Il y a des êtres humains qui ne s’effacent jamais. Au contraire, leur empreinte grandit avec le temps et ne cesse de prendre de l’ampleur. À l’occasion du centenaire de sa naissance, nous rendons hommage à l’un de ces dirigeants, admiré et respecté par des millions de personnes à travers le monde.
Un patriote aime et défend inconditionnellement sa patrie. Un révolutionnaire est un patriote prêt à transformer sa réalité au nom de la dignité humaine et de la justice sociale. Fidel Castro Ruz est la synthèse du patriote et du révolutionnaire.
Son héritage historique ne peut être compris qu’à la lumière de l’immensité des tâches historiques auxquelles il s’est consacré.
La nation cubaine semblait vouée à jamais au sombre destin de colonie du puissant empire voisin, le plus puissant que l’histoire ait jamais connu. Fidel a démontré que les théoriciens qui affirmaient qu’il était impossible de faire une révolution à 90 miles des États-Unis avaient tort.
Sous sa direction, la Révolution cubaine a provoqué une avancée extraordinaire de la pensée progressiste en la plaçant face au choix de lutter non seulement pour des réformes, mais pour un nouveau système, en faisant confiance aux capacités du peuple.
La Cuba révolutionnaire a permis à notre pays d’avoir, pour la première fois, une voix qui lui soit propre sur la scène internationale. Elle a réussi à fondre en une seule entité les plus hautes valeurs de la lutte patriotique et celles de la lutte des classes, une réalisation majeure de la pensée révolutionnaire, jamais accomplie auparavant sur notre continent.
La Révolution cubaine n’a pas été un simple transfert de pouvoir. Elle a représenté le recouvrement de la souveraineté après des décennies de subordination aux États-Unis et des siècles de colonialisme espagnol. Elle a donné aux Cubains un sentiment d’appartenance au destin de leur nation.
Fidel a rejeté les habits et le protocole traditionnels des dignitaires, mais il était un stratège international d’exception. Ouvert au dialogue respectueux avec tous, y compris avec l’empire, à la seule condition que la souveraineté nationale est sacrée et ne se négocie jamais.
La portée symbolique de Fidel a dépassé les frontières de Cuba. Il a incarné l’exemple et la possibilité pour les petites nations de résister à l’hégémonie des grandes puissances. Cet exemple constitue l’essence même de son héritage.
Alors que de nombreux dirigeants cédaient ou capitulaient face aux pressions extérieures, Fidel a toujours été fidèle à ses convictions. Il est resté ferme et défiant face à des adversités colossales. Des années avant la disparition de l’URSS et du camp socialiste européen, il a surpris le monde en promettant que l’île résisterait seule et ferait siennes les bannières du socialisme. Et cela a été réalisé.
Sa résistance est devenue un symbole de la résistance elle-même. Le peuple cubain a appris de lui à créer dans l’adversité et au milieu des pénuries.
José Martí, notre Héros national, ainsi que de nombreux indépendantistes cubains tout au long de l’histoire de Cuba, étaient anti-impérialistes. Fidel a hérité de la compréhension de cette exigence fondamentale de tout projet de libération et de justice sociale. L’anti-impérialisme a été l’un des traits fondamentaux de la Révolution cubaine.
L’une des principales contributions de Fidel à la pensée politique réside dans sa conception de l’unité de toutes les forces patriotiques. Non pas comme un slogan, mais comme une méthode. Il a défendu avec acharnement l’unité des révolutionnaires comme facteur décisif de la lutte et de la victoire. Il nous a appris que cette unité est plus importante que toute différence tactique. « Unis, nous serons invincibles ; divisés, nous serons vaincus », a-t-il déclaré.
Il considérait l’éducation comme un élément fondamental permettant à l’être humain de s’élever au-dessus de ses besoins les plus immédiats et d’être capable d’agir au nom de desseins et de valeurs plus élevés. Il soulignait que, sans éducation, aucune liberté n’est possible, et il a fait de l’enseignement un pilier essentiel du projet social cubain.
