Visioconférence de presse de Bruno Rodríguez Parrilla, ministre des Relations extérieures de la République de Cuba, au sujet de l’attentat terroriste perpétré le 30 avril dernier contre notre ambassade aux Etats-Unis.
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Ce blocus de près de soixante ans a lourdement affecté négativement les moteurs et leviers de l'économie cubaine, au premier rang desquels : le tourisme, les investissements directs étrangers (IDE), les transferts de devises, l'industrie pharmaceutique et les biotechnologies où Cuba dispose d'un fort potentiel attractif. La réduction de la disponibilité des biens a exacerbé les privations et manques pour la population, ce qui menace en permanence sa sécurité alimentaire, son équilibre nutritionnel et son état de santé.
Les autorités putschistes boliviennes ne devraient pas faire retomber sur Cuba la responsabilité de leur décision de suspendre les relations diplomatiques. Ce n’est pas de notre gouvernement ni de notre peuple qu’émanent l’hostilité et les offenses. Cuba a fait preuve de patience et de prudence, au nom de la défense et de la protection de ses ressortissants, et a évité la confrontation malgré les agissements blâmables des putschistes.
- Déclaration du ministère des Relations extérieures de la République de Cuba -
L’attitude de l’administration étasunienne dans ce domaine est absolument méprisable. Notre réponse est catégorique : Cuba continuera dans la mesure de ses possibilités de sauver des vies et de travailler à la santé et au bien-être des gens partout où on le lui demandera.
Le blocus reste une politique insensée, périmée, illégale et moralement injustifiable qui n’a pas atteint ni n’atteindra jamais son objectif : que le peuple cubain renonce à sa décision patriotique de préserver sa souveraineté et son indépendance.
L’application continue de la Loi Helms-Burton par l’administration étasunienne constitue une preuve indiscutable de son escalade agressive contre Cuba, le but de cette loi étant de porter préjudice à l’économie cubaine et, par voie de conséquence, de liquider la Révolution cubaine.
Le ministère des Relations extérieures dénonce la honteuse décision d'activer le Traité interaméricain d'assistance réciproque (TIAR ), un traité qui comprend l'utilisation de la force militaire.
Le Gouvernement révolutionnaire de la République de Cuba rejette avec la plus grande fermeté les mesures annoncées par le Gouvernement des États-Unis le 4 juin 2019, visant à renforcer le blocus économique qui nous est imposé depuis plus de 60 ans, et qui jusqu’en 2018 a provoqué des préjudices à l'économie cubaine calculés à plus 134 milliards de dollars à prix courants, soit 933 milliards de dollars compte tenu de la dévaluation du dollar face à la valeur de l'or sur le marché international.