, Venceremos !
