Paris, le 15 octobre 2026 - Cuba a souligné devant le Conseil exécutif de l’UNESCO l’importance de garantir la pérennité du réseau de bureaux hors Siège de l’Organisation, en préservant les capacités opérationnelles, les compétences spécialisées et la présence de l’UNESCO afin de répondre efficacement aux besoins des États membres.
Lors de l’examen du point 4.III.B de l’ordre du jour, consacré à la pérennité du réseau de bureaux hors Siège, la présidente de la Commission nationale cubaine pour l’UNESCO, Mirta Granda Averhoff, a mis en évidence la valeur historique et stratégique du Bureau régional de l’UNESCO à La Havane, dont la création a été décidée en 1948.
La représentante cubaine a souligné que, depuis plus de sept décennies, cette présence contribue au renforcement de la coopération multilatérale et constitue un atout institutionnel d’une importance particulière pour les Caraïbes, couvrant une région de 34,2 millions d’habitants.
Elle a également mis en avant des exemples concrets illustrant les effets de son action, notamment l’accompagnement du relèvement des secteurs de l’éducation et du patrimoine après l’ouragan Melissa dans les Caraïbes insulaires, le soutien à la coordination de la réponse et du relèvement des secteurs de l’éducation et de la culture à la suite des séismes enregistrés au Venezuela en juin 2026, ainsi que les résultats de l’initiative Transcultura, qui a favorisé la formation, l’intégration régionale et le développement durable par la culture et la créativité.
La présidente de la Commission nationale cubaine pour l’UNESCO a également dénoncé le durcissement du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba, ainsi que le siège énergétique auquel le pays est soumis en 2026, dans le cadre des pressions visant à briser la volonté souveraine du peuple cubain. Dans ce contexte, elle a souligné que la coopération multilatérale et la présence effective de l’UNESCO revêtent une importance particulière pour répondre aux besoins des peuples.
Cuba a appelé à ce que les décisions relatives à la pérennité du réseau de bureaux reposent sur des critères transparents et une évaluation rigoureuse des besoins régionaux, avec des ressources prévisibles et des garanties permettant de préserver les capacités techniques et les moyens d’intervention en cas d’urgence. Elle a averti que les contraintes budgétaires ne doivent pas conduire à affaiblir une présence institutionnelle dont l’utilité a été démontrée sur le terrain.
L’intervention est reproduite ci-dessous :
Madame la Présidente,
Cuba accorde une importance cruciale à l’examen de la pérennité du réseau de bureaux hors Siège et considère qu’il est indispensable que tout ajustement préserve la capacité opérationnelle, la mémoire institutionnelle et la présence effective de l’UNESCO là où ses États membres en ont le plus besoin.
Dans ce contexte, nous souhaitons souligner le caractère historique et stratégique du Bureau régional de l’UNESCO à La Havane. La décision de le créer a été prise en 1948. C’était la première fois qu’était décidée la création d’un bureau en dehors du Siège de l’UNESCO à Paris.
Depuis plus de sept décennies, cette présence a contribué à consolider la coopération multilatérale et constitue aujourd’hui un atout institutionnel d’une importance particulière pour les Caraïbes, couvrant une région de 34,2 millions d’habitants aux réalités insulaires et continentales diverses.
L’expérience récente confirme la valeur concrète de cette présence. Après l’ouragan Melissa, l’UNESCO a accompagné les efforts de relèvement dans les domaines de l’éducation et du patrimoine dans l’est de Cuba et dans les Caraïbes insulaires. À la suite des séismes enregistrés au Venezuela en juin 2026, elle a contribué à coordonner la réponse et le relèvement des secteurs de l’éducation et de la culture. Des initiatives telles que Transcultura, qui ont rapproché Cuba, les Caraïbes et l’Union européenne grâce à la culture et à la créativité, démontrent également comment un bureau régional peut traduire le mandat de l’Organisation en possibilités de formation, d’intégration et de développement durable.
Pour Cuba, cette capacité est d’autant plus essentielle face au durcissement du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis et au siège énergétique auquel notre pays est soumis cette année, sous l’effet de pressions directes et extraterritoriales visant à soumettre le peuple cubain et à remettre en cause sa voie souveraine.
Nous demandons donc que les décisions concernant la pérennité du réseau reposent sur des critères transparents, une évaluation des besoins régionaux et la préservation des capacités techniques et d’intervention en cas d’urgence, tout en garantissant des ressources prévisibles et en évitant que les contraintes budgétaires n’affaiblissent une présence dont l’utilité a été démontrée sur le terrain.
Je vous remercie.
