Conakry, République de Guinée, 27 avril 2026 – L'ambassade de Cuba a accueilli un groupe d'anciens boursiers guinéens dans le cadre des événements mensuels de solidarité organisés à travers le monde en soutien à la Révolution cubaine. La réunion, présidée par l'ambassadeur de Cuba, Alexis Peña Orozco, a permis aux participants de faire le point sur la situation économique difficile de l'île, aggravée par le durcissement des sanctions contre la population cubaine et le nouveau blocus énergétique imposé par la Maison Blanche et le Département d'État. Ce blocus affecte non seulement Cuba, mais aussi des pays tiers qui ont maintenu des relations commerciales normales grâce aux ventes de pétrole et qui subissent également les menaces américaines, notamment la hausse des droits de douane sur leurs produits et d'autres sanctions.
Les cas les plus marquants sont ceux du Venezuela, suite à l'enlèvement du président constitutionnel Nicolás Maduro Moros et de son épouse Cilia Flores, et celui du gouvernement mexicain, malgré les déclarations et les actions concrètes de la présidente Claudia Sheinbaum, qui a toujours apporté un soutien indéfectible à Cuba, à l'instar des gouvernements mexicains successifs. L'administration américaine actuelle, en violation flagrante du droit international, continue de menacer tout gouvernement qui déciderait de vendre des hydrocarbures à l'île. Durant les quatre premiers mois de cette année, seul le pétrolier russe Anatoly Kolodkin, transportant un peu plus de 700 000 barils de pétrole, a fait escale au port de Matanzas.
L'ambassadeur a expliqué aux présentes comment chacun des accords commerciaux que le gouvernement cubain tente de mettre en œuvre a été brutalement perturbé. Dans le cas du blocus énergétique, il a provoqué des coupures de courant de plus de 20 heures dans de nombreux cas. Ces propos ont été corroborés par plusieurs des présentes qui, malgré les années écoulées depuis leur départ de Cuba, restent en contact quotidien avec «leurs familles cubaines» et qui, de par leur expérience directe, ont pu illustrer par des exemples la paralysie quasi totale de nombreuses activités économiques, sociales, de travail et de santé qui se déroulent normalement dans ce pays du Caraïbe.
Ils s'accordaient tous à dire que l'objectif ultime de l'actuel occupant de la Maison Blanche et de son secrétaire d'État n'était autre que le soulèvement du peuple cubain contre le gouvernement; ils aspiraient à la mise en œuvre du tristement célèbre Mémorandum du sous-secrétaire d'État américain Lester Mallory, sous l'administration de Dwight Eisenhower, qui a constitué pendant plus de 65 ans la «politique» d'étranglement économique, à l'image d'une ville assiégée au Moyen Âge.
Malgré le coût élevé de l'étranglement économique prolongé et persistant, Cuba a admirablement maintenu la plupart de ses programmes sociaux, malgré d'immenses difficultés. Parmi ceux-ci figure le programme de bourses d'études pour les étudiants des pays en développement et même pour les étudiants américains, grâce à des accords entre l'organisation religieuse Pasteurs pour la Paix et le gouvernement cubain. Concernant la République de Guinée, plus de 2 000 étudiants ont bénéficié d'une formation professionnelle dans des établissements cubains depuis 1960, date à laquelle, suite à une visite du défunt président Ahmed Sékou Touré, le premier accord bilatéral entre les deux pays a été signé.
Les personnes présentes ont exprimé leur soutien inconditionnel au peuple cubain et à la Révolution cubaine, reconnaissant que leur vie avait été transformée par l'éducation reçue à Cuba, qui leur avait permis de fonder une famille et de contribuer au développement de leur nation grâce aux spécialisations professionnelles acquises dans leur patrie d'adoption, comme la plupart des Cubano-Guinéens appellent l'île.
À la fin de son discours, l'ambassadeur Peña Orozco a affirmé, comme l'ont attesté plusieurs participants, que les portes de la mission diplomatique cubaine sont toujours ouvertes à tous, et à tout échange d'idées ou d'initiatives contribuant à dénoncer les tentatives de domination sur Cuba.
Un autre point abordé concernait les commémorations du centenaire de la naissance de Fidel Castro et du dixième anniversaire de sa mort. Une partie du programme, « Sur les traces de Fidel », a déjà été annoncée. Elle comprendra diverses manifestations évoquant son séjour en Guinée, à l'occasion du 54e anniversaire de sa première visite à Conakry, avec notamment une conférence à l'Université Gamal Abdel Nasser de la capitale.
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