Homme cultivé et grand lecteur, convaincu de la nécessité de semer des idées, Fidel est devenu un éducateur populaire infatigable. Il a jeté les bases de la pratique révolutionnaire consistant à faire du peuple un acteur à part entière des décisions de la nation.
Il a été le premier dirigeant politique au monde à utiliser la télévision pour mener une campagne colossale de prise de conscience révolutionnaire auprès de tout un peuple. Dans la vie quotidienne comme dans les moments de danger et de grandes épreuves, Fidel a toujours été le guide qui expliquait les choses avec patience et clarté.
On évoque souvent avec le sourire la longueur de ses discours. Mais il ne s’agissait pas d’exercices rhétoriques : c’était la conversation permanente du dirigeant avec la nation. La communication constante avec le peuple, dans le quotidien comme dans ce qui est transcendant, est l’une des dimensions fondamentales de la grandeur de Fidel.
C’est pourquoi personne ne l’appelait par ses fonctions, mais simplement par son prénom, Fidel. Il était trop grand pour avoir besoin de titres.
À peine quelques mois après son entrée triomphale dans la capitale cubaine, Fidel a laissé stupéfaits ceux qui l’écoutaient. L’avenir de Cuba, qui ne comptait à cette date que trois universités, devait être inexorablement marqué par des femmes et des hommes de science et de pensée. C’était le 15 janvier 1960.
L’année suivante, Cuba est devenue le premier pays d’Amérique latine et des Caraïbes à éradiquer l’analphabétisme, à l’issue d’une campagne d’alphabétisation qui a mobilisé plus de 270 000 éducateurs.
Les établissements d’enseignement supérieur et les centres de recherche allaient devenir partie intégrante du paysage quotidien de la nation. Cuba tout entière s’est remplie de livres et d’écoles.
Il a défendu la santé comme un droit humain universel et s’est consacré à garantir à chaque Cubaine et à chaque Cubain des soins médicaux gratuits et de haute qualité.
Les réalisations de Cuba dans le domaine social, dans le développement de la santé, de l’éducation, de la science, des arts et dans bien d’autres domaines, malgré le cruel blocus des États-Unis, sont internationalement reconnues.
Fidel a élargi la portée des idées et des pratiques révolutionnaires à l’échelle mondiale grâce à l’internationalisme et à la solidarité internationale, cette magnifique croissance des qualités humaines. Il nous a laissé la leçon que l’internationalisme n’est pas une phrase, mais une attitude.
La vocation internationaliste impulsée par Fidel s’est concrétisée dans le soutien apporté par Cuba aux luttes de libération nationale en Afrique et en Amérique latine. Des milliers de personnes ont donné leur vie dans le cadre de ces missions de solidarité.
Des centaines de milliers de Cubains ont été les acteurs de missions sociales dans les recoins les plus reculés de la planète. Plus de 400 000 travailleurs de la santé ont apporté leur aide dans 164 pays, notamment dans la lutte contre l’Ebola en Afrique ; contre le choléra en Haïti ; contre les conséquences de catastrophes naturelles au Pakistan, en Indonésie, au Mexique, en Équateur, au Pérou, au Chili et au Venezuela, ainsi que contre la pandémie de COVID-19 dans 40 pays.
À Cuba, près de 40 000 professionnels de la santé originaires de 138 pays ont été formés gratuitement. Sous sa maxime « être internationalistes, c’est nous acquitter de notre propre dette envers l’humanité », il a fait de Cuba un acteur unique sur la scène mondiale, dont le rôle dépasse largement celui d’une petite nation des Caraïbes.
L’internationalisme cubain a été et demeure une victoire sur le blocus impérial. Les États-Unis ont cru pouvoir acculer et isoler Cuba, mais Cuba s’est multipliée parmi les peuples de la planète.
La vie de Fidel, qui s’est éteinte le vendredi 25 novembre à l’âge de 90 ans, a été guidée par une phrase de José Martí : « Toute la gloire du monde tient dans un grain de maïs. » Fidèle à ce principe jusqu’à la fin de ses jours, il a demandé, comme dernière volonté, que son nom et son image ne soient honorés ni par des monuments ni par aucune autre œuvre. La pierre de granit qui abrite ses cendres symbolise un grain de maïs.
