(Dakar, le 13 novembre 2023) La première édition du Festival International de Salsa s'est déroulée dans la capitale entre le dimanche 12 et le lundi avec l'objectif de révérer comment l'influence musicale de Cuba a favorisé le développement et la diffusion de musiciens non seulement dans la région de l'Afrique de l'Ouest, mais aussi avec de grands représentants à l'échelle continentale et mondiale.
Organisé par l'infatigable productrice d'événements culturels et promotrice du son inspiré par le fils de Cuba, Marie Koublanou, le festival comprenait non seulement un grand concert, mais aussi un espace de dialogue autour du phénomène Mbalax (salsa sénégalaise) avec des instrumentistes de premier plan, des collectionneurs, des chercheurs et des cultivateurs des sons provenant de la plus grande des Antilles.
Koublanou, lors de la présentation du week-end au très fréquenté Cercle de la Rade, a exprimé sa gratitude à l'ambassade de Cuba pour avoir applaudi l'idée depuis ses origines, dont les antécédents, deux éditions de la Jornada de Salseros, ont compté avec la présence de la représentation diplomatique dans le pays.
Le panel de ce lundi, qui a clôturé le Festival, a réuni au centre culturel Blaise Senghor de nombreuses personnes intéressées par le sujet, une occasion qui a également servi à célébrer la Journée internationale de la Salsa.
D'origine togolaise et cap-verdienne, Marie a présenté la deuxième édition qui se tiendra en 2024 et dans laquelle, espère-t-elle, elle pourra compter sur la présence d'unités artistiques cubaines de renom, ainsi que sur des représentants des nouvelles générations qui méditent sur le traditionnel ou qui ont apporté des contributions à la musique de danse contemporaine.
Il a également rappelé le travail de figures transcendantes qui ont permis à la salsa de s'épanouir dans cette partie du monde, notamment Labah Socé, premier disque d'or africain du genre, Pape Seck Dagana, Mar Seck, Maguette Ndiaye, Doudou Alassane Sow, Balla Sidibé, parmi tant d'autres.
Aujourd'hui, d'innombrables Sénégalais vibrent avec les styles d'Alassane Ngom, chef de l'orchestre en charge du récital de dimanche, Le Ravin. Il a également remercié des personnalités de l'envergure d'Alias Diallo "El capo de la salsa", et Nicolas Menheim, pour ne citer qu'eux, qui font vivre la salsa et provoquent de véritables réjouissances chez les innombrables danseurs. (EmbaCuba Sénégal)
