Fidèles à leur politique agressive à l'égard de Cuba, les États-Unis ont décidé ce jeudi de maintenir notre pays sur leur « liste noire » des pays qui ne font pas assez pour lutter contre la traite des êtres humains.
Le membre du Bureau politique et ministre des Relations extérieures (Minrex) de Cuba, Bruno Rodriguez Parrilla, à propos de cette nouvelle agression, a souligné sur Twitter que les accusations du Secrétaire d'État Antony Blinken contre Cuba sur la traite des êtres humains sont malhonnêtes et une offense au personnel de santé cubain.
Ils répètent sans vergogne les mensonges fabriqués sous l’administration de Donald Trump pour justifier l'agression. Un exemple de corruption politique, a ajouté le chef de la diplomatie cubaine.
En raison de son caractère calomnieux, le ministère des Relations extérieures avait également rejeté énergiquement en 2019 et 2020 cette inscription diffamatoire et restrictive.
Cuba mène une politique de « tolérance zéro » à l'égard du trafic, fondée sur une stratégie intégrale. Nous jouissons également d'un prestige international reconnu dans la mise en œuvre du Plan d'action national pour prévenir et combattre la traite des personnes et protéger les victimes (2017-2020).
L'objectif d'inclure Cuba dans un tel cas n'a qu'un seul but : justifier l'hostilité du gouvernement des États-Unis et les mesures unilatérales croissantes de blocus et de coercition économique visant à détériorer le niveau de vie de la population, à limiter les flux financiers vers le pays, à entraver les approvisionnements, à endommager les processus productifs et à nuire aux services sociaux, a publié le Minrex dans un communiqué en 2019.
Il cherche également à discréditer la coopération médicale internationale qui a sauvé ou contribué à sauver la vie de millions de personnes dans plus de 160 nations et qui, notamment pendant la pandémie, a apporté son aide dans une quarantaine de pays.
La nouvelle liste dressée par les États-Unis comprend le Nicaragua, le Venezuela et la Chine, et est complétée par l'Afghanistan, l'Algérie, le Myanmar, les Comores, l'Érythrée, la Guinée-Bissau, l'Iran, la République populaire démocratique de Corée, la Malaisie, la Russie, le Sud-Soudan, la Syrie et le Turkménistan.
Déclaration du Ministre des Relations extérieures
Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a présenté, le 1er juillet 2021, le rapport 2020 du Département d’État sur la traite des êtres humains, un document qui, comme d’autres de ce genre publiés par cette institution, n’a aucune autorité, ni internationale, ni morale, et dont les fins sont clairement la calomnie et le chantage politique.
Cuba y est accusée mensongèrement, une fois de plus, de ne pas respecter les normes minimales pour l’élimination de la traite des êtres humains et de ne pas réaliser d’efforts significatifs en ce sens. Cette accusation fait partie de la campagne étasunienne visant à discréditer la coopération internationale cubaine en matière de santé, laquelle a valu à notre pays la reconnaissance de dizaines de gouvernements, l’estime des populations qui en bénéficient – presque toujours les plus modestes et défavorisées des pays où elle se déploie –, et les éloges des Nations unies, de l’Organisation mondiale de la santé et d’autres organismes internationaux.
Le Ministère des Relations extérieures rejette dans les termes les plus énergiques cette campagne diffamatoire menée par le gouvernement des États-Unis et promue par les secteurs les plus réactionnaires et corrompus de ce pays, dont des groupes extrémistes d’origine cubaine représentés au Congrès par des personnalités telles que les sénateurs Marco Rubio et Robert Menéndez.
Cuba a une politique de « tolérance zéro » vis-à-vis de toutes les modalités de la traite des êtres humains, et a réalisé un excellent travail de prévention et de lutte contre celles-ci, ainsi que de protection des victimes, ce qui est attesté aux Nations unies et dans d’autres organisations internationales.
L’accès à la santé est un droit humain. Le gouvernement des États-Unis commet un crime lorsqu’il cherche à priver de ce droit ceux qui bénéficient de ces services grâce aux accords bilatéraux souscrits librement et souverainement entre Cuba et des dizaines de pays, et au travail professionnel, dévoué, altruiste et solidaire de milliers de travailleurs cubains de la santé.
En répétant les calomnies de l’administration Trump, les États-Unis remettent en cause la sincérité de leur engagement dans la lutte contre ce terrible fléau qu’est la traite des êtres humains, tout en faisant peu de cas des efforts menés à l’échelle internationale pour le combattre.
Les États-Unis sont l’un des pays au monde à avoir le plus de problèmes en matière de traite d’êtres humains. Leurs politiques d’asphyxie économique de Cuba et de non-respect des accords migratoires bilatéraux favorisent les organisations liées au crime international, au trafic de migrants et à la traite d’êtres humains.
La Havane, le 3 juillet 2021.