Dix présidents des États-Unis, d’Eisenhower à George Bush, ont tout fait pour renverser Fidel, notamment par le biais de plus de 600 tentatives d’assassinat reconnues par la CIA, de l’invasion mercenaire de la baie des Cochons et du blocus économique le plus étendu et le plus criminel de l’histoire.
Il n’a pas seulement survécu à tous les plans visant à mettre fin à son exemple. Fidel n’est pas parti. Depuis le présent, il continue de lutter. Il marche aux côtés de son peuple dans chacune des batailles d’aujourd’hui. Fidel n’est pas un monument. Il est une boussole. Et les boussoles, contrairement aux monuments, servent à indiquer le chemin et à avancer.
Même au milieu de la joie populaire des premiers jours du triomphe révolutionnaire, il a su devancer son temps et a averti que, désormais, tout serait plus difficile. Il ne s’est pas trompé.
La Révolution cubaine traverse des moments de danger comme jamais auparavant. L’asphyxie totale à laquelle les États-Unis soumettent Cuba vise à favoriser la fracture sociale, par la privation des ressources et des services les plus élémentaires nécessaires à la survie, dans le but de détruire le projet révolutionnaire cubain. Le brutal siège énergétique auquel la nation est soumise constitue le chapitre le plus cruel de cette escalade.
La réponse du peuple a été la résistance ferme, l’unité, la défense de ses acquis et l’actualisation du modèle économique et social, sans céder aux pressions ni aux chantages.
Cette capacité de résister et de transformer trouve ses racines dans la pensée et l’action de Fidel, ainsi que dans son héritage selon lequel la dignité ne se négocie pas et que la seule véritable défaite est de renoncer à lutter.
Rien ne parviendra à briser la volonté d’un peuple qui a fait de la résistance son étendard. L’histoire, comme il l’a lui-même dit, absoudra.
Par Rodolfo Benítez Verson, Ambassadeur de Cuba à Genève
Il y a des êtres humains qui ne s’effacent jamais. Au contraire, leur empreinte grandit avec le temps et ne cesse de prendre de l’ampleur. À l’occasion du centenaire de sa naissance, nous rendons hommage à l’un de ces dirigeants, admiré et respecté par des millions de personnes à travers le monde.
Un patriote aime et défend inconditionnellement sa patrie. Un révolutionnaire est un patriote prêt à transformer sa réalité au nom de la dignité humaine et de la justice sociale. Fidel Castro Ruz est la synthèse du patriote et du révolutionnaire.
Son héritage historique ne peut être compris qu’à la lumière de l’immensité des tâches historiques auxquelles il s’est consacré.
La nation cubaine semblait vouée à jamais au sombre destin de colonie du puissant empire voisin, le plus puissant que l’histoire ait jamais connu. Fidel a démontré que les théoriciens qui affirmaient qu’il était impossible de faire une révolution à 90 miles des États-Unis avaient tort.
Sous sa direction, la Révolution cubaine a provoqué une avancée extraordinaire de la pensée progressiste en la plaçant face au choix de lutter non seulement pour des réformes, mais pour un nouveau système, en faisant confiance aux capacités du peuple.
La Cuba révolutionnaire a permis à notre pays d’avoir, pour la première fois, une voix qui lui soit propre sur la scène internationale. Elle a réussi à fondre en une seule entité les plus hautes valeurs de la lutte patriotique et celles de la lutte des classes, une réalisation majeure de la pensée révolutionnaire, jamais accomplie auparavant sur notre continent.
La Révolution cubaine n’a pas été un simple transfert de pouvoir. Elle a représenté le recouvrement de la souveraineté après des décennies de subordination aux États-Unis et des siècles de colonialisme espagnol. Elle a donné aux Cubains un sentiment d’appartenance au destin de leur nation.
Fidel a rejeté les habits et le protocole traditionnels des dignitaires, mais il était un stratège international d’exception. Ouvert au dialogue respectueux avec tous, y compris avec l’empire, à la seule condition que la souveraineté nationale est sacrée et ne se négocie jamais.
