Le sous-directeur général du MINREX chargé des États-Unis, Alejandro García del Toro, s'est exprimé de manière claire et catégorique 12 points clés de son intervention à ne pas manquer :

Le sous-directeur général du MINREX chargé des États-Unis, Alejandro García del Toro, s'est exprimé de manière claire et catégorique

12 points clés de son intervention à ne pas manquer :

1. L'extraterritorialité historique du blocus : depuis son imposition par Kennedy dans les années 60, les mesures coercitives des États-Unis contre Cuba ont toujours comporté une composante extraterritoriale (premier exemple : l'interdiction des produits contenant du sucre cubain pour les pays exportant vers les États-Unis).

2. Persécution constante des exportations cubaines : depuis des décennies, les États-Unis empêchent les entreprises de pays tiers d’utiliser du nickel cubain dans leurs exportations vers les États-Unis, et ils ont persécuté les investissements et les exportations cubaines par le chantage et l’intimidation.

3. Nouveauté du décret du 1er mai : il pousse l’extraterritorialité à des extrêmes sans précédent : désormais, l’intimidation est directe et ne nécessite pas de notification aux personnes concernées (toute entreprise ou banque ayant des liens avec Cuba peut voir ses actifs aux États-Unis gelés sans préavis). Auparavant, la portée extraterritoriale s’appliquait de manière un peu plus détournée.

4. Objectif explicite de détruire la révolution : cette mesure révèle que les États-Unis n’ont plus besoin de dissimuler leur politique derrière des arguments relatifs aux droits de l’homme, au libre marché ou au multipartisme ; leur objectif clair est de prendre le contrôle de Cuba à court ou moyen terme.

5. Tentative d'isoler Cuba du commerce et du système bancaire internationaux : cette décision vise à exclure le pays (une île dotée d'une économie ouverte) du système financier et commercial mondial, privant ainsi le gouvernement de toute possibilité de gérer son économie.

6. Dénonciation du « mensonge de l'incompétence » : les États-Unis accusent le gouvernement cubain d'incompétence, mais la véritable cause des difficultés est le blocus qui empêche les recettes d'exportation, l'encaissement des produits (tabac, biotechnologie) et le paiement des intrants de base (transport, machines d'hémodialyse). Il s'agit d'une politique visant essentiellement à rendre l'économie du pays totalement dysfonctionnelle. Ce que le gouvernement des États-Unis devrait faire, c’est démontrer notre compétence ou notre incompétence, simplement en supprimant ce système de mesures coercitives.

7. Politique intensifiée depuis le premier mandat de Trump : réinscription de Cuba sur la liste des États soutenant le terrorisme, restrictions de voyage, activation du titre III de la loi Helms-Burton, et engagement de hauts fonctionnaires américains (qui ont fait carrière en concevant et en orchestrant la politique contre Cuba) à étrangler l’économie et à générer le plus de pénuries possible au sein de la population.

8. Stratégie consistant à « faire culpabiliser la victime » : La politique des États-Unis vise non seulement à faire culpabiliser le peuple cubain (y compris le gouvernement), mais aussi à lui imposer des privations extrêmes afin de, après avoir suscité le désespoir, le pousser ou l'inciter à provoquer le chaos et le déséquilibre social. Cela servirait de justification à une agression militaire ou à une prétendue crise humanitaire propice à une intervention dans notre pays.

9. Contradictions du gouvernement américain concernant le blocus pétrolier : le secrétaire d’État nie l’existence d’un « blocus pétrolier », tandis que de hauts responsables (le président, la porte-parole de la Maison Blanche, le secrétaire à l’Énergie) ont publiquement reconnu l’existence de restrictions, de pénuries de carburant et de mesures punitives. Exemples concrets : déclarations du 16 février, du 30 mars, du 15 avril et suivantes.

10. Méconnaissance de la réalité cubaine par les cercles politiques américains : Aux États-Unis, il existe une profonde méconnaissance de l’histoire de Cuba, des convictions, de la préparation idéologique du peuple et de notre dirigeant, ainsi que de la capacité des Cubains à comprendre les risques et à se préparer à tout scénario, y compris militaire.

11. Préparation et vigilance face à d'éventuelles actions plus agressives : bien que Cuba ne souhaite pas la guerre, elle comprend qu'elle doit s'y préparer. La fiche d'information accompagnant le décret américain contient elle-même des menaces implicites en rappelant les actions menées contre le Venezuela, l'Iran et d'autres pays, démontrant ainsi sa capacité à les reproduire contre Cuba.

12. Échec des délais fixés par les États-Unis pour la chute de la révolution : le gouvernement américain n'a cessé de fixer des délais pour que le système cubain s'effondre, mais ceux-ci n'ont pas été respectés, ce qui l'amène à intensifier les mesures coercitives.

 

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