Cotonou, le 25 mars 2026. Dans un geste profondément symbolique de solidarité et de fraternité, une délégation d'organisations progressistes béninoises a remis à l'ambassadrice désigné de Cuba auprès de Cuba, Denisse Amaro Salabarría, une Lettre de solidarité avec le peuple cubain. Cette lettre, émise par le Secrétariat du Panafricanisme Aujourd'hui, a été signée par plus de 30 partis, mouvements et associations de tout le continent africain.
Le document, daté du 16 mars 2026, a été remis à la mission diplomatique cubaine par des représentants des organisations béninoises signataires : le Parti communiste du Bénin (PCB), la Confédération des syndicats de travailleurs du Bénin (CSTB), l'Association béninoise de solidarité et d'amitié avec les peuples (ABéSAP) et l'Union de la jeunesse communiste du Bénin (UJCB). En outre, le Mouvement des femmes pour la libération du peuple et le progrès social (MFLPP) et l'Organisation pour les droits humains et des peuples (ODHP) ont signé la lettre, portant ainsi à six le nombre d'organisations béninoises engagées dans la lutte pour la justice.
Adressée au peuple et au gouvernement cubains, la lettre exprime le soutien indéfectible des organisations africaines progressistes face à l'intensification du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis, qu'elle qualifie d'« acte de guerre persistant contre tout un peuple, à travers les générations, et l'un des crimes contre l'humanité les plus graves des temps modernes ».
Le texte dénonce notamment le décret présidentiel 14380, signé par l'administration Trump le 29 janvier 2016, qui impose un blocus pétrolier à Cuba dans le but de priver l'île de carburant, menaçant ainsi le fonctionnement des hôpitaux, l'approvisionnement alimentaire et les systèmes d'approvisionnement en eau potable. « Il s'agit de l'escalade la plus grave du blocus depuis des décennies », souligne le document.
La lettre rappelle le rôle historique de Cuba dans la lutte contre le colonialisme et l'apartheid en Afrique, soulignant que « là où les États-Unis déploient des soldats et imposent des sanctions, Cuba a envoyé des médecins et des enseignants ». À cet égard, elle réaffirme que les peuples africains « n'ont pas oublié et n'oublieront pas » l'internationalisme cubain.
Parmi les engagements exprimés dans le document, les organisations signataires :
- Condamnent le blocus criminel imposé à Cuba et s'engagent à intensifier tous les efforts pour y mettre fin.
- S'engagent à renforcer leur solidarité avec le peuple cubain et à diffuser la vérité sur ses acquis révolutionnaires et les crimes dont il est victime.
- Saluent la fermeté des dirigeants de la Révolution cubaine face à l'agression impérialiste.
- Honorent la mémoire des figures emblématiques de la Révolution – Fidel Castro, Che Guevara, Haydée Santamaría et bien d'autres – en s'efforçant de perpétuer leur exemple dans leurs propres combats.
La lettre se conclut par une phrase qui résume l'esprit de la rencontre : « Un coup porté à Cuba est un coup porté à nous tous.»
Lors de la remise de la lettre, les représentants des organisations béninoises ont exprimé leur profond respect et leur admiration pour la résilience du peuple cubain, en particulier à un moment où le blocus a atteint des niveaux d'agression sans précédent. Ils ont souligné que la lutte de Cuba est aussi celle de l'Afrique et que les peuples du continent continueront de faire entendre leur voix pour exiger la fin de ces mesures coercitives unilatérales.
À la réception de la lettre, la cheffe de la mission diplomatique cubaine a exprimé sa profonde gratitude pour cette nouvelle manifestation de solidarité, qu'elle a qualifiée d'essentielle en cette période difficile pour Cuba, où le gouvernement des États-Unis a intensifié sa politique d'étranglement contre le peuple cubain par des mesures qui violent le droit international et les principes humanitaires.
Elle a également exprimé sa profonde gratitude pour l'engagement constant des organisations solidaires du Bénin, tout en réaffirmant sa conviction que Cuba n'est pas seule et que la lutte pour la souveraineté, la justice sociale et la dignité est une cause partagée par tous les peuples qui aspirent à un monde plus juste et équitable.
La lettre a été signée par des organisations de toute l'Afrique, notamment des mouvements d'Afrique du Sud, du Kenya, du Zimbabwe, de Tanzanie, du Burkina Faso, du Mali, de la République démocratique du Congo, de Tunisie, d'Eswatini, de Maurice, de Guinée-Bissau et du Cap-Vert, ainsi que par les six organisations béninoises présentes lors de la cérémonie de remise de la lettre.