La portée symbolique de Fidel a dépassé les frontières de Cuba. Il a incarné l’exemple et la possibilité pour les petites nations de résister à l’hégémonie des grandes puissances. Cet exemple constitue l’essence même de son héritage.
Alors que de nombreux dirigeants cédaient ou capitulaient face aux pressions extérieures, Fidel a toujours été fidèle à ses convictions. Il est resté ferme et défiant face à des adversités colossales. Des années avant la disparition de l’URSS et du camp socialiste européen, il a surpris le monde en promettant que l’île résisterait seule et ferait siennes les bannières du socialisme. Et cela a été réalisé.
Sa résistance est devenue un symbole de la résistance elle-même. Le peuple cubain a appris de lui à créer dans l’adversité et au milieu des pénuries.
José Martí, notre Héros national, ainsi que de nombreux indépendantistes cubains tout au long de l’histoire de Cuba, étaient anti-impérialistes. Fidel a hérité de la compréhension de cette exigence fondamentale de tout projet de libération et de justice sociale. L’anti-impérialisme a été l’un des traits fondamentaux de la Révolution cubaine.
L’une des principales contributions de Fidel à la pensée politique réside dans sa conception de l’unité de toutes les forces patriotiques. Non pas comme un slogan, mais comme une méthode. Il a défendu avec acharnement l’unité des révolutionnaires comme facteur décisif de la lutte et de la victoire. Il nous a appris que cette unité est plus importante que toute différence tactique. « Unis, nous serons invincibles ; divisés, nous serons vaincus », a-t-il déclaré.
Il considérait l’éducation comme un élément fondamental permettant à l’être humain de s’élever au-dessus de ses besoins les plus immédiats et d’être capable d’agir au nom de desseins et de valeurs plus élevés. Il soulignait que, sans éducation, aucune liberté n’est possible, et il a fait de l’enseignement un pilier essentiel du projet social cubain.
Homme cultivé et grand lecteur, convaincu de la nécessité de semer des idées, Fidel est devenu un éducateur populaire infatigable. Il a jeté les bases de la pratique révolutionnaire consistant à faire du peuple un acteur à part entière des décisions de la nation.
Il a été le premier dirigeant politique au monde à utiliser la télévision pour mener une campagne colossale de prise de conscience révolutionnaire auprès de tout un peuple. Dans la vie quotidienne comme dans les moments de danger et de grandes épreuves, Fidel a toujours été le guide qui expliquait les choses avec patience et clarté.
On évoque souvent avec le sourire la longueur de ses discours. Mais il ne s’agissait pas d’exercices rhétoriques : c’était la conversation permanente du dirigeant avec la nation. La communication constante avec le peuple, dans le quotidien comme dans ce qui est transcendant, est l’une des dimensions fondamentales de la grandeur de Fidel.
C’est pourquoi personne ne l’appelait par ses fonctions, mais simplement par son prénom, Fidel. Il était trop grand pour avoir besoin de titres.
À peine quelques mois après son entrée triomphale dans la capitale cubaine, Fidel a laissé stupéfaits ceux qui l’écoutaient. L’avenir de Cuba, qui ne comptait à cette date que trois universités, devait être inexorablement marqué par des femmes et des hommes de science et de pensée. C’était le 15 janvier 1960.
L’année suivante, Cuba est devenue le premier pays d’Amérique latine et des Caraïbes à éradiquer l’analphabétisme, à l’issue d’une campagne d’alphabétisation qui a mobilisé plus de 270 000 éducateurs.
Les établissements d’enseignement supérieur et les centres de recherche allaient devenir partie intégrante du paysage quotidien de la nation. Cuba tout entière s’est remplie de livres et d’écoles.
Il a défendu la santé comme un droit humain universel et s’est consacré à garantir à chaque Cubaine et à chaque Cubain des soins médicaux gratuits et de haute qualité.
