« L’ONU alerte sur les graves conséquences internationales de l’opération militaire américaine au Venezuela »

Un groupe d’experts des Nations Unies a exprimé une condamnation ferme à la suite de l’opération militaire de grande ampleur menée par les États‑Unis sur le territoire vénézuélien, comprenant des bombardements sur Caracas et d’autres villes ainsi que l’enlèvement du président Nicolás Maduro et de son épouse. Selon leur analyse, ces actions constituent une violation manifeste des principes fondamentaux du droit international et créent un précédent susceptible de déstabiliser la région et au‑delà.

Les spécialistes ont rappelé que l’usage non provoqué de la force armée contre un État souverain contrevient directement à l’Article 2(4) de la Charte des Nations Unies, qui interdit sans équivoque la menace ou l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un pays. Ils ont également souligné que ces actes pourraient relever du crime d’agression imputable aux dirigeants politiques et militaires responsables.

Bien que le nombre exact de victimes reste inconnu, les experts ont confirmé que l’opération a causé des pertes humaines. Ils ont ajouté que cette intervention s’inscrit dans un contexte plus large de mesures coercitives unilatérales déjà imposées au Venezuela, telles qu’un blocus naval, la saisie de pétroliers et des exécutions extrajudiciaires liées à des opérations antidrogue. Toutes ces pratiques violent le droit international et les normes humanitaires fondamentales, y compris le droit à la vie.

Les experts ont également rappelé que, selon le droit international coutumier, les chefs d’État en exercice bénéficient d’une immunité pénale devant les juridictions étrangères — un principe confirmé par la Cour internationale de Justice dans son arrêt de 2002 relatif au « Mandat d’arrêt ». Cette protection demeure indépendante de toute considération politique ou diplomatique.

Pour les spécialistes, l’attaque contre le Venezuela ne doit pas être perçue comme un événement isolé, mais comme un élément d’un schéma plus large de mépris systématique pour la paix, le droit international et les institutions multilatérales. Ils ont évoqué notamment la multiplication d’actes d’agression militaire, la diplomatie coercitive et les sanctions imposées à des juges et procureurs de la Cour pénale internationale ainsi qu’à un Rapporteur spécial de l’ONU.

Les inquiétudes se sont accrues après les déclarations du président des États‑Unis affirmant que son pays « gouvernerait le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition sûre et appropriée soit possible » et qu’il comptait « extraire une immense quantité de richesse du sol ». Pour les experts, ces propos témoignent d’un mépris flagrant pour le droit des peuples à disposer d’eux‑mêmes et pour leur souveraineté sur les ressources naturelles, principes consacrés par l’Article 1 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Ils ont averti que les vastes ressources naturelles du Venezuela ne doivent pas être exploitées sous couvert de justifications destinées à légitimer une intervention militaire, une occupation étrangère ou des stratégies de changement de régime. La communauté internationale, ont‑ils souligné, a la responsabilité de ne pas se rendre complice de telles pratiques.

Les experts ont rappelé que, malgré les cicatrices laissées par des interventions coloniales et impérialistes, l’Amérique latine possède une longue tradition de résistance et d’émancipation. Le futur du Venezuela, ont‑ils affirmé, doit être déterminé exclusivement par son peuple, dans l’exercice plein de sa souveraineté, à travers le dialogue, la participation démocratique et le respect des droits humains.

Enfin, ils ont appelé les États membres de l’ONU à condamner l’agression et à agir de manière décisive pour mettre fin à toute action contraire au droit international. La préservation du droit international, ont‑ils conclu, est essentielle pour garantir un ordre mondial équitable, stable et fondé sur l’État de droit.

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Multilaterales
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