Monsieur le Président,
Israël menace d'exterminer la population palestinienne, sous le regard impassible de la communauté internationale.
Non seulement leurs droits de l'homme et toutes les résolutions des Nations unies sont violés de manière flagrante, mais le peuple palestinien est confronté à une menace existentielle.
Le génocide qui est commis s’inscrit dans la continuité de plus de sept décennies d’occupation illégale, d’abus et d’exclusion.
Combien de destruction faudra-t-il encore avant que de véritables mesures soient prises contre le massacre au lieu de prononcer des discours ?
Chaque minute d'inaction coûtera de nouvelles vies innocentes, entraînera plus de mutilés, de détenus et de déplacés. La souffrance ne fera que s’aggraver.
Les Nations Unies et ce Conseil ne peuvent pas continuer à manquer à la Palestine.
L'impunité avec laquelle Israël agit n'est possible que grâce à la complicité déclarée du gouvernement des États-Unis, qui apporte un soutien total à la Puissance Occupante. Sont également coupables les indifférents, ceux qui gardent le silence ou tentent de justifier ce qui se passe.
La Cour internationale de Justice a demandé à tous les États de s'abstenir de fournir une aide à Israël. Cependant, nous entendons très peu de voix dans cette salle demander aux États-Unis de cesser l'envoi d'armes et l'aide militaire utilisées par Israël pour tuer davantage d'innocents.
Monsieur le Président,
Le peuple palestinien subit une catastrophe humanitaire d'une ampleur extrême. La famine et la privation d'eau sont utilisées comme armes de guerre.
Cuba exige le rétablissement immédiat et durable du cessez-le-feu ainsi que l'entrée sans restrictions de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza.
Notre pays s'est joint à la plainte déposée contre Israël devant la Cour internationale de Justice, afin que l'agresseur réponde de la violation des obligations qui lui incombent en vertu de la Convention sur le génocide de 1948.
Il n'est pas possible de parvenir à la paix au Moyen-Orient sans une solution juste et durable à la question de la Palestine. Un État palestinien souverain et indépendant n'est pas possible sans Gaza. Aucune formule de paix n'est viable si elle n'inclut pas l'admission de la Palestine comme État membre des Nations Unies, à la place qui lui revient de droit.
Le peuple frère palestinien pourra toujours compter sur le soutien ferme et la solidarité de Cuba.
Merci beaucoup.