Les réalisations de Cuba dans le domaine social, dans le développement de la santé, de l’éducation, de la science, des arts et dans bien d’autres domaines, malgré le cruel blocus des États-Unis, sont internationalement reconnues.
Fidel a élargi la portée des idées et des pratiques révolutionnaires à l’échelle mondiale grâce à l’internationalisme et à la solidarité internationale, cette magnifique croissance des qualités humaines. Il nous a laissé la leçon que l’internationalisme n’est pas une phrase, mais une attitude.
La vocation internationaliste impulsée par Fidel s’est concrétisée dans le soutien apporté par Cuba aux luttes de libération nationale en Afrique et en Amérique latine. Des milliers de personnes ont donné leur vie dans le cadre de ces missions de solidarité.
Des centaines de milliers de Cubains ont été les acteurs de missions sociales dans les recoins les plus reculés de la planète. Plus de 400 000 travailleurs de la santé ont apporté leur aide dans 164 pays, notamment dans la lutte contre l’Ebola en Afrique ; contre le choléra en Haïti ; contre les conséquences de catastrophes naturelles au Pakistan, en Indonésie, au Mexique, en Équateur, au Pérou, au Chili et au Venezuela, ainsi que contre la pandémie de COVID-19 dans 40 pays.
À Cuba, près de 40 000 professionnels de la santé originaires de 138 pays ont été formés gratuitement. Sous sa maxime « être internationalistes, c’est nous acquitter de notre propre dette envers l’humanité », il a fait de Cuba un acteur unique sur la scène mondiale, dont le rôle dépasse largement celui d’une petite nation des Caraïbes.
L’internationalisme cubain a été et demeure une victoire sur le blocus impérial. Les États-Unis ont cru pouvoir acculer et isoler Cuba, mais Cuba s’est multipliée parmi les peuples de la planète.
La vie de Fidel, qui s’est éteinte le vendredi 25 novembre à l’âge de 90 ans, a été guidée par une phrase de José Martí : « Toute la gloire du monde tient dans un grain de maïs. » Fidèle à ce principe jusqu’à la fin de ses jours, il a demandé, comme dernière volonté, que son nom et son image ne soient honorés ni par des monuments ni par aucune autre œuvre. La pierre de granit qui abrite ses cendres symbolise un grain de maïs.
Dix présidents des États-Unis, d’Eisenhower à George Bush, ont tout fait pour renverser Fidel, notamment par le biais de plus de 600 tentatives d’assassinat reconnues par la CIA, de l’invasion mercenaire de la baie des Cochons et du blocus économique le plus étendu et le plus criminel de l’histoire.
Il n’a pas seulement survécu à tous les plans visant à mettre fin à son exemple. Fidel n’est pas parti. Depuis le présent, il continue de lutter. Il marche aux côtés de son peuple dans chacune des batailles d’aujourd’hui. Fidel n’est pas un monument. Il est une boussole. Et les boussoles, contrairement aux monuments, servent à indiquer le chemin et à avancer.
Même au milieu de la joie populaire des premiers jours du triomphe révolutionnaire, il a su devancer son temps et a averti que, désormais, tout serait plus difficile. Il ne s’est pas trompé.
La Révolution cubaine traverse des moments de danger comme jamais auparavant. L’asphyxie totale à laquelle les États-Unis soumettent Cuba vise à favoriser la fracture sociale, par la privation des ressources et des services les plus élémentaires nécessaires à la survie, dans le but de détruire le projet révolutionnaire cubain. Le brutal siège énergétique auquel la nation est soumise constitue le chapitre le plus cruel de cette escalade.
La réponse du peuple a été la résistance ferme, l’unité, la défense de ses acquis et l’actualisation du modèle économique et social, sans céder aux pressions ni aux chantages.
Cette capacité de résister et de transformer trouve ses racines dans la pensée et l’action de Fidel, ainsi que dans son héritage selon lequel la dignité ne se négocie pas et que la seule véritable défaite est de renoncer à lutter.
Rien ne parviendra à briser la volonté d’un peuple qui a fait de la résistance son étendard. L’histoire, comme il l’a lui-même dit, absoudra.
