Par l’équipe éditoriale – Correo Canadiense
L’ambassadeur de Cuba, Rodrigo Malmierca, qualifie les relations entre son pays et le Canada d’« amicales et empreintes d’un grand respect ».
« Nous avons plus de quatre-vingts ans de relations diplomatiques ininterrompues. Même dans les années 1960, lorsque de nombreux pays ont rompu leurs relations avec Cuba sous l’impulsion des États-Unis, le Canada a maintenu ces liens. Cela démontre le niveau de respect et de compréhension qui a existé entre les deux pays », souligne-t-il.
Lors de son entretien avec Correo Canadiense dans le cadre de la XIXe Rencontre nationale des Cubains résidant au Canada, Malmierca a mis en avant le caractère multifacette des relations bilatérales, qui englobent des secteurs tels que le tourisme, le commerce, la culture, le milieu universitaire et les échanges politiques.
« Il existe un dialogue politique stable, des relations parlementaires actives ainsi qu’un important échange économique et culturel. Le tourisme canadien demeure le principal marché pour Cuba, et cela démontre le niveau de proximité entre nos deux peuples », a-t-il déclaré.
À propos de cette question, affectée par l’interruption des vols vers le pays caribéen, il a expliqué que les difficultés découlent du durcissement du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis.
« L’accès au carburant a été sérieusement affecté par de nouvelles mesures et sanctions. Cela a un impact direct sur les opérations des compagnies aériennes et sur la viabilité économique de certains vols vers Cuba. »
Malgré cela, il a assuré qu’il existe un intérêt, tant de la part de Cuba que de milliers de voyageurs, à maintenir le flux touristique vers l’île.
« Beaucoup de Canadiens continuent de demander comment retourner à Cuba. Il existe un lien émotionnel et humain très fort avec le pays », a-t-il commenté.
Concernant le rôle de la diaspora cubaine au Canada, il a affirmé que la tenue de dix-neuf rencontres avec les Cubains résidant à l’étranger « démontre l’existence d’une communauté organisée et engagée envers Cuba. La majorité conserve des liens familiaux, culturels et affectifs très forts avec l’île », a-t-il ajouté.
Le diplomate a évalué positivement le soutien exprimé par les associations, en particulier sur les questions liées à la souveraineté cubaine et au rejet du blocus américain.
Sur le plan économique, Malmierca a expliqué que le gouvernement travaille actuellement à assouplir les mécanismes afin de faciliter la participation des Cubains résidant à l’étranger aux projets d’investissement et de développement économique.
« De nouvelles possibilités ont été ouvertes afin que les Cubains vivant hors de l’île puissent participer à des petites et moyennes entreprises, à des investissements agro-industriels et à d’autres secteurs stratégiques », a-t-il indiqué.
En évoquant son expérience personnelle comme ambassadeur dans cette nation nord-américaine, il a affirmé que l’aspect le plus précieux a été le contact direct entre les deux peuples ainsi que les constantes manifestations de solidarité reçues de la société canadienne.
« J’ai vu le soutien de parlementaires, d’hommes d’affaires, de syndicats, d’organisations de solidarité et de citoyens ordinaires qui demandent constamment ce qu’ils peuvent faire pour aider Cuba. Cela démontre qu’il existe une amitié sincère entre nos deux peuples », a-t-il affirmé.
L’ambassadeur a profité de cet échange avec la presse pour lancer un appel aux médias et aux lecteurs afin qu’ils recherchent des informations objectives sur la réalité de son pays.
« Cuba est parfois présentée de manière manipulée ou biaisée. Mon appel est d’informer avec objectivité et d’aborder la réalité cubaine à partir de la vérité et non des fausses nouvelles », a-t-il conclu.
Extrait de Correo Canadiense (Espagnol)
