Monsieur le Président,
La Déclaration sur le droit au développement de 1986 a fait naître une lueur d'espoir.
Quarante ans plus tard, cette promesse reste vaine. L’ordre économique international actuel, injuste par nature, perpétue la dépendance et l’exploitation des pays en développement par le biais d’une structure financière prédatrice et de la multiplication des mesures coercitives unilatérales.
Le blocus économique imposé par les États-Unis à Cuba demeure en vigueur et a été renforcé de manière inédite. Les États-Unis imposent à Cuba un embargo énergétique criminel, destiné à causer des dommages humanitaires considérables. Ils entravent toutes les relations commerciales entre tout pays et Cuba par l'intimidation et la coercition, des sanctions dites secondaires et des pressions directes sur les gouvernements et les acteurs internationaux.
Une situation critique se dessine : un ordre international dans lequel le gouvernement américain entend décider avec qui les autres pays peuvent commercer, quelle coopération ils peuvent maintenir et quel carburant peut ou ne peut pas atteindre une île bloquée.
Elle repose sur les sanctions, la peur et l'obéissance forcée, et impose les intérêts unilatéraux des États-Unis. Cet ordre est intenable, injuste et dangereux pour tous les peuples. Aujourd'hui, il est appliqué contre Cuba ; demain, il pourrait l'être contre n'importe quel autre État.
Le gouvernement américain n'atteindra pas son objectif de briser la volonté du peuple cubain ni de faire renoncer Cuba à son droit à l'autodétermination.
De concert avec le Mouvement des non-alignés, nous continuerons de plaider pour un monde où le développement n'est pas un privilège réservé à quelques-uns, mais un droit accessible à tous.
Merci beaucoup.
