REQUÊTE DE SOLIDARITÉ AVEC LA RÉPUBLIQUE DE CUBA
CONTRE LES MESURES COERCITIVES UNILATÉRALES DES ÉTATS-UNIS
Nous, soussigné·e·s, citoyen·ne·s, juristes, défenseur·e·s des droits humains et membres de la société civile internationale,
Exprimons notre solidarité pleine et entière avec le peuple cubain et la République de Cuba, face aux mesures coercitives unilatérales imposées par les États-Unis d’Amérique depuis plus de six décennies.
1. Sur l’illégalité des mesures
Nous rappelons que le blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba constitue :
Une violation manifeste du droit international,
Une atteinte aux principes de souveraineté des États et de non-ingérence, consacrés par la Charte des Nations Unies,
Une mesure extra-territoriale illégale, affectant des États tiers et des acteurs humanitaires.
2. Sur les conséquences humanitaires
Ces sanctions ont des effets graves et documentés sur :
L’accès de la population cubaine aux médicaments, équipements médicaux et technologies essentielles ;
Le droit à la santé, à l’alimentation, au développement et à la dignité humaine ;
Les groupes les plus vulnérables, notamment les enfants, les personnes âgées et les malades.
Punir un peuple pour des considérations politiques constitue une sanction collective, prohibée par le droit international humanitaire et les normes relatives aux droits humains.
3. Sur la position de la communauté internationale
Nous rappelons que l’Assemblée générale des Nations Unies a condamné à une écrasante majorité, année après année, le blocus imposé à Cuba, appelant à sa levée immédiate et inconditionnelle.
Le maintien de ces mesures malgré cette condamnation répétée constitue un mépris de la volonté de la communauté internationale.
4. Nos demandes
En conséquence, nous demandons :
La levée immédiate, totale et inconditionnelle de toutes les mesures coercitives unilatérales imposées à Cuba ;
Le respect de la souveraineté du peuple cubain et de son droit à choisir librement son système politique, économique et social ;
L’accès sans entrave de Cuba aux marchés internationaux, aux institutions financières et à l’aide humanitaire ;
L’intervention des mécanismes onusiens compétents, notamment le Conseil des droits de l’homme, afin d’évaluer les impacts humanitaires de ces sanctions.
5. Conclusion
La solidarité internationale n’est pas une option morale, mais une obligation juridique et éthique.
Nous affirmons que la justice, le droit et la dignité des peuples doivent primer sur les logiques de domination et de coercition.
Cuba n’est pas seule.
La solidarité internationale avec Cuba est une exigence de justice.
AATASSIMO
L'Union des Avocats Arabes
L 'Association des Juristes et Avocats de Méditerranée
La Conférence des Avocats de Méditerranée
L'Union des Juristes Arabes
Tunis, Février 2, 2026